Nous avions précédemment testé deux claviers Epomaker qui nous avaient fortement étonnés par leurs finitions soignées et, surtout, par leur excellent rapport qualité/prix : Le HE68 Lite et le Magcore 87. Des modèles performants, bien construits, cohérents dans leur positionnement. Mais cette fois-ci, Epomaker change radicalement de registre.
Epomaker nous surprend encore avec le Glyph !
La marque dégaine un clavier qui ne laisse pas indifférent et qui risque, sans aucun doute, de faire parler de lui. Elle mise sur l’originalité là où beaucoup d’autres marques restent dans leur zone de confort. L’idée d’Epomaker ? Revisiter le clavier moderne en s’inspirant directement de l’univers des machines à écrire. Un pari audacieux qui donne naissance au Glyph.
L’originalité, la force d’Epomaker ?
À la réception du Glyph, la question se pose naturellement. Ce n’est pas la première fois qu’Epomaker tente d’aller un peu plus loin que ce que propose la concurrence.
Dans un marché souvent très formaté, cette approche apporte une touche de fraîcheur. Tout ne plaira pas forcément à tout le monde, mais la marque a le mérite de tenter des concepts différents et d’explorer d’autres directions.
Merci à Epomaker pour la mise à disposition du Glyph.
Le Glyph de chez Epomaker est un clavier mécanique 75% au design très particulier. Contrairement à de nombreux claviers gaming orientés performance pure, le Glyph mise davantage sur l’expérience visuelle, avec des keycaps ronds caractéristiques rappelant les anciennes machines à écrire. Le design du châssis ainsi que l’intégration de l’écran adoptent également un style vintage qui renforce cette inspiration.
Comme souvent dans le monde du clavier custom, le clavier est proposé en QWERTY, ce qui peut être un frein pour les utilisateurs habitués à l’AZERTY. Mais globalement, l’offre “custom” est aujourd’hui majoritairement en QWERTY.
Caractéristiques
EPOMAKER Glyph
Prix public
Environ 119 $
Format
75 %
Nombre de touches
83
Switch
Switch mécaniques 3/5 pins
PCB
Hot-swappable
Polling rate
Jusqu’à 1000 Hz
Anti-ghosting / NKRO
Oui
Rétroéclairage
RGB par touche
Keycaps
PBT Dye-Sublimation, style machine à écrire
Écran
TFT 2,79 pouces
Contrôle
Bouton rotatif programmable
Levier
Levier mécanique (Enter / Backspace)
Châssis
ABS
Plate
ABS + Aluminium
Montage
Top-Mount
Amortissement
5 couches de dampening
Connectivité
Tri-mode : USB-C / 2.4 GHz / Bluetooth
Batterie
8000 mAh
Compatibilité
Windows / Mac / Android
Dimensions
347 × 207 × 57 mm
Poids
1178 g
[nextpage title= »Le Bundle : »]
Le bundle du Glyph :
Pour le bundle, on retrouve le style de boîte habituel d’Epomaker, avec le design du clavier en blanc et un visuel bicolore sur l’emballage. Les couleurs choisies sont le rose et le noir, avec le nom du modèle Glyph, un rappel du nombre de touches (83) ainsi que son format 75 %. La boîte mentionne également la présence de deux écrans.
Le clavier est bien évidemment hotswappable et dispose de trois modes de connexion : via le dongle 2,4 GHz, en Bluetooth ou en filaire.
La boîte donne un aspect premium, et c’est important. J’aime bien parler du bundle et du packaging, car ils participent à l’expérience produit et ne doivent pas être négligés. Ici, on a quelque chose de sobre, propre, sans en faire trop, ce qui correspond bien au positionnement haut de gamme du clavier.
Lorsque l’on ouvre la boîte, on découvre le clavier emballé dans un film plastique de protection, ce qui est largement suffisant pour le protéger durant le transport. La notice du Glyph est placée sous le clavier.
On trouve également une petite carte avec un QR code permettant d’accéder directement à la page de téléchargement du driver du produit.
Le clavier est aussi accompagné d’un repose-poignet ergonomique à trois zones bombées, de couleur beige clair, fourni dans la boîte.
À l’intérieur de la boîte, sur le côté, vous trouverez une petite boîte noire qu’il suffit d’extraire. Elle contient tous les accessoires du bundle.
On y retrouve d’abord trois switchs supplémentaires, ainsi qu’un lot de deux rehausseurs de clavier en plastique souple de rechange, un extracteur pour keycaps et switchs, ainsi qu’un câble USB-C vers USB-A tressé blanc.
Je le rappelle, le clavier fonctionne et est utilisable sans fil, grâce à une batterie intégrée de 8000 mAh.
À la sortie de la boîte, on découvre un clavier, comme vous l’avez compris, au design inspiré d’une machine à écrire. On retrouve un châssis en ABS, qui donne un poids d’environ 1,2 kg au clavier.
On a également un set de keycaps blancs, avec les touches Enter et Esc en vert.
Le plateau sur lequel sont installés les switchs est blanc et non beige, comme le reste du châssis.
L’effet “waouh” à la sortie de la boîte est réussi et, moi qui avais quelques réserves sur le design au départ, j’ai été conquis tout de suite par la finition et le style du clavier.
[nextpage title= »Le Test : « ]
Le Glyph est un clavier annoncé à 139 dollars, qui sera uniquement proposé en QWERTY. Le clavier vise le haut de gamme avec un style qui lui est propre.
À titre personnel, je ne trouve pas son prix exorbitant au vu de la proposition faite par EPOMAKER.
Et pour confirmer tout cela, passons au test du Glyph.
Le format et le châssis du Glyph :
Pour le format, nous sommes sur un format 75 %, qui est sûrement l’un des formats les plus complets tout en restant compact et agréable pour un usage hybride. La forme arrondie du châssis et l’espace présent entre les bords du clavier et les touches ne sont pas du tout dérangeants à l’utilisation. Bien au contraire, on obtient quelque chose d’assez ergonomique.
Sur le dessus gauche du châssis du clavier, on retrouve une fente assez large qui permet de glisser facilement son téléphone ou une petite tablette. Cela permet d’avoir une vue directe sur son téléphone, par exemple pour regarder une vidéo ou répondre à un message.
Sur la partie gauche du clavier, on retrouve deux petites LED blanches d’indication. La première correspond au verrouillage des majuscules (Caps Lock). La seconde indique l’activation du mode Fn, qui permet d’accéder aux fonctions secondaires du clavier (F1 à F12, raccourcis, etc.). Ce mode peut être verrouillé en appuyant simultanément sur les touches Fn et Win.
À droite du clavier, on retrouve également un indicateur LED de l’état de la batterie du clavier.
Pour la molette du son, elle est gris métallisé et ressort bien dans le châssis blanc. Elle possède un effet cranté, avec un bon ressenti à l’utilisation, ce qui donne un côté assez qualitatif.
Deux écrans pour le Glyph :
Le clavier possède deux écrans intégrés dans le châssis. Le premier, situé sur la droite, est assez large et permet d’afficher l’heure en se synchronisant avec celle de Windows.
Vous aurez également des indications sur l’état de la batterie, le mode d’utilisation du clavier (Windows ou Mac, par exemple), ainsi que la température du processeur.
C’est donc un écran assez complet au niveau des informations affichées. Mais il n’est pas limité à cela, puisque vous pouvez aussi afficher des images ou des GIF en couleur à la place.
Le deuxième écran, situé sur la gauche, est assez long. Il permet d’afficher le jour, le mois et l’année dans un style rétro.
Comme pour le premier écran, les informations sont synchronisées avec Windows.
Les deux écrans sont de bonne qualité et gèrent bien les reflets si vous êtes dans une pièce fortement exposée à la lumière. Le premier écran, qui sert au monitoring et à l’affichage de GIF ou d’images, offre d’excellentes couleurs, pour le plus grand plaisir de vos GIF de chats.
Les switchs et keycaps :
Déjà pour commencer, on retrouve des switches EPOMAKER Wisteria linéaires V2 pré-lubrifiés d’usine, qui offrent un feeling assez agréable, avec un effet crémeux à la frappe et un retour franc sans être trop marqué. Les Wisteria sont des switches 5 broches.
L’ensemble switches / keycaps est assez stable à la frappe. Les keycaps en PBT sont doux et lisses, avec un vrai confort de frappe.
Les stabilisateurs pré-lubrifiés sont eux aussi de bonne qualité. Aucun bruit parasite sur les touches espace, entrée, etc. On a quelque chose de bien maîtrisé qui ne vient pas entacher le confort lors de la rédaction, par exemple.
En bureautique, ce clavier excelle et correspond bien à son design. Mais même en usage mixte avec du gaming, il se défend plutôt bien en termes de confort et d’ergonomie, même si l’objectif du Glyph est clairement de tout miser sur la bureautique.
Au niveau du design, ils me font penser à des cannelés bordelais… mais évidemment, n’essayez pas de les manger.
Le son du Glyph :
Le son du Glyph offre un excellent claquement, assez typique de la marque, avec un rendu plutôt clacky. Cela est dû, en premier lieu, à la pré-lubrification des switches, mais aussi à la qualité du châssis et de l’isolation interne.
J’ai trouvé ça assez sympa d’avoir une vraie identité sonore, avec un son sec et régulier qui me rappelle finalement un peu le bruit d’une machine à écrire.
Travailler l’apparence est une chose, mais là où je trouve qu’EPOMAKER a réussi son pari, c’est de ne pas avoir délaissé le bruit du clavier, qui est aujourd’hui, en 2026, l’une des choses les plus importantes pour le consommateur.
Le RGB du Glyph :
Le RGB du Glyph est assez sympa, avec une bonne luminosité et de belles couleurs. Le châssis blanc du clavier participe à la bonne diffusion du RGB.
Au final, les keycaps pleines qui ne laissent pas passer le RGB ne sont pas une mauvaise chose … Cela permet d’avoir un rendu plus sobre, sans avoir trop de RGB qui pourrait faire cheap.
Pour le reste du RGB, on va retrouver une bande sur toute la longueur arrière du clavier. J’ai trouvé cela bien pensé de l’avoir placée à l’arrière, afin d’éviter d’avoir un flash lumineux dans les yeux lors d’une utilisation de nuit ou dans une pièce sombre.
Le fait de placer le RGB à l’arrière permet aussi d’avoir un rendu plus sobre sur l’ensemble du châssis et d’éviter un effet cheap.
Et une petite feature :
EPOMAKER, avec le Glyph, a rajouté une sorte de petit levier qui, lorsque vous appuyez dessus, permet de faire un espace, et lorsque vous le tirez vers vous, effectue un rafraîchissement de votre page internet.
[nextpage title= »Le logiciel : « ]
Pour le logiciel du glyph, on retrouve un logiciel assez bien construit et ergonomique, aussi bien pour les utilisateurs novices que pour les plus expérimentés.
Le logiciel n’est pour le moment disponible qu’en trois langues : deux langues asiatiques et l’anglais. On peut espérer qu’Epomaker proposera une version française dans le futur.
Keyboard settings :
Lorsque vous arrivez sur le logiciel, vous tombez sur la page Keyboard Settings, qui vous permet de modifier une touche par une autre, de régler vos macros, de désactiver une touche, et de sélectionner les profils de clavier correspondant à votre configuration de touches.
Ensuite, dans Other Settings, selon le mode de connexion sans fil du clavier, vous pouvez régler le moment où la connexion s’arrête afin d’économiser la batterie.
Dans l’onglet Advanced Key Settings, le logiciel permet d’associer deux touches entre elles afin de gérer leur comportement lorsqu’elles sont pressées simultanément. Le principe est simple : lorsque deux touches configurées dans ce mode sont appuyées en même temps, la dernière touche pressée est celle qui est prise en compte. Cette fonction peut être particulièrement utile dans certains jeux, notamment pour éviter les conflits entre deux directions opposées ou pour privilégier une commande par rapport à une autre.
Pour récapituler, si vous appuyez sur les deux touches, la dernière direction sera utilisée. Il s’agit d’une technologie surtout utilisée dans l’esport, équivalente à ce que l’on appelle le Snap Tap.
Fn Layer settings :
Dans cet onglet, vous pouvez modifier les attributions des touches et retrouver les mêmes possibilités que dans Keyboard Settings, mais cette fois-ci appliquées aux touches Fn (fonctions).
Macro :
Ici, vous allez retrouver vos profils de macros ainsi que leurs réglages.
Display Settings :
Dans Display Settings, vous pouvez personnaliser l’écran principal situé à droite du clavier. Vous pouvez y afficher des GIF, des images ou d’autres contenus de votre choix. Dans Other Settings, vous pouvez également synchroniser certaines informations avec Windows, comme la date du jour qui s’affiche sur l’écran de gauche ainsi que l’heure sur l’écran de droite.
Light Settings :
Vous pouvez configurer les différents modes RGB, les couleurs ainsi que la luminosité de l’éclairage.
Community Share :
Dans Community Share, on retrouve une fonctionnalité typique d’Epomaker qui permet d’échanger des configurations avec la communauté. Les utilisateurs peuvent ainsi télécharger ou partager différents profils, comme des effets RGB, des GIF pour l’écran du clavier ou encore des configurations de macros. Le Glyph ne déroge pas à la règle et profite lui aussi de cette fonctionnalité.
More :
Enfin, dans l’onglet More, vous trouverez la possibilité de mettre à jour le firmware du clavier ainsi que le driver du logiciel. Vous pouvez également choisir si le logiciel doit se lancer automatiquement au démarrage de Windows et s’il doit démarrer en mode minimisé.
[nextpage title= »La conclusion : »]
J’étais déjà extrêmement surpris par EPOMAKER en termes de qualité-prix et de finition lors de mes premiers tests, et j’étais tombé amoureux du Magcore 87. Mais EPOMAKER a encore réussi à m’étonner et à me faire tomber amoureux de l’un de leurs claviers.
Pour un prix de 139 dollars, ce clavier, avec un design atypique et rétro, n’est pas délirant et se montre au contraire plutôt bien placé en termes de prix. On sent qu’EPOMAKER veut innover et aller plus loin dans ses propositions avec ce Glyph.
Pour moi, ce clavier est une réussite, aussi bien dans sa conception globale, que dans la qualité du châssis, de la frappe et du rendu sonore, sans oublier son style rétro inspiré des machines à écrire.
Évidemment, encore une fois, ce type de clavier est réservé au QWERTY, au grand regret des habitués de l’AZERTY. Mais globalement, 90 % des claviers custom sont généralement en QWERTY afin de correspondre à une demande internationale.
EPOMAKER réussit donc son pari avec le Glyph.
L’objectif d’EPOMAKER était de créer un clavier qui sorte de l’ordinaire. Certains trouveront cela un peu niche, mais de plus en plus de gens recherchent des expériences et des produits atypiques dans le monde des claviers depuis plusieurs années. Et pour ceux qui aiment le rétro, et ils sont nombreux, ce clavier pourrait bien être le leur.
On a aimé :
La présence de touches en PBT agréables, en forme de cannelés
Des switches pré-lubrifiés d’usine
Les deux écrans, avec notamment l’écran principal en couleur avec possibilité d’afficher des GIF
Les indicateurs LED pour la batterie
Le fait qu’il soit hot-swappable
La présence d’un câble USB-C gainé blanc
Un RGB sobre et bien maîtrisé
Un logiciel excellent (mais limité en langues)
Un bon confort de frappe pour un usage mixte
Un excellent retour sonore
On a moins aimé :
Rien.
EPOMAKER signe sûrement l’un des claviers rétro les plus sympas de 2026, avec tout ce qui se fait de mieux chez EPOMAKER en termes de finition, de design, d’insonorisation, de travail du retour sonore et de confort de frappe.
Si vous voulez un produit qui excelle en bureautique et qui impressionnera par son originalité, Pas besoin de réfléchir longtemps : le Glyph est fait pour vous !
Encore merci à Epomaker pour la mise à disposition du Glyph.