Organisation et début des benchs :
Une LAN d’overclocking : ça ressemble à quoi ?
Déballage et préparation : l’importance de l’isolation
Voici une série de photos de l’isolation de nos cartes mères et des godets qui recevront l’azote liquide afin de rendre les températures bien fraiches 🙂
Lors d’une session d’overclocking sous azote liquide (à -196°C), l’isolation des composants est cruciale pour éviter tout dommage causé par la condensation.
L’objectif principal est de rendre la zone autour du processeur totalement étanche. Nous utilisons généralement du papier absorbant (type Sopalin), soigneusement découpé et placé autour du processeur pour couvrir les zones sensibles.
Une fois l’isolation en place, nous ajoutons un heater, un petit dispositif chauffant installé sous la carte mère. Ce chauffage empêche le froid de s’installer sur la carte mère et limite la condensation pendant la session.
Ensuite, nous installons le pot de refroidissement (appelé « godet“) que nous fixons sur le processeur. Ce pot est conçu pour recevoir l’azote liquide et dissiper la chaleur produite par l’overclocking du processeur.
Enfin, pour limiter davantage la condensation, une serviette est souvent enroulée autour du godet. Cette méthode simple et efficace protège l’ensemble des composants sensibles tout en assurant une session optimale.
Pendant la session :
Gestion de l’azote liquide et du coldbug lors des sessions d’overclocking
Lors des sessions d’overclocking, pour faciliter le versement de l’azote liquide dans le godet, nous utilisons des thermos. L’objectif est de descendre la température du processeur le plus bas possible afin d’atteindre des performances maximales.
Cependant, tous les processeurs ne supportent pas la température maximale de l’azote liquide à -196°C. Certains présentent un phénomène appelé Coldbug : c’est la température limite en dessous de laquelle le processeur cesse de fonctionner, provoquant son extinction.
Ce coldbug varie d’un processeur à l’autre. Par exemple, certains processeurs peuvent fonctionner jusqu’à -170°C, tandis que d’autres atteignent leur limite dès -130°C ou -150°C. Cela dépend d’une sorte de « loterie du silicium », où chaque CPU, même de la même référence, peut réagir différemment. Cela nécessite une attention particulière pour éviter de descendre sous cette limite.
L’identification de cette température critique est nécessaire lors d’une session d’overclocking extrême. Le contrôle précis de l’azote liquide est essentiel pour maintenir le processeur à sa température optimale. Si nous dépassons cette limite et que le processeur entre en coldbug, nous devons réchauffer le godet à l’aide d’une torche ou d’un décapeur thermique pour revenir à une température stable et fonctionnelle.
Pousser les composants :
Il ne reste plus qu’à pousser le processeur ou la carte graphique dans leurs limites. Grâce à l’azote liquide, il devient possible d’augmenter considérablement la tension, la consommation et les fréquences des composants, bien au-delà de ce qui est réalisable à température ambiante.
L’objectif est d’atteindre des performances inaccessibles dans des conditions normales, repoussant les limites des composants pour décrocher des records de fréquence ou de benchmark.
Pour optimiser la session, il est important de connaître son processeur ou sa carte graphique à température ambiante au préalable. Cela permet de comprendre son comportement et son fonctionnement, même si, sous azote, les limites sont bien différentes et nettement plus élevées.
Une autre étape clé est de préparer le système d’exploitation (Windows) pour qu’il soit aussi léger et performant que possible. En effet, l’optimisation du système d’exploitation a un impact direct sur les performances des benchmarks, et chaque détail peut faire la différence pour atteindre un score maximal.
Notre organisation interne
Après avoir exploré les bases de l’overclocking et expliqué la préparation nécessaire pour pousser les composants à leurs limites, il est essentiel de parler de l’organisation interne de cette LAN. Lors de notre événement, nous étions 17 participants, chacun avec son propre matériel et des spécialités variées, couvrant aussi bien des générations récentes que plus anciennes de CPU et de cartes graphiques.
Cette diversité est un véritable atout, car elle nous rend complémentaires. La compétition, comme la Country Cup, exige des compétences spécifiques sur plusieurs générations de matériel, y compris des plateformes anciennes. Chaque participant se concentre donc sur les composants qu’il connaît et maîtrise le mieux.
Cependant, face à la grande diversité de matériel et au nombre important de composants à overclocker en seulement trois jours, certains participants ont dû s’occuper de plateformes qu’ils ne connaissaient pas forcément. Dans ces cas, ils ont travaillé en suivant les directives et les conseils des experts de ces plateformes spécifiques.


Merci pour l’article.
C’est tout à l’ambiance qui règne dans ces lan.
La France a maintenant connu toutes les marches du podium.
Je vous souhaite de pérenniser ces RDV de folies ?
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