[nextpage title= »Introduction : »]
Aujourd’hui, nous passons en revue la MSI MAG Z890 Tomahawk Wifi, une carte mère milieu de gamme complète pour une utilisation gaming. Il s’agit de la première carte mère en Z890 que nous testons, ici nous sommes sur un modèle qui sera certainement un best seller pour les joueurs voulant aller sur la dernière plateforme Intel. Voyons si MSI a rattrapé son retard après un test de la version Z790 Tomahawk Max qui nous avait laissé amer sur la RAM.
Cette carte mère est proposée au tarif de 349,99 € chez Amazon, et 369,95 € sur les sites du groupe LDLC.
Merci à MSI de nous avoir fourni cet exemplaire pour ce test.
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[nextpage title= »La MSI MAG Z890 Tomahawk Wifi : »]
Le bundle :
Un petit tour par le bundle de cette Z890 Tomahawk pour voir si son bundle est bien fourni. Sans surprise, on retrouve quelque chose d’assez standard, câbles SATA, manuel et antenne Wi-Fi. MSI remplace cependant le CD par une clé USB, ajoute un câble pour le front panel et un outil pour retirer les fixations de SSD.
L’architecture :
Cette Z890 Tomahawk se base sur un chipset Z890, dernier chipset Intel permettant la prise en charge des CPU Arrow Lake sur LGA 1851. Ici, nous avons un support de la DDR5 en UDIMM mais aussi en CUDIMM avec CKD, du PCIe 5.0 avec un slot M.2 5.0 sur le PCB et pour finir le support natif des CPU Intel de 15eme génération série 200.
Les différents radiateurs :
Les dimensions de la carte sont de 305 mm x 244 mm, ce qui correspond au format ATX. Les couleurs dominantes sur le PCB sont le noir avec des touches de vert sur les radiateurs. Ici, aucun RGB ce qui la rend très sobre.
Côté refroidissement, nous avons pour les VRM deux radiateurs en aluminium recouvrant l’IO indépendant sans caloduc. Pour le chipset, nous avons un large radiateur reprenant le design du radiateur VRM. Pour les slots M2, nous avons 2 radiateurs pour les emplacements M.2 situés entre les slots PCIe. Les radiateurs pour le slot M2 PCIe 4.0 en bas et PCIe 5.0 en haut utilisent eux le système sans outil MSI.
Quatre emplacements SSD M.2 :
On commence avec le premier slot M.2 relié au CPU en 5.0 qui vient se placer au-dessus du premier slot PCIe. Ce dernier est refroidi par un radiateur passif avec le système sans outil MSI. Nous avons ensuite un emplacement M.2 en PCIe 4.0 entre les slots PCIe et pour finir deux emplacements en bas de la carte mère.
Techniquement, nous avons quatre d’emplacements M.2. Ici, le premier slot PCIe 5.0 ne partage pas ses lignes avec le slot M.2 5.0. Concernant le SATA, nous avons 4 emplacements standards et un au format M.2.
Le socket et les PCIe :
L’espace autour du socket est dégagé pour permettre une bonne compatibilité avec un maximum de système de refroidissement. Pour les slots PCIe nous avons un slot PCIe 5.0 x16 et pour finir 2 slots PCIe 4.0 x4 au format x16.
Cette Z890 Tomahawk supporte les kits mémoires DDR5 en dual channel jusque 9200 Mt/s (OC) et pour une quantité maximale de 256 GB. Il faudra cependant nuancer cela, car les 9200 Mt/s ne seront atteignables qu’avec des kits mémoire CKD.
Pour alimenter tout ce petit monde, la carte dispose d’un connecteur 24 pins et de 8+8 pins placés cette fois au-dessus des slots mémoires. On notera également la présence d’un port 8pin PCIe en bas de la carte mère.
[nextpage title= »Le PCB et les connectiques : »]
Les outils pour clocker :
Débutons avec les éléments insérés sur le PCB et sur l’IO pouvant s’avérer être des outils intéressants pour les overclockeurs. Ici, nous avons le strict minimum pour une carte mère, la carte gagne uniquement un QR code par rapport à la version Z790 alors que la concurrence propose en plus des boutons power et ou reset dans cette gamme de prix.
- Le bouton Clear CMOS : permet d’effacer la configuration du Bios
- Le bouton Flash-BIOS: permet de flasher le Bios sans CPU ou RAM compatible.
- Status LED : qui en fonction de leur couleur, vous permet d’identifier un problème ou savoir à quel niveau se trouve la tension du composant (CPU – DRAM – VGA – BOOT).
- Q-CODE : qui permet d’afficher les codes de débogages lors de la séquence de train.
Le PCB :
Cette MSI MAG Z890 Tomahawk WiFi est assez simple au niveau du PCB, nous sommes ici sur une carte mère bien conçue et de bonne facture. Côté PCB, nous sommes sur un PCB en 6 couches, ce qui semble être la norme dans cette gamme de prix.
L’étage d’alimentation se base sur une alimentation dont la partie en charge du CPU se compose de 16 phases.
Le contrôleur utilisé est un MPS 2425 MP29005-A capable de gérer l’ensemble des phases. Les 16 phases pour les CPU sont quant à elles toutes des MPS M87692 de 90 A. Nous avons ensuite la configuration pour le VCCGT (IGP), VCCSA (PCIe, IMC et IO interne) et VNNAON avec une phase chacun MPS MP87661.
Les connectiques :
La façade arrière dispose des éléments suivants. Tout d’abord, le port HDMI, nous n’avons pas de port Displayport ici. Nous avons plus à droite deux ports Thunderbolt4 et un port USB 10Gbps type C. Au dessus, nous avons 3 autres ports USB 10Gbps type A. Ensuite nous avons les boutons flash bios / clear CMOS et Smart Button surmontés de deux ports USB 5Gbps type A et deux autres à droite.
Côté réseau, nous avons un port Ethernet 5GbE sur puce Intel Killer et du Wi-Fi 7 sur puce Intel Killer. La partie audio dispose de 2 prises jack pour microphone et sortie ligne ainsi qu’une sortie SPDIF out sur une puce Realtek ALC1220P.
La connectivité de cette carte mère est donc très complète pour tout type d’usage même si cette nouvelle plateforme Intel peut proposer bien plus de ports USB. On soulignera l’inutilisation de solutions réseau Intel et le passage à l’ALC1220P contre le ALC4080 de la précédente Z790 Tomahawk Max.
[nextpage title= »Le BIOS »]
Le BIOS :
Le Bios de cette MSI MAG Z890 Tomahawk Wifi est suffisamment complet pour l’usage qui est fait de cette carte. On regrettera un peu l’ergonomie et la navigation entre les catégories peu intuitives.
Coté stabilité il sera vivement conseillé d’utiliser le dernier bios 7E32v1A4 et non pas 7E32v1A41(Beta version) pour éviter les soucis de ports USB et de baisse de performances dans certains cas d’usages.
Pour l’overclocking, on retrouve tout ce que nous avons besoin pour une carte mère Z890, à savoir le DLVRin Bypass, les tensions CPU et LLC ainsi qu’un VNNAON et un SA voltage ajustables sans limite. Les fréquences sont toutes ajustables également avec les Pcore, Ecore, Cache, D2D et NGU.
Pour la partie RAM, tout est accessible et les différents éléments portent leurs vrais noms, les XMP fonctionnent parfaitement à 8000CL38 et la fréquence monte facilement. Pour l’overclocking mémoire nous ne connaissons pas encore très bien les limites sécurisées pour les tensions IMC du CPU et si certaines haute fréquences peuvent endommager le CPU. Nous avons donc choisi de rester sur des valeurs proches de l’XMP.
Enfin, n’oubliez pas d’activer le XMP de votre kit mémoire ! Vous avez bien sûr l’opportunité de modifier les timings et subtimings manuellement. N’hésitez pas à demander conseils sur notre forum et discord si vous rencontrez des soucis lors du paramétrage de votre Bios.
Nous reviendrons sur la section overclocking plus loin dans cet article afin de vous montrer les paramètres que nous avons utilisé.
[nextpage title= »La configuration de tests : »]
Voici la configuration qui sera utilisée pour le test :
- Carte mère : MSI MAG Z790 Tomahawk Wifi (7E32v1A41 beta puis 7E32v1A4)
- Processeur : INTEL CORE Ultra 7 265K
- Mémoire : 2×24 Go Patriot Viper RGb 8000 CL38
- Carte graphique : Nvidia GTX 1630
- Système de refroidissement : Watercool Heatkiller IV basic + radiateur 420mm
- SSD : PNY CS900 120 Go
- Alimentation : Be Quiet ! Dark Power Pro 13 1600W
- Système d’exploitation : Windows 11 64 bits (version 24H2)
- Écran : Dell S2721QSA
Pour les tests, notre carte mère a été flashée avec le Bios 7E32v1A4, il s’agissait du dernier Bios en date hors bios bêta au moment des tests.
[nextpage title= »Overclocking CPU : »]
Notre partie overclocking CPU va se concentrer sur les performances du U7-265K. Il est important de souligner que cette Z890 Tomahawk ne se destine pas à de l’overclocking poussé. Mais nous verrons qu’elle s’en sort plutôt bien malgré ses dispositions ne la mettant pas dans les meilleures conditions pour cet exercice.
Scores de référence et fréquences effectives :
Voyons donc les résultats obtenus sous Cinebench R20 et R23 en prenant soin de noter aussi la tension (vcore), la température max lors du bench, la consommation ainsi que bien entendu, le score obtenu.
Nous profitons de ce test pour jeter un œil aux fréquences effectives, les tensions et les températures. Comme nous pouvons le voir sur la fenêtre de Benchmate, la fréquence effective est très proche de la fréquence maximale. Ici, nous sommes à 100,02 MHz au niveau du BCLK ce qui n’influe pas sur la fréquence du processeur ou de la RAM. Les températures sont contenues avec seulement 76 °C.
Overclocking sous watercooling :
Avant tout, il faut régler l’alimentation du CPU dans le BIOS, le DLVRin by pass est activé pour permettre d’alimenter les cœurs sans passer par les étages d’alimentation interne du CPU. Ensuite, je règle la RAM sur l’XMP c’est-à-dire 8000 CL38. Les tensions VNNAON, VCCSA et les fréquences NGU et D2D sont laissées sur auto pour le moment.
J’ai opté pour commencer pour une fréquence de 5200 MHz avec un coefficient multiplicateur de 52, un BCLK de 100 et une tension de 1,25 volt. Les Ecore et le caches sont quant à eux placés à 4600 MHz et 3800 MHz. L’idée est ensuite, dans l’OS, de tester la stabilité sur plusieurs runs de Cinebench R23 multithread. On augmente ensuite petit à petit les fréquences et les tensions pour gagner en performances et ainsi rester stable.
Voici les résultats obtenus sur Cinebench R20
Et ceux obtenus sur Cinebench R23
Comme on peut le voir, la fréquence des Ecore influe énormément sur les performances, Il en est de même pour la fréquence NGU qui octroi un bon gain. On a donc un gain de 9% de performances pour une augmentation de la consommation de 13% et une baisse de la chauffe de 4 °C.
[nextpage title= »Overlocking mémoire : »]
On passe maintenant à la partie la plus intéressante de ce test, à savoir l’overclocking mémoire. Nous espérons que cette Z890 Tomahawk se montrera plus joueuse sur la RAM par rapport à la version Z790 max.
Passons maintenant dans le vif du sujet, la configuration a été testée en stabilité sur Ycruncher, Geekbench 3 et les Benchmarks OCCT en XMP avant de commencer à toucher à la RAM. Tous les tests mémoires ont été réalisés avec une fréquence CPU Pcore à 5700MHz sur 2 cœurs et 5400 Mhz en allcore, Ecore à 4600MHz et un cache à 4000Mhz. Le NGU a été mis à 3400 MHz et le D2D à 3000 MHz pour maximiser les performances. Le kit utilisé est le patriot Viper RGB 8000C38 équipé de puces Hynix Mdie.
Test en XMP
On commence avec les tests sur Ycruncher et Geekbench 3 avec la mémoire en XMP. Ici les performances reflètent parfaitement ce que l’on attend du kit utilisé. Le système étant stable, nous pouvons passer à la suite.
Une fois cette première étape passée, la RAM a été poussé petit à petit pour atteindre 8800 MT/s en CL40. Les 8866 sont possibles aussi mais impossible de monter au delà. Pour ces tests nous avons utilisé Ycruncher, Geekbench 3 et les benchmarks OCCT pour tester les performances et la stabilité. Cela n’est pour autant pas un overclocking 100% stable pour un usage daily et il faudra affiner les paramètres pour tourner à une telle fréquence.
Overclocking maximal
Nous avons donc poussé l’overclocking à son maximum avec 8800 CL40. Le gain est de l’ordre de 1000 points sur le score CPU et plus de 3000 points sur le score mémoire sur Geekbench 3. Sur OCCT, nous atteignons 150 Gb/s et nous passons presque sous la barre des 90 ns de latence, ce qui reste élevé. Le plus gros gain est sans doute sur Ycruncher et le benchmark mémoire de OCCT avec de bon gain de performances.
[nextpage title= »Conclusion : »]
Conclusion :
Nous arrivons à la fin de ce test, avec la MAG Z890 Tomahawk Wifi, MSI propose une solution très complète pour monter une configuration gaming à la pointe des technologies actuelles. La carte embarque en effet une très bonne connectivité réseau avec du Wifi 7, du 5 GBe Ethernet et couplé à une multitude de port USB ainsi qu’un port M.2 5.0. Sur le papier, toutes ces spécificités en font une carte mère parfaite pour monter une configuration gaming performante. Bien que les premiers jours de tests n’aient pas été des plus fun avec des soucis d’USB, de Ratio CPU ou de pertes de performances inexpliquées, MSI a finalement résolu ces divers soucis. Dans l’état, cette Z890 est plutôt bien aboutie sur le plan de l’overclocking RAM, mais s’il ne faudra pas oublier de mettre à jour le bios régulièrement sur les premiers mois pour gagner en performances.
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Pour rappel, cette carte mère est proposée au tarif de 349,99 € chez Amazon, et 369,95 € sur les sites du groupe LDLC.
MSI MAG Z890 Tomahawk Wifi
On a aimé :
- La connectivité
- Le design
- Le port M.2 PCie 5.0 sur le PCB
- Le prix
- L’overclocking RAM décent
On aurait aimé :
- Des boutons power et reset sur le PCB
- Moins de bugs au lancement
- Un BIOS mieux organisé
MSI propose avec cette MAG Z890 Tomahawk une carte mère très polyvalente pour un usage gaming et productif grâce à sa bonne connectivité. On regrettera les aléas du lancement avec pas mal de bugs sur les premiers BIOS qui semblent être corrigés au fur et à mesure. Il n’en reste pas moins que la Z890 Tomahawk est en capacité de déployer une partie du potentiel des CPU Intel Ultra 200 sur la partie mémoire.
