[nextpage title= »Introduction : »]
On parle de simracing depuis longtemps, mais ces derniers temps, le phénomène a littéralement explosé. La demande grimpe en flèche, le nombre d’adeptes augmente chaque jour et l’offre se diversifie à grande vitesse, avec une concurrence plus féroce que jamais. De nouvelles marques apparaissent et commencent même à grappiller des parts de marché, voire à prendre la place des géants historiques comme Fanatec sur le segment du direct drive haut de gamme.
Mais dans tout cela, que propose Logitech G ?
C’est précisément la question du jour, avec le test du Logitech G RS50. Logitech avait déjà lancé il y a quelques mois le Pro Racing Wheel, un direct drive ultra haut de gamme dans les 1000 euros. Aujourd’hui, la marque complète sa gamme avec le RS50, un simulateur en direct drive plus accessible à 649 euros (sans pédalier), mais qui ne manque pas d’arguments. Merci à Logitech G pour la mise à disposition de cet exemplaire.
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[nextpage title= »Le bundle »]
On retrouve un bundle simple et efficace, avec une boîte aux couleurs blanches et bleues, mettant en avant l’image du produit. Une mention sur la boîte indique si vous avez une version PlayStation ou Xbox. Dans mon cas, j’ai la version qui sera dédiée à la console PlayStation.
Dans le bundle du RS50, nous retrouvons le volant lui-même, la base moteur, ainsi que le kit de fixation permettant d’installer le volant sur un bureau, par exemple.
Pour le pédalier, on retrouve une boîte grise avec, encore une fois, la photo du produit mise en avant ainsi que les caractéristiques sur la face arrière.
Vous allez retrouver le support du pédalier et les deux pédales qui ont comme fonction : frein et pédale d’accélérateur. La pédale d’embrayage est vendue à part du bundle. Ensuite, il y aura la visserie et des petites pièces antidérapantes à fixer en dessous du pédalier pour éviter qu’il ne bouge lorsque vous allez appuyer sur les pédales pendant votre session de simracing.
Pour rappel, le Logitech G RS50 est au prix de 649,99 euros et comprend le volant ainsi que la base moteur. Pour le pédalier, qui est le G RS Pedals, celui-ci est au prix de 149,99 euros, pour rappel, sans la pédale d’embrayage vendue à part. La configuration avec le volant, la base moteur et le pédalier revient donc à un tarif de 799,98 euros.
[nextpage title= »Le simulateur et le pédalier »]
Pour la présentation du bundle du RS50 dans le détail, nous allons débuter par le volant, qui est la première pièce à laquelle vous aurez accès lorsque vous ouvrirez le carton.
Le volant du RS50:
Le volant a un diamètre de 29 cm, avec une structure en aluminium brossé et un arceau revêtu de cuir TPU de très bonne qualité et agréable au toucher. L’épaisseur de l’arceau le rend très confortable à la prise en main.
Le volant est équipé de plusieurs boutons à gauche et à droite, ainsi que de molettes de commande de chaque côté. Vous pourrez assigner plusieurs réglages et raccourcis pour votre jeu pour les différentes molettes.
En ce qui concerne les palettes placées à l’arrière du volant, on retrouve une finition en aluminium brossé, mais cette fois-ci noire. La qualité sonore lors de l’appui et le retour en main sont, encore une fois, très agréables.
On sent que Logitech a vraiment soigné les détails sur les palettes, car chez la concurrence, elles sont souvent négligées en termes de finition. Il s’agit pourtant d’un des éléments les plus importants d’un volant.
Ici, on a un clic net et précis, avec un très bon retour en mains, ce qui apporte une véritable sensation de qualité et surtout un réel plaisir à l’utilisation.
Je tiens à préciser qu’il s’agit de palettes magnétiques, ce qui permet d’obtenir un excellent retour au clic, ainsi qu’une meilleure fiabilité et précision lors des changements de vitesse.
C’est un point important, d’autant plus que tous les concurrents ne proposent pas ce type de palettes dans cette gamme de prix.
Le Quick Release de Logitech, par rapport à ce que j’ai déjà pu avoir en main par le passé chez une marque allemande, est extrêmement réussi. Le système n’accroche pas lorsqu’on exerce une pression pour le déverrouiller ou le mettre en place sur la base moteur du RS50, et c’est également le cas lorsqu’on souhaite le retirer.
Il n’y a aucun jeu ni blocage ou frein et, honnêtement, ça respire la qualité.
Sur ce genre de détails, je n’attendais pas Logitech à ce niveau, et c’est une très bonne surprise.
La base moteur du RS50 :
La base moteur du RS50 est entièrement finie en métal noir, avec un design clairement inspiré de Fanatec, pour ne pas le citer. Cela n’empêche pas, encore une fois, une finition exemplaire de la part de Logitech ! La base moteur offre un couple maximal de 8 Nm, réglable. Petit plus, nous retrouvons un petit écran situé au-dessus de la fixation du volant, sur lequel nous reviendrons un peu plus tard dans l’article.
À l’arrière de cette base moteur, on retrouve tout simplement la connectique du volant, ainsi qu’un bouton « Start / Stop » permettant d’allumer ou d’éteindre la base. Le connecteur d’alimentation est un connecteur rond, alimenté par un bloc de charge externe.
On retrouve ensuite plusieurs ports USB pour connecter le pédalier et les autres accessoires, ainsi qu’un port USB-C destiné à connecter la base à votre ordinateur ou à votre console.
Pour la fixation de la base moteur du RS50 sur un bureau, Logitech utilise un système de serrage type serre-joint, simple et efficace. On retrouve d’abord un support en plastique, fixé sous la base à l’aide de quatre boulons. Ce support sert de logement à la vis de serrage.
La vis de serrage ne se visse pas directement dans la base, elle vient se clipser dans le support en plastique. Une fois la base positionnée sur le bord du bureau, il suffit de tourner la molette pour que la vis remonte et plaque fermement la base contre le plateau.
J’ai trouvé ce système plutôt bien pensé permettant un montage est ultra rapide, simple et qui ne présente aucune difficulté particulière. C’est clairement un gros point positif de la part de Logitech.
Pour en revenir à l’écran, l’accès se fait à l’aide d’un petit bouton noir situé à droite de l’écran. La navigation s’effectue ensuite directement avec les molettes du volant. Depuis cet écran, il est possible d’accéder à l’ensemble des réglages, comme le réglage du couple du volant, ou encore l’affichage d’un overlay du couple utilisé pendant votre session.
L’écran est plutôt bien intégré et reste facilement lisible pendant l’utilisation du volant.
Au final, on se retrouve avec un bundle haut de gamme, plutôt sobre, qui ne prend pas trop de place, la base moteur restant assez compacte. Comme souvent chez Logitech G, on a quelque chose de simple, mais avec une qualité de construction exemplaire.
Le RS Pedals :
On retrouve un pédalier en load cell de 75 kg. Le principe de la load cell repose sur un capteur de pression qui mesure la force réellement exercée sur la pédale de frein lors d’un freinage. Ce système offre une précision nettement supérieure et des sensations plus réalistes qu’un pédalier classique, ce qui le rend beaucoup plus performant.
Pour le pédalier, dans le carton, il est livré en trois parties. On retrouve le support de pédalier, la pédale de frein et la pédale d’accélérateur. Pour fixer les pédales, il suffit de les positionner sous le support et d’installer les vis prévues pour les maintenir en place. L’ensemble du pédalier est entièrement en métal noir, de très bonne facture. Je précise également que la pédale d’accélérateur est plus large que celle de frein, ce qui s’est révélé assez agréable à l’utilisation.
C’est la pédale d’accélérateur qui permet de relier l’ensemble des pédales entre elles, grâce à une connectique ressemblant à un port et un câble Ethernet. L’ensemble est ensuite relié à la base moteur via un connecteur USB type C, qui permet la connexion du pédalier.
À l’arrière du pédalier, il est possible d’installer un patin antidérapant sur chaque pédale, qu’il suffit simplement de visser. Si vous n’utilisez pas de châssis, l’utilisation de ces patins est, selon moi : indispensable ! Sans eux, le pédalier a tendance à se déplacer, ce qui devient rapidement inconfortable à l’utilisation.
Le pédalier est compatible avec d’autres volants Logitech plus accessibles, comme le G923 par exemple, et il est également compatible avec des produits d’autres marques.
[nextpage title= »Le soft »]
L’un des éléments les plus importants en simracing reste le logiciel du volant et du pédalier.
Soit l’expérience est fluide et intuitive, soit c’est un véritable parcours semé d’embûches, avec des interfaces parfois datées, chez certaines marques, et peu lisibles. Un bon logiciel doit avant tout être simple, clair et permettre de régler facilement son volant et son pédalier, sans complexité inutile afin de profiter rapidement de votre équipement.
Avec Logitech, c’est chose réussie. Le logiciel maison G Hub, dédié à l’ensemble des périphériques Logitech, prend en charge la gestion du volant et du pédalier, et se montre extrêmement bien conçu. C’est sans doute l’une des interfaces les plus simples et ergonomiques que j’ai pu utiliser.
On sent que Logitech G a énormément travaillé son écosystème matériel, sans négliger le logiciel, et cela fait vraiment plaisir. Au final, on se retrouve avec un logiciel clair, sans fioritures, et surtout très lisible. Pour moi, c’est clairement le mot d’ordre, et le pari est réussi. Je pense aussi aux débutants, pour qui le logiciel sera facilement accessible et compréhensible, même sans expérience préalable en simracing.
Le logiciel permet de régler entièrement le volant et le pédalier, comme vous pouvez le voir sur les images ci-dessus. La plupart des réglages disponibles dans le logiciel peuvent également être effectués directement depuis le volant via son écran, même si cela reste plus simple et plus confortable depuis le logiciel.
[nextpage title= »Mon retour après 1 mois d’utilisation »]
Mes impressions :
Le montage :
Déjà, commençons par le montage, qui est clairement l’un des gros atouts du RS50 de Logitech G. Comme vous l’avez compris, n’ayant plus de châssis de simracing, j’ai dû tester le volant directement sur mon bureau. Et sur ce point, Logitech a vraiment bien travaillé. Il suffit de fixer le support en plastique sous la base moteur, un support que l’on peut laisser en place en permanence. Ensuite, il ne reste plus qu’à clipser ou déclipser la vis de serrage pour installer ou retirer le volant du bureau en quelques secondes.
Honnêtement, le système de fixation est un énorme point fort : c’est simple, efficace, rapide à démonter et à remonter. C’est un détail qu’il faut absolument souligner, car la majorité des utilisateurs n’ont pas de châssis dédié. Beaucoup jouent directement sur un bureau et doivent démonter leur setup une fois la session terminée pour pouvoir utiliser leur espace de travail normalement. Sur ce point, Logitech apporte une vraie réponse pratique, et c’est exactement ce qu’on attend sur ce type de produit.
Le volant :
Déjà, commençons par le revêtement en cuir TPU du volant. Il est réellement confortable, même lors de longues sessions. Et surtout, point important, après plus d’un mois d’utilisation régulière, un soir sur deux, alors que le volant avait déjà été utilisé auparavant par d’autres reviewers, aucune marque d’usure n’est apparue sur le revêtement. C’est généralement un point qui suscite beaucoup d’inquiétudes chez les utilisateurs, et ici, clairement, il n’y a rien à craindre.
Concernant la base moteur, les 8 Nm de couple sont largement suffisants pour le commun des mortels. Le volant retranscrit parfaitement toutes les informations nécessaires, avec une excellente précision. Le retour de force est excellent et surtout fiable. On a un volant qui n’est jamais traître dans ses réactions.
Au final, on est face à une très bonne copie de ce que doit être un Direct Drive. Il conviendra aussi bien à un débutant qui souhaite passer à du matériel sérieux et évoluer, qu’à un utilisateur plus expérimenté qui trouvera dans ce bundle tout ce qu’il faut pour se faire plaisir, sans frustration.
La compatibilité :
La compatibilité, c’est un peu le nerf de la guerre quand on parle de volant. Il suffit qu’un jeu ne le prenne pas correctement en charge pour que tout se complique : réglages laborieux, retour de force étrange, sensations incohérentes, et au final une expérience qui peut vite devenir frustrante. Dans l’ensemble, ici, la compatibilité est plutôt bonne. Sur la majorité des jeux testés, le volant est bien reconnu et fonctionne comme prévu, sans prise de tête particulière.
En revanche, j’ai rencontré un vrai souci avec Le Mans Ultimate (LMU). C’est pourtant l’un des jeux les plus joués en ce moment, et à l’heure actuelle, il n’est pas encore correctement pris en charge. Résultat : le retour de force est mal géré et les sensations de conduite deviennent assez désagréables, avec l’impression que rien ne fonctionne vraiment comme il devrait. On espère clairement que ce point sera rapidement corrigé, car une fois ce problème réglé, l’expérience pourrait être excellente.
Le logiciel :
Pour le logiciel, comme vous l’avez sûrement déjà compris, j’ai vraiment été séduit. On est sur quelque chose de simple, rapide et agréable à utiliser dès les premières minutes. Tout se règle facilement, sans avoir à passer des heures dans des menus compliqués ou des sous-réglages à rallonge. L’interface est moderne, claire, et surtout logique. On comprend vite où aller et quoi modifier, sans se prendre la tête.
C’est clairement un logiciel pensé pour tout le monde : le débutant pourra l’utiliser sans difficulté, et l’utilisateur plus expérimenté y trouvera aussi ce qu’il faut pour affiner ses réglages.
[nextpage title= »Ma conclusion »]
J’attendais beaucoup de Logitech sur le segment du Direct Drive. J’avais une mauvaise image de la marque avec ses gammes inférieures, comme le G923, que je trouvais trop cher, avec une technologie vieillissante et dépassée. Du coup, j’avais pas mal d’interrogations sur l’arrivée de Logitech G dans le Direct Drive.
Et honnêtement, je suis bluffé. Je ne m’attendais pas à un travail aussi complet, notamment sur la qualité globale de la finition.
Par rapport à la concurrence, en termes de ressenti sur la base moteur du RS50, on a quelque chose de très précis, avec un excellent retour sur les effets de sol, le comportement des pneumatiques et les informations de piste en général.
Le volant, en lui-même, est très agréable à utiliser et bien équipé en boutons, tous facilement accessibles en conduite. C’est donc un point très positif sur l’ergonomie. Le RS50 de Logitech est, pour moi, une véritable alternative à Fanatec ou au géant actuel Moza. Et pour ceux qui pensaient que Logitech n’était pas capable de proposer un Direct Drive qualitatif, vous risquez d’être agréablement surpris.
C’est sûrement l’une des meilleures expériences que j’ai eues dans cette gamme de prix.
Je trouve sincèrement que Logitech peut frapper fort et bousculer sérieusement la concurrence. Et pour finir, parlons du pédalier, les RS Pedals, car c’est une véritable surprise. Proposer un load cell de 75 kg à 149,99 €, avec un tel niveau de qualité et de performance, c’est franchement impressionnant.
On a aimé :
- La qualité de fabrication
- La facilité de montage et démontage
- Un Direct Drive made in Logitech G, précis et efficace.
- Un excellent logiciel simple d’utilisation
- Une excellente cellule de charge
On aurait aimé :
- Un prix peut être un peu trop élevé
Encore une fois, merci à Logitech G de nous avoir offert l’opportunité de passer en revue ces différents composants !
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