Petit revirement du côté des CPU où les nouvelles ne sont pas bonnes du côté d’Intel. L’entreprise ne va pas bien et les cours en bourse ont méchamment chuté. La raison derrière tout ça ? Une partie fonderie pas du tout rentable, voire déficitaire et une entreprise sous perf d’argent publique pour ouvrir de nouveaux sites de productions. Bref, tout ceci ne donne pas de bons signaux et on commence déjà à voir les vautours tourner autour d’une future carcasse potentielle. Visiblement, TSMC et Broadcom étudieraient la possibilité d’acquérir des parties de l’entreprise.
Intel : bientôt partagé entre TSMC et Broadcom ?
Ce sont, en tout cas, les bruits de couloir qui nous parviennent. En effet, nous apprenons que les entreprises Broadcom et TSMC seraient très intéressées par Intel. Si le premier est tenté d’acquérir la partie conception et commercialisation des puces, TSMC lorgnerait sur la partie production avec l’acquisition de la partie fonderie. Bien entendu, pour Broadcom, les choses se compliquent puisque l’entreprise aurait besoin d’un partenaire pour en assurer la production. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle aucune offre formelle n’a été formulée.
CEPENDANT, les plans de TSMC pourraient se heurter à un problème de taille : l’administration Trump. Effectivement, il est assez peu probable que le gouvernement américain accepte de laisser filer à l’étranger un si gros appareil de production de semi-conducteur. Rappelons que les États-Unis souhaitent trouver leur indépendance dans ce secteur. De plus, Taïwan est régulièrement visé par des menaces de droits douaniers élevées de la part du président des États-Unis. Il y a donc peu de chance que le deal côté TSMC aboutisse.
Global Foundries également intéressé :
Dans un même temps, via TechRadar, nous apprenons que Global Foundries (3e au rang mondial) placerait ses pions pour tenter des « trucs » du côté d’Intel. D’une part, il y a du mouvement au niveau de la direction du fondeur. Son actuel PDG, Thomas Caulfield laisserait la place à Tim Breen en passant au poste de président exécutif. Le but de la manœuvre serait d’opérer une fusion entre les deux entités. Rappelons que Pat Gelsinger a été poussé dehors suite aux mauvais résultats de l’entreprise. Ensuite, nous apprenons le rachat de 8 913 000 actions Intel par le GloFo peu de temps avant le repositionnement de Caulfied.
À la tête de cette nouvelle entité, nous aurions donc Caulfield en tant que président exécutif avec Michelle Johnston Holthaus à la tête de la partie produit. Pour rappel, elle occupe le poste de Co-PDG depuis le départ de Pat Gelsinger. Enfin, Tim Breen serait chargé de l’intégration de GloFo à Intel Foundry.
Reste à savoir si les autorités de régulations approuveront ce plan. Visiblement, la Chine pourrait poser souci. Si tel est le cas, Caulfield pourrait toujours arriver à la tête d’Intel et entretenir des liens étroits avec l’ancienne fonderie d’AMD.

