Il y a quelques semaines, AMD et Microsoft annonçaient un accord pluriannuel concernant la production de puces dédiées à la famille Xbox. Si vous êtes observateurs, vous aurez constaté que le terme Xbox désigne de moins en moins une console. On voit une famille produit se dessiner et on se prend à rêver à la réalisation du vieux fantasme de fusion entre la console et le PC. Une première étape a été franchie avec la Rog Xbox Ally et le focus que met Microsoft pour optimiser son Windows pour le gaming. Mais le deal avec Microsoft apporte aussi une autre lecture sur l’évolution des consoles qui se rapprochent toujours un peu plus du monde du PC. AMD va ainsi proposer des APU de plus en plus « configurables » à la demande. Le but est ainsi de raccourcir le cycle de renouvellement des futurs consoles sans abandonner les questions de compatibilité et rétro-compatibilité.
APU MAGNUS : le savoir faire d’AMD au service de la rentabilité de Microsoft.
La recette miracle, pour en arriver là, vient des cuisines de chez AMD. Elle permet aux APU des rouges de disposer d’un grand niveau de flexibilité dans la combinaisons des parties CPU et GPU via une connexion ultra-rapide. Avec cette connexion, AMD peut s’approcher des avantages des conceptions monolithiques en termes de latence et de bande passante tout en pouvant offrir la personnalisation de ses APU et rentabiliser plus facilement ses puces. Dans les faits, AMD peut combiner partie graphique et partie CPU sans repartir de zéro. Ainsi, un APU pourra conserver sa partie CPU et « accrocher » une nouvelle partie graphique comme un morceau de Lego sans avoir besoin de repenser la console de A à Z. Economiquement AMD pourrait alors proposer un nouvel APU disposant de cœurs CPU plus anciens et moins chers avec une partie GPU plus récente et plus puissante. Cela pourrait ainsi permettre à Microsoft d’accélérer la cadence de sortie de ses consoles de sept à huit ans à deux à trois ans, imitant ainsi le cycle d’évolution des PC.
Si cette évolution se confirme, elle démontrera que Microsoft se dirige vers une architecture unifiée, reposant sur un APU personnalisable, très probablement sous architecture X86 pour des raisons de coûts et évidemment fortement dérivé d’une puce issue du monde du PC. Grâce à cette méthode, la création de jeux devrait être simplifiée, permettant ainsi des lancements simultanés sur PC et consoles. Autre point crucial, en rapprochant encore plus console et PC, chaque domaine pourraient enrichir l’autre, ce qui entraînerait des performances optimisées et une qualité graphique améliorée pour l’ensemble des joueurs. Un potentiel qui rendrait la position de Microsoft encore plus forte auprès des développeurs s’assurant une diffusion massives de leurs titres. Dans ce monde idéal, Sony a du souci à se faire…Nous verrons ce que le futur nous réserve.
Si vous souhaitez vous plonger dans ces spéculations (argumentées), regardez cette vidéo très instructive.
