[nextpage title= »Introduction : « ]
Après nous être concentré sur plusieurs cartes mères au chipset X570 et notamment la Crosshair VIII Dark Hero, nous revenons aujourd’hui avec un modèle de chez MSI : la MEG B550 Unify. La série « Unify » a été lancée fin d’année 2019 avec l’excellente MEG X570 Unify que nous avions eu la chance de pouvoir tester en exclusivité. L’idée de MSI, avec cette nouvelle série, était de proposer une carte qui va à l’essentiel, laissant de côté le rétro-éclairage RGB, afin de se concentrer sur notamment l’aspect overclocking. Pour rappel, nous avons eu aussi l’occasion de passer en revue la version B550 Tomahawk architecturée sur le même chipset et dont le prix se situe sous la barre des 200 euros.
Aujourd’hui, MSI revient avec deux modèles assez semblables. Tout d’abord la version MEG B550 Unify que nous allons vous proposer aujourd’hui et qui est tarifée à 329.75 euros. Mais il existe aussi une version B550 Unify-X disponible pour 320,78 euros et qui se distingue par la suppression de deux emplacements mémoires. Nous reviendrons sur ce détail dans le courant de l’article.
Après vous avoir consulté via Twitter afin de savoir avec quel processeur vous aimeriez voir cette carte mère testée, notre choix s’est finalement posé sur le Ryzen 5 5600X ainsi que le Ryzen 9 5950X et ses 16 coeurs. Trêve de bavardages, débutons directement par le tour du propriétaire de cette MSI MEG B550 Unify en remerciant au passage MSI France pour la mise à disposition de ce sample.
[nextpage title= »La MSI B550 Unify : « ]
Comme nous vous le disions dans l’introduction, c’est la seconde carte mère de chez MSI, après le modèle Tomahawk, que nous passerons en revue et qui est architecturé autour du chipset B550.
Le bundle :
Avant de débuter la présentation de la carte, nous voulions revenir sur le bundle puisqu’il est assez particulier puisqu’il se distingue par la présence d’un support pour votre carte mère. La plus part des overclockeurs, voir des journalistes qui montent et démontent leurs composants régulièrement, utilisent ce que l’on appellent une table de benchs. C’est-à-dire un support permettant d’avoir accès très facilement à la carte mère et aux différents composants. MSI fournit dans le bundle de cette B550 Unify, un support de type « table de benchs » pour votre carte mère appelé par MSI, le « DIY Stands Set ».
Il se compose de six pieds permettant de supporter votre carte mère et de la surélever de 75 mm. Il est aussi possible de venir placer à l’extrémité de quatre pieds un ventilateur de 120 mm si vous vouliez apporter une touche de fraîcheur à l’arrière de votre carte mère lors de benchs.
L’architecture :
Cette MSI MEG B550 Unify est architecturée autour du chipset d’AMD, le B550, qui est un peu le petit frère du chipset X570. Cette carte mère dispose d’un socket AM4 qui peut accueillir les Ryzen de troisième génération ainsi que ceux de seconde génération mais surtout les nouveaux processeurs Ryzen 5000 après avoir mis à jour votre BIOS. Pour rappel, AMD préconise de passer au minimum à l’AGESA V2 PI 1.1.0.0 afin de profiter pleinement des performances de ses nouveaux CPU. De notre côté, nous avons utilisé le dernier BIOS en date présent sur le site MSI : la version 7D13v11 mise en ligne le 26 janvier.
Le chipset B550 prend en charge le PCIe 4.0 offrant des performances de stockage plus élevées que sur la génération précédente. Le PCIe 4.0 intégré à ce chipset B550 double la bande passante face au PCIe 3.0. Pour rappel, et c’est important de le souligner, afin de pouvoir bénéficier du PCIe 4.0, vous devrez opter pour un processeur Ryzen de troisième génération.
Les dimensions de la carte sont de 305 mm x 244 mm, ce qui correspond au format ATX. Les couleurs dominantes sur le PCB sont le noir et le gris, qui est d’ailleurs la signature des modèles Unify. MSI veut attirer les overclockeurs avec cette série, mais nous avons quelques souhaits dont nous vous parlerons par la suite.
Un autre élément distinctif de ce modèle est l’absence total de rétro-éclairage RGB, pour ne pas nous déplaire. Après des années de recherches, le RGB ne booste finalement pas les performances, mais si cela permet de faire diminuer le prix final de la carte mère, c’est un élément à prendre en considération.
Les différents radiateurs :
Débutons le tour du propriétaire avec les radiateurs qui sont au nombre de trois. Tout d’abord, les deux radiateurs situés sur le dessus de la carte mère et qui entourent le socket. Ces deux radiateurs sont reliés par un caloduc et leur rôle est de maintenir au frais les étages d’alimentation. Nous sommes ici sur un système entièrement passif. Les radiateurs sont suffisamment imposants pour ne pas nécessiter de refroidissement actif, hormis la circulation de l’air au sein de votre boitier.
Le troisième est celui qui recouvre le chipset et qui bénéficie d’une surface assez importante, mais d’une faible hauteur afin de permettre facilement la mise en place des cartes graphiques. On y retrouve l’inscription « Unify ».
Trois plaques en aluminium noir dont la découpe vient parfaitement s’associer avec celle posée sur le chipset, recouvre trois emplacements SSD de type M.2. Ils bénéficient du refroidissement « Shield Frozr » composé de deux pads thermiques prenant votre SSD en sandwich afin d’optimiser son refroidissement. Vous seriez étonné de voir parfois la chaleur dégagée par certains SSD. Un quatrième emplacement SSD est disponible, juste en dessous du socket AM4. Trois des quatre emplacements sont compatibles PCIe 4.0 à condition d’avoir un processeur AMD de troisième génération (Ryzen 5xxx).
Le socket et les PCIe :
L’espace autour du socket est assez bien dégagé et sera assez facile à isoler avec de la gomme pour les tests sous LN2. Cette MEG B550 Unify peut accueillir au maximum quatre barrettes mémoires de DDR4. Elle supporte les kits mémoires en dual channel jusque 5100 MHz+ (OC) et pour une quantité maximale de 128 GB. On retrouve un port PCIe 4.0 16x ainsi qu’un second mais en PCIe 3.0. Enfin, deux emplacements PCIe 3.0 x1 sont également disponibles.
Pour alimenter tout ce petit monde, la carte dispose d’un connecteur 24 pins et d’un 8 + 8 pins à côté des étages d’alimentation.
[nextpage title= »Le PCB et les connectiques : « ]
Les outils pour clocker :
Débutons avec les éléments insérés sur le PCB et qui peuvent s’avérer être des outils intéressants pour les overclockeurs. Ils ne sont pas très nombreux sur ce modèle comparé à ceux disponibles sur la Godlike X570 par exemple.
- Le bouton power : permet la mise sous tension de la carte mère.
- Le bouton reset : permet de redémarrer la carte mère en cas d’échec.
- Le Debug Led : permet d’afficher un code qui correspond au composant responsable de l’erreur lors du boot. La liste des codes se trouve au sein du manuel.
- Le EZ Debug LED : 4 diodes (CPU – DRAM – VGA – BOOT) qui permettent de diagnostiquer les erreurs lors du boot de la carte. Si l’une d’entre elles reste allumée, c’est que le composant qui lui correspond pose problème.
- Le CLR CMOS : permet d’effacer les paramètres du BIOS afin de revenir à ceux par défaut.
Et c’est justement là que nous aimerions voir MSI aller plus loin dans sa réflexion en proposant une série 100% overclocking. Pourquoi ne pas se focaliser sur un modèle Unify-X à destination des overclockeurs et qui reprendrait les outils que proposent la concurrence comme sur les versions APEX ou DARK d’Asus mais aussi et surtout, ceux présents sur la Godlike. Nous verrions bien un modèle disposant de deux emplacements mémoires, d’un double BIOS, de points de tension intégrés au PCB, de profils BIOS pour l’overclocking, d’un mode LN2, ect. MSI Taiwan, de notre côté, nous sommes prêts !
Le PCB :
En ce qui concerne l’étage d’alimentation, il se base sur une alimentation en 14 + 2 phases (CPU + MEM). La partie en charge du CPU se compose de 16 phases et sur ce modèle, MSI a recourt à des doubleurs situés à l’arrière du PCB. Le contrôleur utilisé est un Infineon XDPE132G5C. Les 14 mosfets sont quant à eux tous des Infineon TDA21490 de 90A, de quoi avoir largement de la marge pour l’overclocking du 5950X.
2 PHOTOS A AJOUTER
Les connectiques :
La façade arrière dispose des éléments suivants. Tout d’abord le Clear CMOS ainsi que le bouton permettant de flasher le bios à partir d’une clé USB. On retrouve ensuite les supports d’antennes pour le Wi-Fi dual band un peu plus bas.
Au niveau des ports USB, cette MSI MEG B550 Unify dispose de quatre USB 2.0, de deux USB 3.2 type A et d’un USB 3.2 Gen 2 type C. Enfin, on retrouve pour terminer les différentes sorties audio ainsi que le ports réseau (2.5G). Enfin, la partie audio est assurée par une puce Realtek ALC1220P.
[nextpage title= »Le BIOS de cette Unify : « ]
Comme c’était le cas pour Asus, MSI se montre très réactif en terme de BIOS et propose des mises à jour régulières afin d’apporter des correctifs. Par défaut, le BIOS s’ouvre sur l’affichage simplifié, une pression sur la touche F7 vous permet d’accéder à l’ensemble des paramètres. Le bios est intuitif et pour les initiés, il est assez facile de retrouver les différents paramètres nécessaires pour clocker votre processeur ou votre kit mémoire.
La plupart des paramètres pour modifier les fréquences et tension de votre processeur se situe dans la partie « Overclocking ». N’oubliez pas d’activer le XMP de votre kit mémoire ! Vous avez bien sûr l’opportunité de modifier les timings et subtimings manuellement. N’hésitez pas à demander conseils sur notre forum et discord si vous rencontrez des soucis lors du paramétrage de votre bios.
MSI offre aussi des profils mémoires qui peuvent être un bon point de départ pour ceux qui veulent se lancer dans l’overclocking de leur kit. On peut juste regretter l’absence de profils qui permettrait d’overclocker votre processeur bien que cela ne soit pas très compliqué pour débuter. Memory Try It est très intéressant pour les débutants et je reviendrai en détails sur son utilisation lors des tests d’overclocking automatique !
Enfin, n’oubliez pas l’importance de sauvegarder vos paramètres afin de ne pas devoir à chaque fois encoder vos paramètres.
[nextpage title= »La configuration de tests : « ]
Voici la configuration qui sera utilisée pour le test :
- Carte mère : MSI MEG B550 Unify (BIOS 7D13v11)
- Processeur : AMD Ryzen 5 5600X – Ryzen 9 5950X
- Mémoire : 16 GB GSKILL TridendZ Neo 3600 MHz CL16-19-19-39 (FCLK 1800) + 16 GB GSKILL TridendZ Royal 4400 MHz CL16-19-19-39
- Carte graphique : MSI GT 710
- Système de refroidissement : Optimus Foundation + radiateur EK de 480 mm
- SSD : Seagate FireCuda 520 1 TB Gen4
- Alimentation : Super Flower Platinum 1600 watts
- Système d’exploitation : Windows 10 64 bits (version 1909)
- Écran : Asus PG27UQ
Pour les tests, notre carte mère a été flashée avec le BIOS 7D13v11 qui prend en charge l’AGESA 1.2.0.0 ainsi que le support de la technologie S.A.M (Re-size BAR function). Nous vous rappelons qu’il est très important d’avoir un BIOS mis à jour régulièrement.
[nextpage title= »Overclocking du Ryzen 5600X : »]
Comme nous vous l’avons souligné dans l’introduction, nous allons tester cette carte mère avec le processeur Ryzen 5 5600X (6 cœurs – 12 threads), qui représente l’entrée de gamme de la troisième génération des CPU AMD mais aussi, dans un second temps, avec le Ryzen 9 5950X. Vous pouvez retrouver les tests complets de ces deux processeurs en cliquant directement sur celui qui vous intéresse : Ryzen 5 5600X et Ryzen 9 5950X. Le Ryzen 7 5800X et le Ryzen 9 5900X ont été bien entendus eux aussi testés. Nous n’allons donc pas revenir en détails sur les performances de ces deux processeurs mais plutôt évaluer le potentiel d’overclocking de cette MSI B550 Unify.
Avant de débuter, il est nécessaire d’avoir un ou plusieurs scores de référence avec notre Ryzen 5600X aux fréquences stock, c’est-à-dire, sans avoir réalisé aucune modification si ce n’est, avoir activé le profil DOCP dans le cas d’un processeur AMD. Il est aussi très important d’avoir à portée de main une feuille qui va vous permettre de noter tous les tests que vous allez réaliser ainsi que les résultats ou échecs. Personnellement, j’ai des centaines de feuilles de mes tests sur lesquelles il m’arrive de retourner afin de savoir comment s’était comporté le processeur sur telle carte mère ou dans telle condition de tests. Ma petite bible à moi.
Durant cette série de tests, j’aurai toujours en tête de comparer les performances obtenues avec celle de l’Asus Crosshair X570 DARK Hero avec laquelle j’ai aussi testé le Ryzen 5 5600X et le Ryzen 9 5950X.
Scores de référence :
Débutons donc par relever le résultat sous Cinebench R15 et R20 en prenant soin de noter aussi la tension (vcore), la température max lors du benchs, la consommation ainsi que bien entendu, le score obtenu. Durant le benchmark, la fenêtre de Core Temp est ouverte ce qui a une légère incidence négative sur le score.
Load-line calibration :
Comme vous l’avez vu sur les captures du BIOS, celui-ci peut se régler de mode 1 à mode 8. L’idée pour nous va être de conserver une tension la plus constante que ce soit au repos (IDLE) ou en charge (LOAD). En général, sur les cartes MSI, il faut opter pour un mode 3 ou mode 4. Ici j’ai opté pour un mode 3 afin de voir comment se comporte la tension. Nous avons choisi 1,20 volt au sein du BIOS. Une fois dans Windows 10, Core Temp nous indique 1,20 volt au repos et 1,1937 volt en charge.
Nous perdons 0,0063 volt lors du benchmark ce qui nous satisfait parfaitement. Nous conservons donc un niveau 3 pour le Load-Line Calibration durant nos tests.
Overclocking sous watercooling en étapes :
Comme à mon habitude, je vais débuter les tests en choisissant, via le BIOS, une fréquence de départ appliquée sur les 6 cœurs de cet exemplaire du 5600X. J’ai opté pour une fréquence de départ de 4000 MHz avec un coefficient multiplicateur de 40, un BCLK de 100 et une tension de 1.20 volt. L’idée est ensuite, dans l’OS, de tester la stabilité sur plusieurs runs de Cinebench R15 multithread. Si c’est stable, j’augmente la fréquence d’un palier de 100 MHz tout en revérifiant la stabilité. Si le benchmark crashe, j’augmente la tension par palier de 0.05 volt afin de retrouver une stabilité permettant d’exécuter le benchmark. L’objectif est de se faire assez « rapidement » une idée de la fréquence max benchable.
C’est parti, boot depuis le bios à 4 GHz et direction Windows 10 afin de réaliser notre premier benchmark sous Cinebench R15. Nous sommes passés directement à 4400 MHz car les scores obtenus à des fréquences plus basses n’étaient pas intéressants.
Comme avec la Crosshair VIII DARK Hero, notre 5600X parvient à atteindre les 4.7 GHz avec une tension de 1,20 volt et sans broncher. Sur ce coup-là, nous avons pas mal de chance puisque cette puce se montre très performante et docile en overclocking. Par contre, dès que nous lançons Cinebench R15 à 4.8 GHz, la config reboot immédiatement. Nous obtenons donc quelques choses d’équivalent à ce que nous avions avec la DARK Hero.
Nous avons aussi testé cette fréquence de 4700 MHz sous Cinebench R20.
Voici les deux screens de nos tests à 4700 MHz avec le Ryzen 5 5600X.
L’overclocking mémoire :
Même si la version Unify-X et ses deux emplacements devraient se montrer plus dociles, nous avons tout de même tenté l’expérience avec l’excellent kit mémoire GSKILL TridendZ Royal 4400 MHz CL16-19-19-39. Il s’agit actuellement de notre kit de référence au sein de la rédaction.
Ci-dessus les différents endroits où nous avons réalisé les modifications afin d’overclocker la mémoire. Pour en savoir plus, n’hésitez pas à aller lire notre article dédié au kit mémoire GSKILL TridendZ Royal 4400 MHz CL16-19-19-39.
Les gains sont très intéressants en passant à 3800 MHz, avec un FCLK à 1900 MHz et en serrant les timings en 14-13-28.
Par contre, impossible d’aller plus loin malheureusement. Là où la Crosshair VIII Dark Hero n’avait rencontré aucun souci, ici, impossible de booter en 4000 MHz avec un FCLK à 2000 MHz avec pourtant le même processeur. Au vue des screens que nous avons pu voir sur la toile, la carte Unify-X se débrouille beaucoup mieux en ce qui concerne l’overclocking de la mémoire.
[nextpage title= »Overclocking du Ryzen 5950X : »]
On prend les mêmes et on recommence ? Presque, puisqu’ici nous allons passer sur le modèle haut de gamme de cette troisième génération, le Ryzen 9 5950X. Le protocole est identique à celui utilisé avec notre exemplaire du Ryzen 5 5600X. On opte pour une fréquence de départ de 4000 MHz avec un coefficient multiplicateur de 40, un BCLK de 100 et une tension de 1.20 volt. L’idée est ensuite, dans l’OS, de tester la stabilité sur plusieurs runs de Cinebench R15 multithread. Si c’est stable, j’augmente la fréquence d’un palier de 100 MHz tout en revérifiant la stabilité. Si le benchmark crashe, j’augmente la tension par palier de 0.05 volt afin de retrouver une stabilité permettant d’exécuter le benchmark. L’objectif est de se faire assez « rapidement » une idée de la fréquence max benchable.
Aucun difficulté jusque 4600 MHz avec cette MSI B550 Unify. Une fois arrivé à 4700 MHz, les choses se compliquent un peu. Face à la Crosshair VIII Dark Hero, notre B550 Unify demande un peu plus de tension. Pour de l’overclocking H24, ça ne devrait poser aucun problème !
Et pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? On pousse la tension à 1.35 volt afin de bencher Cinebench R15 et R20 à 4800 MHz. Voilà les résultats obtenus.
Les scores sont excellents ! Même si nous avons du augmenter la tension de 0.03 volt par rapport à la concurrence, nous parvenons à être parfaitement stable à 4.8 GHz et même dans Cinebench R20 tout en conservant des températures très correctes.
L’overclocking mémoire :
Même constat qu’avec le Ryzen 5600X, impossible de passer en 4000 MHz 14-13-13-28 avec un FCLK de 2000 MHz. Pour rappel, avec la Crosshair VIII DARK Hero, nous avons pu atteindre les 4200 MHz avec un FCLK à 2100 MHz. La version MSI B550 Unify-X devrait être plus habile pour l’overclocking mémoire.
[nextpage title= »Conclusion : « ]
Cette MSI MEG B550 Unify est une réelle alternative au chipset X570, offrant des performances identiques lorsqu’elle est associée à un processeur de troisième génération comme le Ryzen 5 5600X ou le modèle haut de gamme, le Ryzen 9 5950X. La carte ne souffre d’aucun défaut et l’étage d’alimentation s’est montré suffisamment costaud pour supporter les Ryzen 9 5950X et ses 16 coeurs.
Comme vous avez pu le constater dans nos tests, la carte encaisse l’overclocking sans broncher et nous a permis de faire aussi bien que sur les modèles en X570. Seul bémol, si vous désirez overclocker intensément la mémoire, il faudra alors vous tourner vers la version Unify-X.
Pour conclure, dans un avenir proche, nous aimerions voir MSI faire de cette référence Unify et plus particulièrement de la Unify-X, un modèle 100% dédié à l’overclocking, en lui ajoutant les outils mis à disposition sur le modèle haut de gamme, la « Godlike ». C’est pour nous ce qui lui manque. Actuellement, le problème pour l’utilisateur se situe au niveau du prix puisque la version Godlike, mieux équipée pour l’overclocking mais bénéficiant d’autres outils « gaming » non utile à un overclockeur est tarifée à 770 euros. La concurrence proposant des modèles aussi bien équipés, toujours sur le chipset X570, comme par exemple l’Asus Crosshair VIII Dark Hero, mais affichée à 549.95 euros.
Le tarif de cette MSI MEG B550 Unify est très intéressant puisque disponible à 329.75 euros, voire ici dernièrement à 282 euros chez Alternate. Si vous n’avez pas besoin des quatre emplacements mémoires, nous vous invitons alors à vous orienter vers la version Unify-X proposée à 320,78 euros (288 chez Alternate).
Nous n’en avons pas encore terminé avec le chipset B550 puisque nous avons encore un modèle de chez Asus à passer en revue ainsi qu’une nouvelle carte mais dont les infos sont toujours sous NDA.
MSI MEG B550 Unify
On a aimé :
- La qualité de l’étage d’alimentation
- La conception du système de refroidissement
- Les quatre emplacements pour les disques M2
- Le BIOS et ses profils mémoires
- L’absence de rétroéclairage RGB
- Un prix attractif pour du B550 face aux modèles X570
- Une excellente alternative au chipset X570
- Des capacités d’overclocking très proches de celles des cartes hauts de gamme en X570
- Le support style table de benchs en bundle
On aurait aimé :
- Que MSI aille encore plus loin en offrant une vrai identité overclocking à cette série Unify
Si vous avez un budget réduit mais des envies d’overclocking, cette MSI MEG B550 Unify se révélera être un excellent choix. Son excellent étage d’alimentation lui permettra d’être associé à un Ryzen 9 5950X sans risque. Cette gamme Unify continue à nous donner entière satisfaction, mais nous avons tout de même le souhait de la voir encore évoluer afin d’avoir une identité complète en terme d’overclocking.
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Tu perds des ports SATA quand tu branches les 4 m2 ou pas ? Et l’utilité du 6pins en bas de la cm ?
Hello. Je n’ai plus le manuel sous les yeux, mais les infos se trouvent sur le site MSI mais oui, tu perds très certainement des SATA. Le 6-pin permet de donner un peu plus de jus quand tu fais du SLI ou Crossfire. Bon week-end.