Aujourd’hui nous vous faisons découvrir le Tower 300, un boîtier de chez Thermaltake qui n’est pas vraiment une nouveauté mais qui suscite de plus en plus d’intérêt. Il a été lancé au CES 2024 avec pour caractéristique principale la verticalité. Vous avez sans doute déjà vue ce boitier et il vous à probablement tapé dans l’œil. Nous l’avons, de notre côté, très tôt remarqué. Nous avons décidé de faire un build avec afin de vous donner un avis couvrant son montage et la partie utilisation d’une machine « solide » construite autour de de châssis.
Ce boîtier s’inscrit dans la série The Tower et vient mettre à jour l’ancien design très rectangulaire et encore plus imposant. Nous allons donc découvrir au cours de cet article si ce boîtier au design fort sympathique, ne cache pas bon nombre de défauts au montage et d’inconvénients à l’usage. Notre méthode est facile : monter de A à Z un PC avec ce châssis.
Si vous souhaitez vous rendre compte en détails des étapes du montage, nous avons aussi mis en ligne une vidéo sur les différents réseaux sociaux de overclocking.com. Vous pourrez découvrir au cours de cette vidéo, le déballage du boîtier puis les étapes du montage du build.
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[nextpage title= »Le Tower 300 en détails »]
La série The Tower de chez Thermaltake est donc composée de plusieurs déclinaisons aux formats différents. Nous allons nous intéresser successivement au format Micro-ATX comme ici avec le Tower 300, puis au Mini-Itx avec le Tower 250, enfin en dernier, nous profiterons du format ATX avec le Tower 600.
Mais le plus impressionnant avec cette série c’est la palette de couleurs disponible. Avec des teintes classiques mais surtout pas mal de couleurs vraiment originales comme vous pouvez le voir.
Mais revenons en à notre châssis Tower 300 qui nous est livré dans le coloris Gravel Sand. Personnellement je trouve que le Micro-Atx est la taille idéale pour construire un PC aujourd’hui. Ici, même si le boîtier semble imposant, il conserve tout de même une taille réduite pour pouvoir trôner sur son bureau sans perdre trop de place. Sur le papier, avec ce format vertical et étroit, il permet de mettre en avant les composants les plus flatteurs de sa configuration sans pour autant être condamné à le placer sous le bureau à cause de dimensions trop importantes.
Le boîtier a donc une hauteur de 55 cm, une largeur de 34 cm et une profondeur de 28 cm. Des dimensions donc tout à fait compactes pour un PC, cependant vous pourrez installer à peu près tout ce que vous voulez. Vous pourrez installer facilement un AIO le 360mm est même un de 420mm comme par exemple le dernier NZXT Kraken. Pour la carte graphique, là aussi, vous pourrez mettre ce que vous voulez. En effet ce boitier autorise l’utilisation de cartes allant jusqu’à 40 cm de longueur. Pour vous donner un exemple, l’énorme Rog Astral ne mesure “que” 36cm de longueur. Idem pour l’alimentation où vous pourrez aller vers de gros modèles, plus imposants d’une longueur maximale de 22 cm. Par exemple la NZXT C1500 n’en mesure que 18 cm. Vous l’aurez donc compris, ce boitier pourra accueillir quasiment n’importe quelle configuration, avec pour seule limite l’utilisation d’une carte mère micro-atx.
Conception du Tower 300
Ce châssis Tower 300 est composé de plusieurs panneaux démontables. Un sur chaque côté, sur l’arrière et enfin un capot sur le dessus. L’avant est lui constitué d’un large panneau en verre trempé. Il est caréné par deux autres plus petits panneaux vitrés qui permettent d’obtenir une vue plus panoramique sur les composants. Ils sont d’une épaisseur de 3 mm, et comme pour les autres panneaux, ils sont détachables sans aucun outil.
Mettons maintenant le nez à l’intérieur de ce châssis. Nous retrouvons une peinture un peu plus foncé dans notre cas, et qui sera toujours différente et en contraste avec la teinte extérieure pour les autres couleurs (sauf la version noire). Ici, rien d’extraordinaire mais on peut déjà constater que le montage sera plutôt simple avec une grande accessibilité.
A l’arrière, on retrouve l’espace dédié au cable management. Au premier aperçu on peut penser que cela sera compliqué mais vous le verrez, finalement c’était bien plus simple que ça. Mais plus généralement, rien de bien nouveau par rapport à un châssis classique.
Enfin, attardons nous sur le capot supérieur. Ici il s’agit de la seule partie (avec les pieds) à être en plastique. Cependant rien à signaler, le code couleur identique et le changement de matière n’a aucun impact sur l’uniformité de la teinte générale. La encore, ça respire la qualité. Pour l’enlever il suffira de tirer dessus et le tour est joué. On aura ensuite accès aux ventilateurs qui sont fixés sur une trappe. Il faudra soulever l’ensemble quand on effectue le branchement des câbles sur la carte mère ou la carte graphique.
Voici un tableaux reprenant les caractéristiques du Tower 300 :
Notre configuration:
Voici le détail de la configuration montée dans ce Tower 300. L’objectif est de disposer d’une machine performante et polyvalente. L’utilisation principale sera bien évidemment la le gaming, mais on sollicitera aussi la puissance de calcul pour les différents montages vidéos et modélisation 3D.
- Processeur : Ryzen 9 9900X
- Carte mère: ASUS B650M Prime
- GPU: ASUS TUF RX 7800XT
- Refroidissement: TRYX Panorama 360 RGB
- Alimentation: BeQuiet! Power Zone 2 1000W
- Boitier: Thermaltake Tower 300
- SSD: PNY CS3150-XHS
- Mémoires: Lexar ARES 2×16 Go 6400 MHz
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Le montage de cette configuration est donc disponible en vidéo afin de vous permettre une meilleure visualisation des différentes étapes. Nous allons vous détailler ici les étapes clés de cette opération. Allons directement au but : rien de compliqué même pour un débutant si vous suivez nos recommandations.
La première étape est donc l’installation de la carte mère et du refroidissement liquide. Il faudra au préalable assembler le cpu, la ram, le ssd et l’aio sur la carte mère pour plus de confort pour loger ces éléments dans le châssis. Si vous débutez dans l’assemblage, avec ce châssis cette étape peut être considérée comme critique tout simplement car elle conditionne le bon déroulement des autres opérations. Même si vous êtes familier des montages de PC, vous constaterez qu’en respectant cette logique, le montage devient bien plus facile. Une fois cette étape achevée, il faudra visser la carte-mère et ensuite l’aio en utilisant la visserie livrée avec le boîtier. Cette étape effectuée, le reste sera un jeu d’enfant !
Nous passons donc à l’installation de l’alimentation. Cette fois-ci ça se passe à l’arrière du boîtier. Il faudra simplement enlever le support, le visser à l’alimentation et remettre le tout en place. Cette étape nécessite un peu plus d’application et de doigté afin d’attraper les câbles de l’autre côté sans rester bloqué lors de l’insertion du bloc d’alimentation.
Nous arrivons donc à l’étape du câblage de la configuration. Nous avons connecté les câbles les plus encombrants pour dégager de la place et ne pas être contraint lors du placement de la carte graphique.
La dernière étape de ce build est le placement de la carte graphique. Ici, rien de compliqué encore, on dévisse les caches pcie, on place la carte graphique, on la visse et enfin on la relie à l’alimentation. Malgré sa taille de 32 cm, elle est rentrée parfaitement et sans problème.
Pour finir, il ne restera qu’à brancher tous les câbles restants et faire un cable management un minimum propre. Nous aurons aussi décidé d’ajouter un petit ventilateur Noctua pour un flux d’air sur la ram. Bonus : il se marie parfaitement avec la couleur de notre boîtier.
[nextpage title= »Conclusion « ]
Vous l’aurez compris, nous avons adoré ce boitier de chez Thermaltake. Ce format vertical que l’on à pas l’habitude voir, permet vraiment de profiter de notre configuration sous tout les angles. De plus, ce format permet de trouver sa place plus facilement sur bon nombres de bureau, sans avoir un bloc condamnent le reste de l’espace. Du côté de l’entretien, c’est aussi bien pensé. Vous n’aurez pas à vous soucier de la poussière, puisque des filtres sont présents sur chaque évent du PC, le tout en étant facilement détachables. L’autre constat positif c’est que ce boîtier à été clairement réfléchi pour un montage facile. Là ou certaines autres références sont purement esthétiques et très fastidieuses à monter, ici tout est plus simple. Ainsi malgré un espace assez réduit, un cable management soigné sera tout à fait possible sans crainte de perdre un ou deux doigts. Vous pourrez aussi facilement intégrer un AIO de 360mm avec un gros bloc pompe comme nous l’avons fait.
Le boitier parfait n’existe pas…
Mais le monde du boitier parfait n’existe pas, ce Tower 300 a quand même quelques contraintes. La première est relative à l’airflow du boîtier. Afin d’avoir un airflow optimal, il faudrait venir aspirer l’air par les côtés et le rejeter par le haut. Respectant ainsi les principes physiques de l’air chaud qui monte et améliorant légèrement les températures. Rien d’impossible mais il faut alors bien prendre en compte que vous allez sans doute devoir vous équiper de ventilateurs à pales inversées pour votre AIO. Sinon, vous devrez faire comme nous et inverser le flux de l’air. Aspirant ainsi l’air par le haut et le côté de la carte graphique, pour l’expulser du côté de l’aio. Les températures sont tout de même très bonnes, mais pas optimales et c’est dommage. Les bricoleurs répondront qu’une simple inversion des ventilateurs ou passage devant le radiateur aurait solutionné le problème…Surement mais cette méthode aurait fait de votre Tower 300 et de sa grande surface vitrée, un démonstrateur géant de la laideur de votre montage…Et vous l’aurez bien compris, ce n’est pas le but quand on achète ce produit.
Dans la petite liste des chipotages, on regrettera l’absence d’un deuxième usb-c sur le front-panel comme pour la version Tower 600.
Cependant, pour certains ce défaut ne sera pas seulement anecdotique puisque si vous souhaitez accéder aux autres ports de votre carte mère, vous devrez alors défaire le capot supérieur, soulever la trappe des ventilateurs et enfin accéder à ces derniers. C’est ce point qu’il faudra garder à l’esprit : l’accès aux ports backpanel de la carte mère est compliqué.
Si vous voulez changer de clavier ou tout simplement vous rajouter un câble pour recharger votre téléphone car les prises du boîtier sont occupés, vous devrez toujours démonter… Cela n’arrivera pas souvent et c’est une des conditions à accepter pour profiter de ce design particulier offert par le Thermaltake Tower 300.
Le prix pour accéder à ce boitier se situera à un peu plus de 150€. Le prix variera notamment en fonction des couleurs. Ce prix peut paraître cher. Mais la qualité de construction, les différents filtres ou encore ce design particulier nous laisse à penser qu’au final il n’est pas tant exagéré que cela. Au vue de notre expérience avec ce boîtier qui nous à beaucoup plu, nous lui accordons l’OR.
C’est en plus un vrai coup de cœur pour l’ensemble de ses qualités et le rendu de notre PC final.
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On a aimé:
- le design vertical
- La palette de couleur disponible
- sa taille micro-atx mais imposante
- la présence de filtre facilement détachable, et de partout
- sa qualité (d’assemblage, de la peinture, des plastiques…)
On a moins aimé:
- la nécessité de ventilateur à pale renversé pour une utilisation optimale
- l’obligation de tout défaire pour brancher un câble à l’io shield de la carte mère.
