Il y a deux jours, nous apprenions que les prix de la mémoire RAM allaient augmenter, particulièrement ceux de la DDR4. Mais cette hausse touchera aussi un autre type de mémoire, celui de la NAND Flash. Les deux types de mémoires n’ont pas la même utilité. Si la première prend place sur les barrettes mémoires et les cartes graphiques, la seconde sert dans les SSD ou les clefs USB par exemple !
Le prix de la NAND repart à la hausse !
Si la mémoire flash était globalement à la hausse au second trimestre 2025, cette hausse se poursuivra au troisième trimestre, voire même, s’accentuera. Effectivement, sur T2 2025, les hausses étaient globalement comprises entre 3 et 8%, là, le rapport TrendForce estime les hausses entre 5 et 10% en moyenne.
Malgré tout, tous les secteurs ne sont pas impactés de la même manière. La mémoire eMMC/UFS, celle utilisée majoritairement dans les smartphones, subira une hausse plutôt modérée de 0 à 5%. Visiblement, ce marché est en plein ralentissement, la demande est moins forte, les prix décollent moins vite.
Du côté des SSD client, le secteur qui nous concerne globalement tous, on peut s’attendre à une hausse comprise entre 3 et 8%. Ici aussi les hausses de prix ralentissent, mais sont toujours présentes. Rappelons qu’au T2 2025, la hausse était comprise entre 5 et 10%.
Mais le secteur qui semble progresser le plus finalement, c’est la partie SSD entreprise dont les hausses sont estimées en 5 et 10% alors que les prix restaient globalement stables durant la période précédente. Et bien évidemment, les wafers prennent entre 8 et 13% ce trimestre.
Si les prix sont en hausse, on peut imaginer qu’il y a une forte demande du côté de ce type de mémoire. C’est particulièrement le cas du côté des pros où l’IA reste le moteur de la croissance actuellement, notamment grâce aux livraisons de GPU Blackwell. Idem, la fin du support de Windows pourrait booster la demande du côté du grand public et encouragée à quelques renouvellements de configuration. De plus, nous sortons d’une période où les producteurs ont réduit leur production au premier trimestre, ce qui a un impact sur les stocks et donc l’offre.

