Test : SSUPD Xhuttle

Vidéo OCC

[nextpage title= »Introduction »]SSUPD Xhuttle : un châssis particulièrement atypique. SSUPD est une marque-sœur de Lian Li. Elle s’est fait connaître grâce à son boîtier ITX Meshlicious. Fidèle à l’ADN de ce premier modèle, elle a ensuite proposé le Meshroom et des variantes de celui-ci. Nous ne l’attendions absolument pas avec un modèle du calibre de ce Xhuttle ! Très original par de nombreux points, il se fait immédiatement remarquer. Nous avons assemblé deux configurations dans la version blanche de cet OVNI : AIO puis watercooling custom.

SSUPD Xhuttle : premier contact

SSUPD Xhuttle

Original ! Aussi bien au sein de la gamme SSUPD, que sur le marché du boîtier PC en général, le Xhuttle se démarque. Bien qu’il s’agisse d’un châssis double chambre « classique » (alimentation dans la chambre arrière), les volumes sont assez différents de la norme. Il en va de même des formes générales. Les angles sont tantôt droits, tantôt arrondis et l’ensemble est asymétrique. Impressionnant en photos, il est finalement peu encombrant en réalité. Ses dimensions, 417 x 237 x 508 mm, le classent parmi les boîtiers moyen tour.

Nous remarquons également une énorme bande LED dont l’objectif est de souligner les lignes de la case. Les ports I/O prennent place en bas, intégrés à l’un des pieds tandis que les boutons de contrôle LED et de démarrage sont au-dessus. Haut et bas sont ici relatifs, car le Xhuttle peut être orienté de deux manières différentes. Pour la suite de cet article, nous considèrerons que le haut est constitué par le panneau non vitré portant les boutons LED. En effet, c’est dans cette configuration que nous avons préféré utiliser notre machine.

L’I/O nous offre :

  • 2 x USB 3.0 Type-A
  • 1 x USB 3.2 Gen 2 Type-C
  • 1 x 3.5mm audio & mic combo

Retrait des panneaux

Aucune vis ne retient les panneaux du Xhuttle. Le système de clips semble extrêmement robuste et ne nous a pas inquiété au démontage. Le panneau supérieur peut être bloqué par un petit verrou en plastique.

Nous prenons la mesure de la chambre principale, elle aussi atypique. En partie haute de celle-ci, la carte mère prendra place latéralement, ports I/O orientés vers le haut. La partie basse, volontairement minimaliste, surprend ou dérange. Cette chambre permet l’installation de six ventilateurs 120 mm : trois en bas et trois sur le côté. D’origine, trois ventilateurs daisy-chainables de la marque sont déjà en place.

SSUPD Xhuttle

La chambre arrière recevra l’alimentation et offre un espace très généreux pour la gestion des câbles. Plusieurs velcros sont déjà en place pour faciliter la tâche. Le manuel utilisateur conseille même un routage précis des câbles en fonction des composants choisis. Au dos de la carte mère, nous pouvons installer un ventilateur 120 mm.

Enfin, la chambre supérieure, dédiée aux entrées/sorties GPU et carte mère, peut recevoir trois ventilateurs 120 mm supplémentaires, portant le total à dix. Cette chambre, qui n’est pas sans rappeler celle du Geometric Future Model 8, est munie d’une trappe manœuvrable sans outil.

L’ensemble du châssis et des panneaux est de très bonne facture. Nous émettrons un bémol quant à la peinture de notre modèle blanc. Celle-ci est peu vernie et très sensible aux rayures. Les deux principaux supports ventilateurs (bas et côté) sont protégés par des filtres à poussière.

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SSUPD Xhuttle : support hardware

Les volumes et formes hors du commun du SSUPD Xhuttle engendrent naturellement quelques contraintes au moment de choisir les composants. Mais elles restent peu nombreuses et le boîtier s’avère étonnamment polyvalent.

Carte mère

Le premier tour du propriétaire ne laissait aucun doute sur le sujet : le format de carte mère ne devra pas excéder ATX. En cause, le placement latéral (I/O vers le haut) de la carte et l’espace fermé sous celle-ci. Ce choix esthétique est assumé par la marque, qui va jusqu’à intégrer un cache-câbles venant couvrir les principales connectiques, dont le câble 24 pins.

Excellente surprise, les cartes à connecteurs inversées sont supportées. Les découpes sont larges. L’espace arrière est plus que suffisant. Les possesseurs de ce type de carte seront ravis.

Support ventilateurs 

Le boîtier peut accueillir jusqu’à dix ventilateurs… sous conditions :

  • Bas : 3 x 120 mm
  • Côté : 3 x 120 mm
  • Haut : 3 x 120 mm à condition que le GPU soit aligné avec le second slots PCIe du châssis
  • Arrière : 1 x 120 mm derrière la carte mère

Au déballage, trois ventilateurs 120 mm sont déjà installés.

Support radiateurs

Pour l’installation d’un AIO, seules deux options s’offrent à nous :

  • Jusqu’à 360 mm en bas
  • Jusqu’à 360 mm sur le côté

Même les AIO les plus épais du marché seront supportés, en bas comme sur le côté. Dans les faits, l’utilisateur n’aura pas forcément le choix. La position de la pompe de son AIO et l’orientation retenue pour le Xhuttle dicteront l’emplacement choisi.

SSUPD Xhuttle

Pour ce test, nous nous intéressons également aux capacités d’accueil watercooling custom. Les emplacements bas et latéral peuvent aussi recevoir des radiateurs customs jusqu’à 360 mm. Et il y a de la place ! En partie basse, l’épaisseur est virtuellement illimitée. Nous avons installé un combo radiateur + ventilateur culminant à 85 mm sans difficulté. La seule contrainte viendra de la longueur de la carte graphique, à surveiller. Sur le côté, 85 mm passeront, mais nous nous sommes limités à un total de 80 mm pour faciliter le passage des tubes.

Pratique, les deux supports peuvent être retirés pour installer les radiateurs en dehors du boîtier. Une fois en place, ils sont maintenus par une vis. Dans le cas d’une installation comportant deux radiateurs, leurs épaisseurs respectives peuvent être sources de contraintes. Cependant, les rails autorisent plusieurs positions différentes.

Refroidissement CPU

Le refroidisseur CPU peut aller jusqu’à 170 mm de hauteur.

Carte graphique

Les cartes graphiques jusqu’à 370 mm de longueur (attention au radiateur du bas si installé) et 160 mm de largeur sont supportées. À l’heure actuelle, cela permet d’installer l’immense majorité des cartes du marché.

La chambre arrière

Cette chambre est très généreuse. Le cable management sera un jeu d’enfant. Les alimentations jusqu’à 190 mm sont supportées.

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SSUPD Xhuttle : deux configurations 

Nous n’avons pas pu nous empêcher de reconduire le choix fait lors du test du FSP M580 PLUS : deux configurations. La première vise l’usage le plus répandu avec une carte graphique refroidie par air et un CPU sous AIO. La seconde testera en revanche les capacités watercooling custom de notre Xhuttle.

Les composants communs aux deux configurations

La carte mère

Pour intégrer ce châssis blanc, nous choisissons la carte mère MAXSUN MS-iCraft Z890 Arctic. Elle adopte le format ATX et rejoint le line-up Z890 déjà remarquable de MAXSUN. La qualité de finition est irréprochable, le look sort du lot et elle arrive munie du nouveau BIOS de la marque. Un véritable coup de cœur, désormais disponible en Europe.

SSUPD Xhuttle

Le processeur

Pour le CPU de nos deux configurations, nous choisissons un modèle milieu de gamme très efficace : le Intel Core Ultra 5 245K. Il s’agit d’un modèle peu exigeant en terme de dissipation mais très polyvalent.

La carte graphique

Côté GPU, pour cette configuration milieu de gamme, nous faisons confiance à un des meilleurs rapports qualité/prix du moment : AMD Radeon RX 9070 XT. Le modèle sous air est une Gigabyte Gaming OC. Le modèle sous eau est une XFX Mercury équipée d’un waterblock Bitspower Nebula. Elles sont toutes deux alimentées par trois connecteurs PCIe 8 pins.

SSUPD Xhuttle

Première configuration : AIO

Pour ce premier montage, nous profitons de l’occasion pour découvrir l’AIO My Valkyrie V360 Lite. 

Encore un coup de cœur, avouons-le ! Cet AIO se propose de joindre le style à la performance et il le fait fort bien. Nous vous proposerons un test détaillé à la rédaction, mais nous pouvons déjà affirmer qu’il nous a tapé dans l’œil.

Ce premier build est alimenté par une Thermaltake Thoughpower GT1000 SNOW.

Seconde configuration : modding

Chez OCC, on aime le modding et le watercooling custom. Certains boîtiers se prêtent mieux que d’autres à l’exercice. Le SSUPD Xhuttle revient souvent dans les discussions sur le sujet. Capacités d’intégration, airflow atypique, etc. Nous avons décidé d’assembler une boucle entièrement faite de tubes rigides pour nous faire notre propre idée. Et pour pimenter un peu l’aventure : nous utiliserons des tubes en métal.

Radiateurs et ventilation

Selon l’épaisseur de ceux-ci, le Xhuttle peut supporter deux radiateurs 360 mm. Cependant, pour des raisons purement esthétiques (combler le vide en partie basse), nous avons choisi d’utiliser des modèles épais, nous limitant à 240 mm en bas.

En partie basse, nous trouverons un modèle HardwareLabs Multiport 240 mm et sur le côté un Bitspower Leviathan XF360 mm.

La ventilation est assurée par six Thermaltake Swafan EX12 ARGB. 

Il va sans dire que notre modeste configuration n’avait pas besoin d’une telle capacité, mais nous testons avant tout le potentiel du boitier.

Réservoir et pompe

Nous restons chez Bitspower avec un réservoir en verre très haut de gamme : Premium Cuboid 150 (Hercules Pump)-V2. Il intègre la pompe Hercules de la marque. Celle-ci est particulièrement discrète et efficace, mais a le mauvais goût de dépendre d’une volute de pompe propriétaire. Impossible de la remplacer par un modèle D5 ou DDC standard en cas de panne.

Waterblocks

Toujours chez Bitspower, nous utilisons le waterblock GPU Nebula pour RX 9070 XT. On se réfèrera au test du FSP M580 PLUS pour les détails sur ce block.

Pour le CPU, nous découvrons le waterblock Summit Prime Core, un nouveau modèle fraichement débarqué chez Bitspower. Il possède, comme le block GPU, une façade amovible et personnalisable. Elle est aimantée également.

Il est temps de passer aux montages !

[nextpage title= »Montage de la première configuration »]

SSUPD Xhuttle : Première configuration et remarques générales

Le montage de cette première configuration sera aussi l’occasion de faire la majorité des observations générales. Celles-ci ne seront pas répétées en seconde partie.

Préparation de la carte mère

Nous ferons ici le seul et unique reproche à notre MAXSUN MS-iCraft Z890 Arctic. Les dissipateurs SSD sont fixés par des vis, là où la concurrence a largement généralisé le montage sans outil.

Pour le reste, c’est une partie de plaisir. Le montage est fait en quelques minutes. L’installation de l’AIO My Valkyrie V360 Lite est sans surprise. Backplate au dos de la carte puis standoffs autour du CPU puis mise en place du bloc pompe. Le montage dans le châssis est lui aussi une formalité. En effet, le support ventilateurs peut être extrait (une seule vis) pour la préparation du radiateur en dehors de la case. Un vrai bon point. Nous choisissons le support latéral. Installer le radiateur de ce type d’AIO en bas ferait de la pompe le point haut du circuit, ce qui est fortement déconseillé.

La cover du V360 Lite arbore un look « mécanique » plutôt original. Elle a le mérite de se démarquer des modèles avec écrans vus un peu partout. Elle est orientable dans n’importe quelle direction, pratique ici car la carte mère est pivotée à 90 degrés.

Il n’y a donc qu’une seule configuration possible pour la majorité des AIO du marché. En revanche, rien n’interdit de tourner le Xhuttle à 90 degrés pour qui recherche un look différent. Dans ce cas, l’AIO sera installé sur le second emplacement.

La carte graphique

Pour ce premier build, nous utilisons une carte sous aircooler, la Gigabyte RX 9070 XT Gaming OC. Bien que relativement imposante, elle prend place sans difficulté dans le SSUPD Xhuttle. C’est un excellent point en soi mais aussi un choix esthétique propre à chacun. Ainsi, à moins de posséder un des énormes modèles de cartes actuels (Astral ou Noctua par exemple), le boitier pourra paraitre un peu « vide ». Difficile de le reprocher à la marque, mais à prendre en compte.

Les entrées/sorties GPU et carte mère sont en partie haute, dans la chambre dédiée.

L’alimentation et les câbles : on aime

Nous fixons l’alimentation ATX Thermaltake Toughpower dans la chambre arrière et découvrons un espace généreux. La gestion des câbles et des extensions est très simple. SSUPD recommande même un parcours pour chaque câble dans le manuel utilisateur. La place ne manque pas. Les velcros d’origine sont bien placés et, détail qui fait la différence, un cache plastique amovible couvre le coté de la carte mère au niveau du 24 pins.

S’il fallait une ombre à ce tableau idyllique, nous pourrions évoquer les câbles d’alimentation GPU. Ceux-ci sont plus complexes à dissimuler. L’usage d’extensions (choix que nous ferons pour le second build) ou de câbles sur mesure est recommandé.

SSUPD Xhuttle : premier verdict

Le montage d’une configuration classique dans le SSUPD Xhuttle est extrêmement plaisant. Malgré son originalité et ses choix inhabituels, il s’avère facile à vivre. L’expérience utilisateur est globalement excellente. Il faudra un temps d’adaptation pour la connection des périphériques dans la chambre haute mais la trappe (amovible sans outil) rend l’opération aisée. Le module entrées/sorties du Xhuttle reste accessible directement.

Sur le bureau, son look asymétrique impressionne. Les vitres offrent une belle vue sur les composants. La bande RGB, pilotable aux boutons ou depuis le logiciel carte mère, est suffisamment dense. Enfin, il conserve un encombrement restreint.

Les trois ventilateurs d’origine assure un flux d’air satisfaisant et plutôt naturel dans notre cas. L’air frais est aspiré en partie basse puis évacué au travers de l’AIO. Une courbe de ventilation adaptée permettra de maintenir une pression positive. A noter qu’il est envisageable d’ajouter des ventilateurs en haut. Nous pensons qu’ils n’apporteraient rien de plus mais compliqueraient inutilement l’accès aux ports GPU et carte mère.

[nextpage title= »Seconde configuration et verdict »]

SSUPD Xhuttle : seconde configuration et watercooling custom

Passons au custom ! Il nous tardait de découvrir par nous-même les capacités du chassis dans le domaine.

Préparation du châssis

Avant d’installer le moindre composant, nous prenons le temps de réaliser un perçage en partie haute du boîtier, à côté des slots PCIe. Nous y ajoutons un pass-through qui nous permettra de faire communiquer les chambres haute et basse pour le routage des tubes.

Installation du waterblock Bitspower Summit Prime

L’installation de ce superbe waterblock Bitspower implique le retrait de l’ILM d’origine du CPU. Le but est d’obtenir le meileur contact possible avec l’IHS. Nous conseillons vivement d’installer le CPU avant de retirer l’ILM, afin de protéger les pins du socket CPU.

SSUPD Xhuttle

Une fois l’ILM retiré, nous installons l’indispensable cadre de contact puis appliquons la pâte thermique. Enfin, nous positionnons et vissons le block. Le serrage est assuré par quatre vis au dos de la carte. Il n’y a pas de backplate.

Nous conservons la cover noire d’origine mais rappelons qu’il est possible de la personnaliser, même après l’installation (elle est magnétique).

Le réservoir Premium Cuboid

Ce réservoir est en verre et c’est une superbe pièce. Il rivalise directement avec le célèbre Ultitube de Aquacomputer mais adopte un style différent (cubique comme son nom l’indique).

Notre modèle est équipé de la pompe Hercules de Bitspower.

Nous recherchons un look noir et blanc pour ce build mais le Cuboid se distingue par un accent doré en plein centre. Nous démontons donc l’ensemble pour le peindre en noir et… retourner cet accent. Pourquoi ? Car les larges fittings de la nouvelle gamme Artemis sont incompatibles avec celui-ci. Lors du vissage sur le port « entrée » du réservoir, la bague du fitting entre en contact avec l’accent. Son retrait pur et simple n’est pas une option car il participe au maintien du joint d’étanchéité du réservoir (voir la vidéo ci-dessous).

Préparation des radiateurs

Nous retirons les deux supports ventilateurs du chassis pour travailler plus facilement.

Pour le côté, nous fixons le radiateur Bitspower Leviathan 360 mm et trois ventilateurs Thermaltake avec les pales standards. Ils assureront l’extraction d’air.

Pour le bas, nous fixons le radiateur 240 mm et le munissons d’une vanne de vidange. Il sera le point bas du circuit. Nous complétons par deux ventilateurs Thermaltake avec pales inversées. Ils assureront l’apport d’air frais.

Nous profitons de la facilité de travail pour fixer le réservoir sur l’un des ventilateurs grâce au support optionnel (non fourni avec le réservoir mais vendu par Bitspower). Afin de fixer le premier tube métallique entre réservoir et radiateur sans le contraindre, nous ajoutons des standoffs sous le réservoir. Les tubes en laiton Bitspower sont livrés pliés à 90°, pas d’angle 45° disponible. Nous avons donc besoin de ces quelques millimètres supplémentaires en hauteur.

Une fois l’ensemble paré, nous le replaçons aisément en bas du châssis et le verrouillons avec la vis prévue.

Les tubes et les fittings Artemis

Nous profitons de ce montage pour découvrir plus en détails la gamme Artemis de Bitspower. Les nouveaux modèles sont en net décalage avec l’identité visuelle précédente de la marque. Et ce n’est pas pour nous déplaire. Ils assument totalement leur look imposant et l’encombrement qui va avec. De fait, ils ne conviendront pas à tous les usages et seront à proscrire en espace réduit.

Mais ici, dans la grande chambre principale du Xhuttle, ils apportent un vrai caractère visuel. La gamme est cohérente et plutôt complète, ne manquent que des offsets assortis.

SSUPD Xhuttle

Les fittings rigides 14 mm Artemis adoptent un système d’étanchéité très robuste constitué d’un unique large joint maintenu en pression par une petite bague avant la bague principale. Ainsi, la pression est apliquée uniformément sur le joint et son insertion dans le logement prévu est parfaite. Un franc succès en pratique : nous n’avons rencontré aucune difficulté pour obtenir l’étanchéité du circuit. Nous utilisons pourtant des tubes en métal, connus pour ne pardonner aucune imprécision. Après la bague de serrage, un anneau décoratif aimanté complète l’esthétique de l’ensemble. L’aimantation est faible et le maintien de cet élément décoratif décevant. L’ensemble Artemis et tubes laitons Bitspower se marie fort bien.

Résultat final

Ne nous reste qu’à réaliser des mesures précises et à couper nos tubes en conséquences. Le montage se passe très bien. L’accessibilité est plus que satisfaisante et notre boucle prend forme. Une fois le test d’étanchéité (0,5 bar) effectué, nous passons au remplissage.

Le retrait de l’air du circuit est relativement long. Le point haut du circuit, constitué par le tube installé dans la chambre I/O, se trouve plus haut que l’orifice d’évacuation d’air du réservoir. Mais l’air finit inévitablement par rejoindre le réservoir et être évacué.

Nous n’avons pas conduit de benchmark sur ce montage. La configuration custom est très largement surdimensionnée et il nous a semblé évident qu’elle parviendrait à refroidir nos composants sans difficulté. Surtout, il devait sans délai devenir le PC de streaming dédié aux lives modding OCC. C’est dans cet usage que nous l’avons immédiatement testé.

Quelques réglages et… streaming !

Juste avant de passer au stream, nous prenons le temps de mettre à jour l’ensemble des pilotes et le BIOS MAXSUN. La mise à jour BIOS est faite depuis le BIOS lui-même grâce à l’onglet dédié.

Afin d’obtenir une pression positive tout en limitant les nuisances sonores, nous établissons deux courbes de ventilations décalées d’environ 20% entre les deux ventilateurs « entrée » et les trois d’évacuation. La pompe est fixée à 60% de sa vitesse nominale.

SSUPD Xhuttle

Le résultat est très satisfaisant. Nous ne qualifierons pas le PC d’inaudible car les Swafans ARGB sont plus bruyants que leurs homologues Toughfans à vitesse équivalente. Mais le niveau sonore est plus que supportable et n’a en rien perturbé le live. A quelques centimètres, nous entendons à peine la pompe.

Après trois heures de live, GPU et CPU refusent catégoriquement de dépasser 50°C. Leur température moyenne est plus proche de 35°C. Sans surprise.

SSUPD Xhuttle

Conclusion

En un mot comme en cent, le SSUPD Xhuttle est un excellent boîtier. Il parvient à combiner originalité et facilité d’usage dans un exercice de style réussi. Il impose quelques limitations détaillées dans ce test mais elles semblent minimes au regard de ce qu’il offre par ailleurs.

Châssis showcase par excellence, il se prête volontiers à l’exercice du watercooling custom. Il n’est pas le meilleur (nous avons dû percer pour obtenir un routage parfait des tubes) mais il tutoie volontiers les champions dans le domaine.

SSUPD fait un véritable pas de côté avec ce modèle et impose son style avec brio.

 

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