La Chine, toujours sous le coup de sanction américaine pour l’empêcher de se doter de technologies de pointe, fait face à un caillou dans sa chaussure. C’est un truc tout bête, mais qui empêche le pays de progresser dans le développement de ses propres solutions à destination de l’IA : la pénurie de mémoire HBM qui guette le pays !
HBM : des pénuries à venir en Chine ?
Les sanctions américaines n’impactent pas que les livraisons de gros GPU, mais certains composants sont aussi concernés. C’est notamment le cas de la mémoire à haute bande passante ou HBM qui est soumise à restriction. Bien entendu, le pays, avant l’entrée en vigueur de ses sanctions, a pu sécuriser un stock conséquent de puces mémoires puisque l’on parle quand même de 11,4 millions d’unités… Mais ce stock ne durera pas indéfiniment et il faudra bien le renouveler.
Pour ça, le pays pourrait bien se doter lui-même de ses propres appareils de production. Cela passerait par des fabricants comme CXMT et YMTC qui pourraient se fournir en équipement spécialisé, puisque ce type de mémoire, du fait de sa conception empilée, nécessite un appareillage de production bien différent de celui de la DRAM classique. Encore une fois, pas le choix, pour se fournir en équipement, il faudra passer par des fournisseurs occidentaux.
On apprend également que le pays pourrait être en mesure de produire de la HBM3E d’ici 2026. La condition derrière cela est simple, il faut que le pays continue ses investissements dans le secteur et que les sanctions sur les équipements ne se durcissent pas davantage. Si tout se maintient, la Chine pourrait être autosuffisante et ne dépendrait plus d’acteur étranger pour obtenir cette précieuse mémoire. Les capacités de productions des puces IA comme la Huawei Ascend 910C ne seraient alors plus limitées à ce que l’occident autorise !


