[nextpage title= »Introduction : »]
Cela faisait un moment que nous n’avions pas eu un SSD dans nos labos. C’est désormais chose faite puisque nous revoilà avec le dernier, ou devrais je plutôt dire, le premier « SSD gamer » du géant américain Kingston : le Kingston FURY Renegade.
Eh oui, pour rappel en mars dernier, HP rachetait la division périphériques d’HyperX, appartenant alors à Kingston et qui représentait la gamme de produits gamers de la marque. Kingston a toutefois conservé sa division DRAM, mémoire flash et SSD, et le fabricant américain a trouvé un nouveau nom pour sa gamme gaming : Kingston FURY.
C’est justement l’un des produits de cette nouvelle gamme que nous retrouvons sur le banc d’essai aujourd’hui.
Le Kingston Fury Renegade est un SSD PCIe 4.0 de format M.2 2280, qui utilise le dernier protocole NVMe 1.4. Il est disponible dans des capacités de 512 Go, 1 To, 2 To et 4 To. Ses spécifications indiquent des performances en lecture et en écriture allant jusqu’à 7,3 Go/s avec jusqu’à 1 million d’IOPS en lecture et en écriture. Nous notons que fin octobre 2021, Kingston lançait le Kingston KC3000, aux caractéristiques proches du Fury Renegade sur le papier.
Mais alors que sur le marché, des marques comme Samsung, Seagate, Western Digital ou Sabrant nous proposent des SSD NVMe PCIe 4.0 depuis maintenant un an, qu’est-ce qui différencie le Fury Renegade de ces derniers ?
Nous tâcherons d’y répondre après la présentation et le test du produit.
[nextpage title= »Présentation du Kingston FURY Renegade »]
Peut-on faire un « unboxing » sans vrai boite ?
Commençons avec l’emballage, qui a été réduit au strict minimum. Il faut dire que cela fait un peu léger pour un produit à plusieurs centaines d’euros. Mais le disque reste cependant bien protégé, puisqu’il se trouve sous une protection en plastique particulièrement rigide. Certes c’est un bon point pour l’environnement, mais certains regretteront peut être l’absence d’une vrai boite.
Comme l’illustre la photo ci-dessus, la protection en plastique est indissociable de l’emballage. Du moins pas sans être contraint d’arracher tout le carton. À l’intérieur, autrement dit, entre les deux couches de carton, nous retrouvons une licence OEM pour Acronis True image HD. Cela permet de cloner son précédent disque ou effectuer des sauvegardes de ses données avant de réinstaller son système d’exploitation.
Rapide tour d’horizon du disque lui-même


Sur la face avant, un dissipateur thermique en aluminium très fin, recouvert d’une couche de graphène permet de dissiper la chaleur. Au centre, nous retrouvons la marque et son logo, sur la droite la gamme et sur la gauche les informations sur le format et l’interface.
À l’arrière, point de graphène. Nous retrouvons une nouvelle fois la marque, la capacité de stockage, la référence produit, le numéro de série, la version du « firmware ». Nous notons aussi que l’étiquette sert également de sceau de garantie, comme en témoigne le message « Warranty void if removed ».

Nous pouvons d’ailleurs vérifier la présence de mise à jour de firmware grâce au logiciel Kingston SSD Manager. La mise à jour devrait pouvoir se faire directement depuis le logiciel (nous n’avons pas eu l’occasion de tester), et il nous donne différentes informations comme le rapport S.M.A.R.T, la température ou les évènements liés au disque.
Qu’y a t il sous le capot ?
En tant que composant principal, le nouveau Kingston FURY Renegade s’appuie sur le contrôleur Phison PS5018-E18 (Fiche technique), que l’on retrouve également sur d’autres SSD haut de gamme, comme le Seagate FireCuda 530.
Le choix de ce contrôleur est intéressant puisque le Phison E18, gravé en 12 nm par TSMC et opérant à 1 Ghz, est réputé pour ne pas trop chauffer. Il s’appuie sur une architecture CPU triple-core Arm Cortex R5. Afin de se décharger des opérations de code courantes et répétitives du firmware, on retrouve un coprocesseur dual-core. Tout cela doit permettre d’accélérer les opérations d’écritures grâce à de plus grandes mises en files d’attentes des opérations. De ce fait, nous pouvons nous attendre à obtenir des performances records avec ce contrôleur, qui peut pleinement exploiter l’interface PCIe 4.0 x4.
Le contrôleur connecte huit modules de mémoire flash 3D TLC de 256 Go. Les puces sont les dernières Micron 176-layer 3D TLC NAND B47R (renommées Kingston FB25608UCM1-9E). Elles sont situées des deux côtés du PCB. Ce sont des configurations que l’on retrouve sur d’autres SSD d’autres marques. Cela étant, chaque constructeur adapte sa propre version du firmware.
Bien que la vitesse d’un SSD dépende principalement de la vitesse du contrôleur et des puces de mémoire, la répartition des huit puces en parallèle permet d’accroitre la vitesse d’écriture. C’est sûrement l’une des raisons pour laquelle les versions 512gb et 1 To ont des vitesses d’écritures séquentielles annoncées de 3,900 Mo/s et 6000 Mo/s.
Pour finir, le contrôleur est épaulé de 2 Go de DRAM Kingston pour les tables de correspondance du SSD. La taille du cache SLC reste cependant inconnue.
Fiche technique du Kingston FURY Renegade :
- Marque : Kingston
- Série : FURY Renegade
- Référence produit : SFYRD/2000G
- Capacité de stockage : 2 To
- Format : M.2 2280
- Interface : PCIe 4.0 NVMe 1.4
- Contrôleur : Phison E18 (PS5018-E18)
- NAND : 3D TLC Micron B47R 176-layer
- Dimensions : 80 mm x 22 mm x 3,5 mm
- Poids : 9,7 grammes
- Vitesse séquentielle maxi : 7300 Mo/s en lecture et 7000 Mo/s en écriture
- Lecture / écriture aléatoire 4K : jusqu’à 1 000 000 / 1 000 000 IOPS
- Nombre total d’octets écrits (TOE) : 2 POE (Peta Octets)
- Temps moyen avant panne : 1 800 000 heures
- Garantie : 5 ans
Un SSD « gamer » ?
Le moins que l’on puisse dire, c’est que ces caractéristiques sont impressionnantes sur le papier.
Arrêtons-nous sur un chiffre intéressant qui est le TOE, pour Tera octets écrits (TWB en anglais), de 2 POE (soit 2000 To). Plus concrètement, c’est une valeur utilisée pour donner une estimation de la durée de vie du SSD.
Concernant notre FURY Renegade, un calcul rapide du TOE en fonction des cinq années de garantie signifie qu’il sera possible de remplir et vider chaque jour, un peu plus de la moitié de la capacité totale du SSD. Cela représente tout de même environ 1,1 To écrit et supprimé quotidiennement pendant cinq ans. (2000 To écrits / 1825 jours = 1,09 To / jour).
Ce chiffre est important et permet de justifier l’appellation « SSD Gamer », outre la vitesse générale du SSD. Le Kingston FURY Renegade est d’ailleurs compatible avec la PS5. La page produit officielle nous fait la promotion de cette compatibilité à travers des visuels et une vidéo d’installation du SSD dans la dernière console de Sony.
Rappelons-nous qu’aujourd’hui, il n’est pas rare d’avoir des jeux qui dépassent de loin les 100 Go. Sur la version 1 To, cela revient à ne pas pouvoir installer plus de 10 jeux en même temps. C’est donc un détail important pour les joueurs qui sont contraints de supprimer et retélécharger régulièrement leurs jeux (à condition d’avoir une bonne connexion internet bien entendu).
[nextpage title= »Protocole de test : »]
Nous utiliserons pour ce test une partie du protocole SSD 2020 et nous ajouterons quelques benchmarks sortis récemment, pour comparer les données. Pour nous assurer d’avoir le maximum de bande passante, nous utiliserons la toute dernière plateforme Alder Lake d’Intel. Le SSD est inséré dans le slot M.2 PCIe Gen 4 x4 le plus proche du CPU. Nous avons aussi ajouté le dissipateur de la carte mère, qui doit au préalable être dévissé avant d’accéder au slot M.2.
Pourquoi utilisons-nous un dissipateur supplémentaire ?
Dans notre configuration, le slot utilisé est celui qui se trouve le plus proche du CPU. La raison principale est que c’est la seule ligne PCIe 4.0 directement connectée au CPU. Les deux autres le sont par l’intermédiaire du chipset Z690. Cela impliquerait un partage de la bande passante du chipset avec d’autres composants.
Ainsi, si le SSD est en mesure d’exploiter toute la bande passante qui lui est permise, il risque de chauffer fortement. Ajoutons à cela, la présence du GPU qui souffle de l’air chaud juste en dessous. Ces dissipateurs sont donc nécessaires dans de telles configurations. En outre, des températures trop élevées peuvent même endommager le SSD sur le long terme.

Benchmarks utilisés :
- Final Fantasy XIV Benchmark
- PCMark8 Storage (Battlefield 3 v2 et Adobe Photoshop Heavy v2)
- 3DMark Storage Benchmark
- Crystal Disk Mark
- ATTO Disk Benchmark
- HD Tune Pro
- AS SSD Benchmark (bonus)
- Anvil’s storage utilities (bonus)
Configuration de test :
- Carte mère : MSI PRO Z690-A DDR4
- Processeur : Intel i5-12600KF
- Mémoire : 2×16 GB G.SKILL TRIDENT Z (4100 MT/s CL 16-16-16-32 2T)
- Carte graphique : NVIDIA RTX 3080 FE
- Système de refroidissement : EK AIO 360 d-RGB
- SSD : KINGSTON FURY RENEGADE 2 TO (avec rajout de dissipateur)
- Alimentation : MSI MPG A850GF 850W
- Système d’exploitation : Windows 11 (installé sur le SSD)
[nextpage title= »Jeux vidéos : »]
Final Fantasy XIV :
Comme d’habitude, nous commençons par le benchmark FFXIV, et ses chargements de scènes. Le benchmark est plutôt complet dans l’ensemble. Il donne bien sûr un score lié aux temps de chargement. Cinq scènes sont utilisées pour le benchmark. Nous aurons donc un résultat de temps de chargement en secondes composé par la somme des cinq relevés.
Le benchmark de FFXIV donne des relevés toujours très précis et de faibles variances.
Comme on pouvait s’y attendre, le FURY Renegade écrase les précédents SSD testés. Il réduit de moitié les temps de chargement sur FFXIV par rapport aux SSD PCIe Gen 3. Attention toutefois, la configuration de test est différente et bien plus moderne.
Les joueurs de Final Fantasy pourront en tout cas se réjouir devant les temps de chargement par scène : 0,9 sec, 1,63 sec, 2,55 sec, 1,2 sec et 0,5 sec.
Battlefield 3 :
Nous continuons donc la série des relevés de chargements de jeux avec Battlefield 3. Nous utilisons ainsi PCMark 8 qui propose un benchmark intégré basé sur ce jeu. Pour faire fonctionner PCmark 8, nous avons par contre été obligés de réinstaller Windows 10 car le benchmark ne fonctionnait pas sous Windows 11. Le configuration de test reste néanmoins exactement la même.
Nous remarquons que le FURY Renegade reste le plus rapide, mais la différence entre les différents SSD se joue à seulement quelques secondes voire millisecondes. Nous pouvons peut-être mettre ce résultat sur le compte de l’ancienneté du benchmark. Ou bien tout simplement, la différence entre un SSD PCIe Gen 4 et un SSD de génération précédente n’a qu’une influence marginale sur les temps de chargements des jeux anciens. Pour autant le FURY Renegade maintient sa position de leader, et ce dans tous les tests jusqu’à présent.
3DMark Storage Benchmark :
Petit nouveau sur la liste, le test Storage benchmark de 3DMark qui teste les vitesses d’accès, de lecture, écriture et de temps de lancement de jeux. Le Kingston FURY Renegade obtient une note de 4402 points. Comme nous n’avons pas de points de comparaison, nous allons reprendre la note médiane d’une liste de SSD que 3DMark renseigne dans sa documentation.
Sur ce test, bien plus récent et plus adapté aux derniers SSD, notre Kingston écrase ses concurrents.
Attention toutefois à garder en tête deux détails importants
En premier lieu, les résultats des autres SSD sont des notes médianes données par 3DMark comme point de référence. Nous n’avons ni connaissance du nombre d’échantillons utilisés pour le calcul de cette note médiane, ni connaissance des configurations utilisées.
En second lieu, je rappelle que nous disposons d’un modèle 2 To, tandis que l’intégralité des SSD sur le graphique sont des SSD de 1 To. Comme nous avons pu le voir lors de la présentation du produit, les version 1 To sont plus lentes, en particulier lors des opérations d’écritures.
Néanmoins, dans l’absolu c’est un excellent score. En effet, nous pouvons consulter la base de données des scores et nous situer par rapport aux autres. Nous nous trouvons au moment d’écrire ces lignes, dans le top 100. Notre Kingston est devancé majoritairement par des SSD pour professionnels, en particulier les SSD Intel Optane.
Pour aller plus loin
N’hésitez pas à consulter l’intégralité du score que nous avons réalisé sur 3DMark Storage Benchmark si vous le souhaitez. D’une part vous aurez accès à l’ensemble des résultats, d’autre part vous pourrez situer le FURY Renegade face à ses concurrents directs.
Pour prendre un autre exemple, ou comparer nos résultats avec un SSD de votre choix, rien de plus simple. Dans un premier temps, suivez le lien suivant, qui est l’un de nos résultats du 3DMark Storage benchmark. Dans un second temps, cliquez sur « Add to compare » sous les résultats. Et enfin, tout en bas de la page cliquez sur « Add results ». Vous pouvez à partir de là, rajouter d’autres scores et comparer côte à côte nos résultats et ceux que vous aurez choisis.
[nextpage title= »Applicatif : »]
Les tests que nous avons réalisé autour des jeux vidéo commencent à dresser les contours d’un SSD qui semble tenir ses promesses. Dans l’éventualité où le Kingston FURY Renegade serait aussi à l’aise dans les tests applicatifs que dans les jeux, alors Kingston aura mit le paquet pour son « grand retour ».
L’argument de vente principal est certes très orienté vers le gaming. Mais en réalité, un utilisateur PC comme un joueur PS5, ne se limite pas aux jeux vidéo. Cela serait d’ailleurs présomptueux de ma part de conclure ici en donnant comment argument le fait que je devine d’avance quels seront les résultats si je poursuis les tests.
Mais étant donné que chez overclocking.com nous préférons nous livrer à la rigueur plutôt qu’à la spéculation, pas question de s’arrêter sans les habituels tests applicatifs. Qu’il s’agisse d’un SSD gamer ou non, le protocole, c’est le protocole. Pas de traitement différent, nous continuons donc avec les tests applicatifs du Kingston FURY Renegade !
PCMark 8 Photoshop :
PCMark 8 propose un benchmark intégré dans lequel se trouve un test nommé « Photoshop Heavy V2 ». Celui-ci est par contre bien plus long que celui de « Battlefield 3 ». En effet, il suit tout un workflow composé de 18 étapes. La charge est basée sur l’édition d’une photo très haute résolution pour créer un poster. Le fichier source est une image de 113 Mo d’une résolution de 5184 x 7744, tandis que le fichier final est un poster de 1320 Mo d’une résolution de 7000 x 10457. Nous l’utilisons pour soumettre le SSD à de lourdes tâches applicatives.
Pas de grosse surprise, encore une fois le benchmark PCMark 8 semble niveler les performances vers un temps minimum de 348 à 350 sec. C’est tout comme si nous avions atteint le temps minimum qu’il est possible de réaliser sur cette version du test.
Notons que PCMark 10, la nouvelle mouture de PCMark, intègre lui aussi un test entier dédié aux stockages. À l’avenir nous utiliserons cette version qui sera mieux adaptée.
PCMark Express 10 :
En parlant de PCMark 10, nous pouvons d’ores et déjà commencer à voir ce que le test Apps score nous donne. En effet, ce dernier donne un score représentatif des performances du stockage en calculant les temps de lancement de quatre applications.
Nous obtenons un score de 18 400 à 18 500 points sur trois séries réalisées à la suite. C’est un chiffre excellent qui me place à la 57 ème place du classement au moment d’écrire ces lignes. À titre de comparaison, je suis précédé d’une personne avec un Samsung 980 PRO 1 To et juste devant, un Intel Optane 905P.
J’ai réalisé le même test depuis un Crucial MX500 de 512 Go, et j’obtiens 8200 points. Vous pouvez retrouver le détail du score à l’adresse suivante.
[nextpage title= »Débits séquentiels et aléatoires : »]
Crystal Disk Mark :
Nous passons ensuite aux tests synthétiques, réalisés via divers benchmarks. Le premier sera Crystal Disk Mark dans sa version 6.0.2 x64. Nous récupérerons les valeurs de lecture et écriture en mode séquentiel et aléatoire.
L’intérêt de Crystal Disk Mark est qu’il montre les résultats en lecture/écriture séquentielle, aléatoire et aléatoire avec plusieurs queues.
Bien qu’il existe une version plus récente de Crystal Disk Mark, les débit séquentiels en lecture et écriture ne sont pas vraiment impactés. Ils sont même plus élevés sur la version 6.0.2 comme le montre le capture au dessus. Cela nous permet aussi de mieux comparer notre Kingston aux précédents SSD testés, grâce aux données homogènes permises par l’utilisation de la même version.
Lecture Séquentielle :
Ici, le moins que l’on puisse dire c’est que le Kingston est à fond puisqu’il atteint presque le débit théorique maximum annoncé par le constructeur. La comparaison avec les autres SSD passés par le labo en devient presque décorative tant l’écart est énorme. Mais n’oublions pas que le test séquentiel est avant tout celui que les constructeurs utilisent pour promouvoir les performances. Cela reste donc un bon moyen de vérifier si un constructeur a cherché à gonfler ou non ses chiffres.
Nous avons répété le test des dizaines de fois et avec des tailles de fichiers différents, le Kingston FURY Renegade maintient systématiquement ces vitesses.
Ecriture Séquentielle :
En écriture, c’est souvent là que nous voyons les débits baisser. Ici rien de tout cela puisque nous ne sommes que légèrement en dessous des vitesses de lecture. Le contrôleur Phison E-18 n’a pas menti sur ses capacités.
Lecture aléatoire :
Le test de lecture Aléatoire 4k QD1 et QD32 donne une représentation plus proche de la réalité. En lecture aléatoire QD1, on atteint les 95 Mo/s, et en QD32, 1297 Mo/s. Ce sont des chiffres qui restent excellents. Le QD32 est bien sûr significativement plus haut que le QD1 puisque cela signifie que nous mettons 32 requêtes en parallèle.
Écriture aléatoire :
En écriture aléatoires, les chiffres sont excellents, avec 436 Mo/s en QD1 et 1 Go/s en QD32.
[nextpage title= »Débits selon la taille des fichiers : »]
Nous profiterons des mesures d’ATTO Disk Benchmark pour effectuer des tests de débits en lecture et écriture sur des fichiers allant de 512 octets à 64 Mo. Nous vous présenterons une courbe proposant de visualiser directement les débits dans chaque mode (lecture / écriture). Cela permettra de visualiser le comportement de l’unité de stockage en fonction de la taille des fichiers manipulés.
Débit en lecture en fonction de la taille des fichiers :
Sur ce test de débit réalisé avec ATTO DISK Benchmark, nous avons repris les données et avons réalisé une courbe qui permet d’apprécier la vitesse et la constance du Kingston dans les opérations de lecture.
On peut très clairement voir qu’il reste le plus rapide et ce peu importe la taille du fichier. La courbe vient ensuite faire une ligne presque droite qui vient plafonner à 6560 Mo/s.
Débit en écriture en fonction de la taille des fichiers :
Sur le test de débit en écriture, on a l’impression de visualiser la même courbe que celle des débits en lecture. La seule différence sont les débits à 6400 Mo/s.
Températures relevées du Kingston FURY Renegade :
Concernant les températures enregistrées via HWINFO, le disque reste en dessous de 40°c sur les opérations de lectures, et atteint mais sans jamais les dépasser, les 55°c lors des opérations d’écritures soutenues.
Pour rappel, ces températures sont avec le SSD sous le dissipateur de la carte mère. Le contrôleur Phison E18 reste quant à lui stable à 69°c et atteint parfois 71°C, ce qui reste dans les spécifications du constructeur.
[nextpage title= »Temps d’accès : »]
Enfin, nous terminerons cette série de tests par un relevé des temps d’accès. Nous utiliserons le logiciel HDTune Pro. Nous vous présenterons le graphique de ces relevés, qui donnent une bonne représentation visuelle des temps d’accès du disque.
Les relevés des temps d’accès donnent une bonne idée des performances sur les débits de petits fichiers en lecture. Nous avons pu voir précédemment que le Kingston FURY Renegade était à l’aise sur des petits comme des grands fichiers.
La mesure nous montre une fois de plus l’aisance du contrôleur puisque le temps d’accès maximal mesure est de seulement 34 µs.

En écriture, nous obtenons d’encore meilleurs temps avec seulement 10 µs. C’est un sans faute.
Quelques données supplémentaires sur le FURY Renegade :
Afin de double checker les données obtenues à travers les différents tests et pour vérifier qu’aucun logiciel n’était devenu trop ancien pour mesurer efficacement les performances du SSD, j’ai utilisé d’autres logiciels dont je vous partage les résultats de façon brut.
Cela nous permet de valider la consistance des résultats obtenus à travers l’ensemble des benchmarks.
AS SSD :
AS SSD Benchmark est un programme que nous utiliserons lors de nos futurs tests. Non seulement il exécute différents tests de performances à l’instar de Crystal Disk Mark, mais il fait bien plus. Avec ce test, nous seront en mesure d’obtenir trois scores qui seront utiles pour les comparaisons futures. Le premier est un score de performance en lecture, le second en écriture, tandis que le dernier est la somme des deux et donne ainsi un score globale. Nous pouvons aussi remarquer qu’en plus des débits, nous obtenons par la même occasion les temps d’accès, mais aussi les nombres d’opérations d’entrée / sortie par seconde (IOPS), qui sont des données que l’on retrouve sur les spécifications constructeurs.
AS SSD Benchmark est disponible gratuitement sur Softonic.com ou sur le site officiel du développeur.
Anvil’s Storage Utilities :
Anvil’s Storage est un autre logiciel très utile pour tester et comparer différents disques. Il nous offre une variété de données qui nous permettent de croiser les résultats réalisés dans les autres tests. Aussi, tout comme pour AS SSD, nous obtenons en synthèse trois notes différentes : un score en lecture, écriture et un dernier qui là-aussi est la somme des deux.
Anvil’s Storage Utilities est disponible au téléchargement sur Guru3D.com ou sur Softpedia.com
[nextpage title= »Le mot de la fin : »]
Voilà maintenant deux semaines que j’utilise et test le Kingston FURY Renegade quotidiennement. Le moins que je puisse dire, c’est que je suis bluffé par les performances qu’offrent ce dernier.
Nous avons choisis de continuer à l’utiliser régulièrement durant la rédaction de ce test. Nous désirions en effet voir s’il était possible de percevoir des ralentissements à mesure qu’il se remplisse. Eh bien, nous n’avons rien constaté jusqu’à 80% rempli de toutes sortes de fichiers. En revanche à partir de 90%, les résultats des benchmarks ont commencé à diminuer légèrement. Néanmoins, s’agissant du ressenti à l’usage, aucune différence.
Quid du prix ?
Pour terminer, un mot sur le prix que nous n’avons pas vraiment abordé. À l’heure actuelle nous pouvons trouver le Kingston FURY Renegade dans sa version de 2 To, entre 420 € et 520 € selon le vendeur en ligne. Amazon le propose à 466 € au moment d’écrire ces mots, lorsque Materiel.net n’en propose pas moins de 560 € !
C’est un prix que je trouve personnellement très élevé mais je constate aussi que ce sont les prix du marché de manière générale. Le modèle 512 Go est quant à lui à 130 €, le 1 To autour de 200 €, et le 4 To dépasse 1 000 € chez Amazon, et grimpe à 1 300 € chez Materiel.net.
Au regard de ces prix, le modèle 2 To semble finalement le meilleur compromis.
Pour quelle raison ? Parce que repellons-nous que c’est à partir de cette taille que nous pouvons bénéficier de la mise en parallèle des puces de mémoire. Le gain en termes de vitesse d’accès et débits en écriture est conséquent, il serait donc dommage de s’en priver.
Bien entendu, sur PC il est plus judicieux d’utiliser deux fois 2 To si l’on souhaite 4 To. Mais les joueurs PS5 ne disposent que d’un emplacement M.2 et la version 4 To a plus de sens pour ces derniers.
Un dernier mot sur le test en lui-même
Il s’agit du premier SSD PCIe Gen 4.0 que nous testons et les comparaisons avec les SSD PCIe Gen 3.0 peuvent paraitre. Mais nous avons plusieurs tests d’autres nouveaux SSD PCIe Gen 4.0 qui arrivent. Cela permettra en outre d’avoir une base de comparaison solide pour les prochains à venir.
Kingston FURY Renegade PCIe 4.0 NVMe SSD 2To
On a aimé :
- Ses excellentes performances en lecture comme en écriture
- Son TOE de 2000 To et sa garantie de 5 ans
- L’utilisation du contrôleur Phison E18
- La mémoire des deux côtés du PCB
- Son design minimaliste
- Son très fin dissipateur en aluminium et graphène sur la face avant
On a moins aimé :
- L’absence d’informations claires sur ses composants
- Son prix encore élevé
- L’absence de dissipateur thermique à l’arrière
Après le rachat d’HyperX par HP, Kingston est revenu sur le devant de la scène avec sa nouvelle de gamme de produits gamers appelée FURY. Alors que le nom FURY Beast est surement plus connu avec le lancement de la DDR5, la gamme FURY Renegade semble prometteuse mais gagne encore à se faire connaitre. En conclusion, le Kingston FURY Renegade 2 To est tout simplement excellent, et représente ce qui se fait de mieux à l’heure actuelle en termes de SSD grand public.




















elle ne fonctionne pas sur ps5
Bien sûr qu’il est compatible avec la ps5