Le test :
Maintenant, passons au test du Magcore 87, qui, je dois l’avouer, est un véritable coup de cœur. Certes, on le retrouve à un prix d’environ 160 euros au moment où je rédige cette review. Mais ce n’est pas délirant pour du haut de gamme, surtout quand on voit que de nombreux claviers mainstream atteignent facilement les 200 euros.
Le format et le châssis :
Pour le format, nous sommes sur du TKL, qui est sans doute l’un des formats les plus adaptés pour une utilisation quotidienne et polyvalente. En jeu compétitif, ce format est excellent ! Pas trop long, sans être trop court. Et dans un usage bureautique, on a globalement tout ce qu’il faut, à l’exception du pavé numérique.
Concernant la structure du châssis, je ne m’attendais honnêtement pas à une telle qualité de la part d’Epomaker. On est ici sur quelque chose qui surpasse même ce que j’ai pu avoir sur mes Keychron, qui sont pourtant déjà excellents et eux aussi en aluminium usiné CNC. Mais ici, Epomaker fait encore mieux, avec une finition globale supérieure.
Et il y a aussi un point souvent oublié : la peinture. On est sur un noir mat extrêmement agréable au visuel, qui rend bien avec le set de keycaps noir et violet. Au toucher, le revêtement est très lisse et vraiment plaisant. C’est extrêmement important, car tout cela participe à la qualité globale et l’expérience du clavier.
Les switchs :
Et bien, le clavier est sur le même niveau de qualité que le châssis au niveau des switchs, avec ses Kailh Box Inductive Switch. Epomaker a fait le choix d’une marque réputée dans l’univers des switchs, sans essayer de proposer ses propres switchs, et je pense que ce n’est pas pour rien.
La frappe avec les switchs Kailh est extrêmement confortable, avec un effet vraiment fluide, une bonne stabilisation, sans effet spongieux et sans frottement. Pour rappel, ces switchs ne sont pas pré-lubrifiés.
Le fait que ce soit des switchs inductifs (on y reviendra dans le paragraphe sur les technologies du clavier) permet une frappe sans contact mécanique, grâce à une détection par champ magnétique. Cela gomme donc tous les inconvénients des switchs traditionnels liés à la friction, tout en offrant une frappe plutôt douce avec un bon retour du switch.
En gaming, c’est extrêmement confortable. Mais en usage bureautique, ce sont sûrement les switchs les plus agréables que j’ai jamais eus entre les mains.
J’ai écrit avec ce Magcore 87 pendant environ deux semaines en usage quotidien. Je n’ai eu aucune fatigue ressentie, bien au contraire, un vrai plaisir à l’usage, et j’aurais aujourd’hui du mal à me passer de ces switchs !
Le son :
Et bien, pour le son, on a quelque chose avec un bon claquement, tout en restant à la fois feutré et plutôt grave. Les switchs inductifs y sont évidemment pour beaucoup, puisqu’il n’y a aucun contact mécanique. L’isolation interne participe également énormément, mais le châssis en aluminium aide réellement sur le retour sonore, aussi bien au niveau de l’isolation que du retour sonore global.
Le son est honnêtement assez agréable, et correspond totalement à ce que l’on peut attendre d’un clavier custom haut de gamme.
Comme vous pouvez l’entendre, la lubrification et la qualité des stabilisateurs sont excellentes. Sur le son, aucun détail n’a été oublié. Les stabilisateurs sont souvent mis de côté. Pourtant, ils peuvent très clairement ruiner l’expérience sonore, mais aussi le confort de frappe.
Les technologies :
On va commencer par le gros sujet des switchs inductifs, car oui, ce ne sont pas des switchs Hall Effect, mais bien des switchs inductifs.
Les deux utilisent un champ magnétique pour la détection, mais les inductifs fonctionnent autour d’une bobine, alors que les Hall Effect utilisent un aimant.
Évidemment, dans les deux cas, il n’y a aucun contact mécanique, avec tous les avantages que j’ai déjà décrits : une frappe plus fluide, car sans friction, et une meilleure durabilité dans le temps.
Mais dans les faits, quelle est la vraie différence entre les switchs inductifs du Magcore 87 et des switchs Hall Effect, et surtout pourquoi ce choix ?
Et bien, dans l’usage, les switchs inductifs font la même chose que des Hall Effect. La différence se joue surtout sur le feeling. Les switchs inductifs sont, selon moi, plus agréables dans une utilisation mixte, entre bureautique et jeux vidéo compétitifs. Ils ont une sensibilité et un ressenti plus équilibrés.
À l’inverse, les switchs Hall Effect offrent en général une plage de réglage encore plus fine, très orientée (peut-être trop) performance, mais qui se fait parfois un peu au détriment du confort de frappe et de l’expérience en usage mixte.
Epomaker a donc fait le choix de trouver un équilibre entre performance et confort, en proposant ici quelque chose d’excellent en jeu, tout en restant très agréable en bureautique.
Et le reste ?
Dans le reste de ses possibilités, vous pouvez aller jusqu’à un polling rate de 8000 Hz avec ce clavier. Vous retrouvez évidemment toutes les technologies associées, comme le Rapid Trigger, le Full Travel Rapid Trigger, etc. On est clairement sur un clavier pensé pour la performance, et rien n’est manquant pour ça.
Le RGB :
Le rgb est dans la même optique que le reste du clavier : quelque chose de sobre avec ces keycaps qui ne laissent pas passer le rgb. On sent que le premium chez epomaker est dans une volonté d’avoir quelque chose avec du rgb, sans trop en faire. Les keycaps, transparentes violettes en rgb, apportent une petite touche de rgb assez sympathique.
Ensuite, sur la droite du clavier, on retrouve le logo Epomaker avec une signature RGB en arc-en-ciel. Petit bémol : cette bande RGB ne semble pas être contrôlable via le logiciel et resterait uniquement en arc-en-ciel.
Ce n’est pas réellement dérangeant, elle reste assez discrète et au final plutôt sympa. Mais c’est toujours appréciable d’avoir quand même la main sur le contrôle de la couleur.















