Test : ROG Crosshair X670E Extreme

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Après vous avoir testé la petite bombe qu’est la ROG Crosshair X670E Gene avec son format micro-ATX, on change de dimension pour passer sur du E-ATX avec la ROG Crosshair X670E Extreme. Cette version « Extreme » qui combine pour le chipset X670E, tout ce qui se fait de mieux, que ce soit en terme de connectiques, BIOS mais aussi d’overclocking ! Si vous cherchez la carte ultime chez Asus au chipset X670E, cela pourrait bien être ce modèle. Cette nouvelle carte mère dispose du nouveau socket AM5, du support de la DDR5 et selon le chipset du PCIe Gen5 et/ou de SSD Gen5.

La carte mère ROG Crosshair X670E Extreme

N’oubliez pas que nous avons posté hier ce lundi dédié aux performances des Ryzen 9 7950X, Ryzen 9 7900X, Ryzen 7 7700X et Ryzen 5 7600X. Un merci tout particulier à Asus France qui nous offre l’opportunité de vous proposer ce test de la ROG Crosshair X670E Extreme.

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L’architecture :

Cette ROG Crosshair X670E Extreme est architecturée autour du nouveau chipset X670E. À l’heure actuelle, nous savons que AMD a prévu de lancer plusieurs « nouveaux » chipset dans les semaines à venir.
En plus de ce chipset X670E, nous verrons aussi débarquer des cartes mères en X670, B650E et B650. Dès la fin du mois d’octobre, l’ensemble de ces quatre chipsets devrait être disponible pour le grand public. Voici un tableau qui met en lumière les différences entre ces quatre chipsets. Le chipset B650E pourrait se montrer lui aussi très intéressant pour se monter une configuration avec un Ryzen 7000.

Le bundle :

Un petit tour par le bundle de cette ROG Crosshair X670E Extreme afin de voir si celle-ci bénéficie « d’accessoires particuliers ». Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y a pas mal de choses à vous présenter avec un bundle utra complet !

Mais quelques goodies sortent du lot avec la présence d’un porte clé ROG, un support pour GPU ainsi que le « ROG True Voltician ». Il s’agit d’un oscilloscope au format USB et qui est dans la suite du V-Latch toujours intégré sur le PCB de la carte mère. Sachez aussi que le port mini-USB qu’il possède lui permet de gérer le logiciel sur un PC à part.

Il s’agit d’un module que nous avons déjà retrouvé dans le bundle des Z690 APEX et Extreme. Il semble que ce module soit désormais présent sur les versions de cartes mères haut de gamme d’Asus. On retrouve ensuite une série d’accessoires toujours bien utile comme un ROG FAN contrôleur, le nouveau support SSD M.2 de seconde génération et un ROG Clavis DAC. Il s’agit en réalité d’une carte son USB-C vers Jack 3.5 mm. Elle fournit la possibilité de bénéficier d’un son amélioré pour un rendu audio de qualité studio. De plus, elle bénéficie de la technologie de suppression du bruit ASUS AI qui améliore le microphone de votre casque en éliminant le bruit de fond.

Asus fournit aussi une carte PCIe qui bénéficie d’un emplacement pour un disque dur au format SSD M.2 et compatible PCIe 5.0. L’intérêt est que lorsque ces disques seront disponibles, vous pourrez en ajoutant un à votre configuration via cette carte. Actuellement aucun SSD n’est disponible dans cette norme mais ils devraient ne plus tarder.

 

Un nouveau socket, bonjour le socket AM5 :

Après le chipset Z690 et le socket LGA-1700, c’est au tour d’AMD de faire sa révolution. Adieu le socket AM4, bonjour socket AM5. Il est temps d’oublier le socket PGA (Pin Grid Array) dans lequel vous veniez enfourcher votre processeur afin d’accueillir le socket LGA (Land Grid Array). Ce socket ressemblera à ceux déjà présents depuis des années sur les cartes mères Intel. Pourquoi ce changement ? Tout simplement à cause du nombre plus important de broches sur les Ryzen 7000 (1718).

AMD a décidé, avec le socket AM5, de conserver une plaque arrière déjà présente pour le socket AM4. Les 4 trous extérieures qui maintiennent le système de rétention afin de fixer votre système de refroidissement sont toujours présents. L’entraxe entre ces 4 trous est identique au socket AM4, donc vous pourrez encore utiliser votre système de refroidissement.

Mais AMD va plus loin et ajoute 4 trous supplémentaires. Ceux-ci serviront à maintenir le socket AM5 en place mais aussi à tenir la plaque arrière en place. Celle-ci ne devrait donc plus être démontée comme sur la génération précédente. Enfin, le mécanisme de verrouillage change. On retrouve le le cadre de renfort, le cadre de force et le loquet. Une fois votre Ryzen 7000 placé en respectant la position, il suffira de fermer le loquet afin de maintenir celui-ci en place.

Petite remarque suite à mes tests, où j’ai à plusieurs reprises retiré et remis ces nouveaux Ryzen 7000, sachez que la prise en main est loin d’être évidente avec la forme particulière du IHS. Il risque d’y avoir des accidents si vous ne prenez pas garde avec le processeur qui pourrait vous glisser des mains et endommager les pins du socket. Soyez donc prudent !

 

Les différents radiateurs :

Les dimensions de la carte sont de 305 mm x 277 mm, ce qui correspond au format E-ATX. Les couleurs dominantes sur le PCB sont le noir et le gris. C’est un choix d’Asus afin de conserver une couleur neutre afin de s’intégrer à toutes types d’installation. Le design reprend en partie celui de la génération précédente avec une carte qui dispose d’une « armure ». Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle est lourde avec ses ??? 3,080 kg ! Le refroidissement du PCB devrait suivre.

Débutons le tour du propriétaire avec les radiateurs qui sont au nombre de trois !
Tout d’abord, les deux radiateurs situés sur le dessus de la carte mère et qui recouvrent l’étage d’alimentation. Ces deux radiateurs sont reliés ensemble par un caloduc. Le cache plastique, qui recouvre une partie du radiateur et les connectiques externes, dispose d’un  rétro-éclairage Matrix RGB dont nous vous reparlerons plus bas. Nous sommes ici sur un système entièrement passif.

Enfin, le troisième qui recouvre le chipset. Il ne s’agit pas réellement d’un radiateur puisqu’il s’agit de l’emplacement d’une partie du rétro-éclairage RGB. La hauteur est faible afin de permettre facilement la mise en place des cartes graphiques. Comme je l’ai dit, on y retrouve une partie du logo ROG qui a été pixelisée et pourvu d’un rétro-éclairage RGB.

Juste en dessous se trouve une grande partie des outils pour l’overclocking insérés sur le PCB et sur lesquelles nous reviendrons à la page suivante.

 

Le support de la DDR5 :

Ce nouveau chipset X670E apporte également le support de la DDR5. Notre Crosshair X670E Extreme dispose de quatre emplacements pour la mémoire. Les spécifications présentes dans le manuel Asus annonce une compatibilité jusqu’à 6400 MT/s (OC). Nous ne devrions rencontrer aucun souci avec notre kit GSKill Trident Z5 NEO 6000 MT/s CL30.

AMD en collaboration avec les fabricants de barrettes mémoires propose désormais des kits bénéficiant de la technologie « EXPO ». Il s’agit d’une alternative au profil XMP (A-XMP chez AMD). Pour rappel, le XMP permet, via le BIOS, d’activer automatiquement les caractéristiques de votre kit mémoire : la fréquence, les timings ainsi que la tension. La technologie AMD EXPO permettra en plus d’overclocker la DDR5 en un seul click en combinaison avec les Ryzen 7000.

 

Quatre emplacements SSD M.2 et le PCIe 5.0 :

Une plaque en aluminium noire dont la découpe vient parfaitement s’associer avec celle posée sur le chipset, recouvre deux emplacements SSD de type M.2. Il s’agit de deux emplacements de type 2242/2260/2280 PCIe 5.0 x4.

Mais ce n’est pas tout puisque comme sur la génération précédente, afin de gagner de la place, Asus a recourt à un emplacement GEN-Z de seconde génération. C’est la seconde fois que nous rencontrons cette nouvelle génération sur une carte mère ROG puisque la ROG Crosshair X670 Gene en est équipée aussi.

Ce support peut accueillir deux SSD de type M2 2242/2260/2280/22110 mais qui sont différents. L’emplacement GEN-Z.2_1 en un PCIe 5.0 x4 alors que l’autre emplacement GEN-Z.2_2 est lui câblé pour du PCIe 4.0 x4. Le radiateur chargé de dissiper la chaleur de ces disques de stockage évolue aussi et fait désormais appel à un caloduc surmonté d’un radiateur afin de dissiper la chaleur.

La carte mère dispose de deux ports PCIe 5.0 16x (x8/x8) ainsi qu’un port PCI Express PCIe 4.0 fonctionnant en x4. Comme sur les cartes mères Asus Z690 haut de gamme, on retrouve un bouton nommé Q-Release. Lorsqu’une carte est enfourchée dans le premier port PCIe, la pression sur ce bouton, ouvre le système de rétention et libère votre carte graphique. Il s’agissait d’un souci que nous avions relevé sur la génération précédente lorsqu’un radiateur se trouvait trop proche du premier emplacement PCIe.

 

Un écran OLED mais aussi l’écran AniMe Matrix :

Les plus attentifs d’entre vous auront remarqué la présence de l’écran OLED. Celui-ci se situe en position centrale et juste en dessous du socket de la carte mère. Celui-ci peut-être paramétré via le logiciel Asus mais affiche par défaut la séquence Boot de la carte mère.

Et ce n’est pas tout ! Sur le dessus du dissipateur positionné sur le haut de la carte mère, on trouve un écran « Anime Matrix » qui possède pas moins de 222 LED. Il peut être configuré afin de jouer des animations, des images, des animations et visualisation audio personnalisées. Il peut aussi afficher l’heure et la date du système.

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Les outils pour clocker :

Pourquoi cette ROG Crosshair X670E Extreme va très certainement une excellente carte pour l’overclocking ? Tout d’abord parce qu’elle embarque de nombreux outils insérés directement sur son PCB qui vous faciliteront grandement la vie.

  • Le bouton power : permet la mise sous tension de la carte mère.
  • Le bouton FlexKey : par défaut il permet de redémarrer la carte mère en cas d’échec, mais vous pouvez lui donner une autre fonction via le BIOS.
  • Safe Boot : permet de redémarrer la carte même si les paramètres choisis dans le bios ne permettent pas le boot. Cela évite de devoir faire un Clear CMOS et donc de perdre vos paramètres.
  • ReTry Button : lors de tests sous froid, parfois l’OS freeze et un reset ne permet pas de redémarrer la carte mère : seule solution 6, 7 secondes en maintenant appuyé le bouton START. Avec le bouton ReTry, ça redémarre de suite.
  • CLR CMOS : permet d’effacer les paramètres du BIOS lors d’un échec au boot.
  • Le Q-Code LED : permet d’identifier le composant responsable de l’erreur lors du boot, mais aussi d’afficher la température du CPU ainsi que les tensions.
  • Status LED : qui en fonction de leur couleur vous permet d’identifier un problème ou savoir à quel niveau se trouve la tension du composant.
  • ProbeIT : via des câblesTu serais pas un petit peu pédé ? présents dans le bundle, vous pouvez relever très facilement à l’aide d’un multimètre les différentes tensions
  • Slow mode : permet de booter avec un coefficient de 16x et une fois dans l’OS de remettre celui choisi dans le bios. Sous froid, si vous voulez atteindre 6GHz en 60x100MHz, en activant le Slow Mode, vous bootez en 16×100 et dans l’OS, hop vous revenez à 60×100. C’est surtout pour des max screens.
  • RSVD : permet lorsqu’il est activé sous froid (-120 °C) d’éviter les « Cold boot bug ».
  • LN2 Mode jumper : permet d’activer les profils LN2 dans le bios.
  • Alteration Mode : permet de commuter le signal PCIe provenant du CPU entre Gen4 ou Gen3 pour le slot PCIe.
  • V_Latch : en relation avec oscilloscope « ROG True Voltician » présent dans le bundle. Une fois activé, il enregistrera la tension minimale et maximale du vcore.
  • BCLK+ et BCLK- : pour augmenter la fréquence du BCLK par palier soit de 0,1 MHz ou de 1 MHz.

Si vous avez l’opportunité d’acquérir un multimètre, c’est un outil essentiel afin de mesurer avec exactitude la tension de votre processeur. Personnellement, je ne peux plus m’en passer et ça me permet aussi de voir l’impact du « LoadLine calibration » dont je vous parlerai lors des nos tests en overclocking. Avec cette ROG Crosshair X670E Extreme c’est un jeu d’enfant de faire les relevés grâce aux points de mesure de tension présent sur le PCB.

 

Le PCB de cette ROG Crosshair X670 Extreme :

Notre ROG Crosshair X670 Extreme se base sur une alimentation en 20 + 2 + 2 phases. La partie en charge du CPU se compose de 16 phases et sur ce modèle, aucun doubleur, mais attention les phases sont placées en parallèles : elles sont donc réellement au nombre de 8. Le contrôleur est ici une puce Digi+ ASP2205.

Les 20 mosfets sont quant à eux tous des Vishay SIC850 de 110A. Les mosfets dans les étages de puissance génèrent le plus de chaleur car ils sont responsables de la conversion de tension et de la livraison au CPU à partir du connecteur EPS 12 volts.

 

Une connectique ultra complète :

Au niveau des connectiques de notre Crosshair X670E Extreme, c’est bien entendu très complet. Tout d’abord le Clear CMOS ainsi que le bouton permettant de flasher le bios à partir d’une clé USB.

On retrouve ensuite deux ports USB4 de Type-C, neuf USB 3.2 Gen2 (8 Type-A et 1 Type-C), un USB 3.2 Gen 2×2 (Type-C), les embouts pour les antennes Wi-Fi, un port Ethernet 2.5Gb et un 10Gb, une sortie optical S/PDIF Out et les différentes sorties audio. Maintenant que nous avons fait le tour de cette AORUS X670E Master ainsi que de son PCB, direction le BIOS afin de faire le point sur les paramètres disponibles ainsi que les nouveautés.

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En ce qui concerne le BIOS, au premier coup d’œil, on reconnait que nous sommes chez Asus. Les habitués de la marque s’y retrouveront sans aucune difficulté. Pour rappel, l’onglet qui va le plus nous intéressé est « Extreme Tweaker ». Nous sommes sur un BIOS quasiment identiques à celui de la ROG Crosshair X670E Gene.

Avant de débuter, nous vous rappelons qu’il est primordiale de mettre régulièrement à jour votre BIOS. L’avantage d’une carte ROG est que l’équipe d’ingénieurs et d’overclockeurs derrière est très active. Pour l’illustrer, durant la semaine de tests de cette Gene, j’ai reçu pas moins de cinq BIOS différents. Les optimisations et correctifs sont apportés très rapidement. Les captures du bios ont été réalisées avec le profil EXPO activé de notre kit GSKill Trident Z5 NEO 6000 MT/s CL30.

Le « Loadline calibration » est en mode auto pour les tests comparatifs mais nous reviendrons sur sa fonction lors de l’overclocking du Ryzen 9 7950X en page 6. Les autres sections sont présentes depuis les générations précédentes et vous permettent notamment de flasher votre carte mère, de contrôler la vitesse des ventilateurs et de créer des profils de tests.

Notez l’arrivée d’une option très intéressante, eCLK mode, qui permet de désynchroniser la fréquence CPU du PCIe. Il sera donc à présent possible de pousser la fréquence de votre processeur via le BCLK.

Nouveauté aussi pour une carte mère AMD, le BIOS indique à présent un SP pour votre processeur, mais aussi pour chaque cœur et pour les CCD. Le SP est une indication qui permet de donner une idée du potentiel d’overclocking de votre processeur. Plus la valeur est haute et mieux il devrait se comporter en demandant par exemple moins de tension pour fonctionner. Notre Ryzen 9 7950X est évalué à SP 118.

Nous verrons dans la section « overclocking », les tensions primordiales pour le CPU ainsi que pour booster la mémoire DDR5. Enfin, la sauvegarde de profils est vivement recommandée lorsque vous réalisez des tests. Cela permet un gain de temps. Sachez que vous avez aussi la possibilité de les sauver sur une clé USB.

On retrouve un mode LN2, qui devra être activé via un jumper placé sur le PCB. Attention, celui-ci est vraiment dédié aux tests sous froid, donc ne l’activez pas pour des tests en air/water puisque certaines sécurités seront désactivées automatiquement. Une fois celui-ci activé, on retrouve un profil LN2 CPU.

Lorsque nous aurons terminé le tour des cartes mères Z690 présentes au sein du labo, nous ne manquerons pas de tester nos CPU sous azote liquide. N’hésitez pas à demander conseils sur notre forum et discord si vous rencontrez des soucis lors du paramétrage de votre BIOS.

[nextpage title= »La configuration de tests : « ]

Voici la configuration qui sera utilisée pour le test de cette ROG Crosshair X670E Extreme. Pour la publication de ces tests, j’ai utilisé le dernier BIOS en date reçu bien que de nouvelles versions seront très certainement disponibles dans les jours à venir au vue de la réactivité d’Asus. Nous vous proposerons aussi dans les semaines à venir plusieurs guides d’overclocking pour votre processeur mais aussi pour votre kit mémoire.

  • Carte mère : ROG Crosshair X670E Extreme (BIOS 0609)
  • Processeur : AMD Ryzen 9 7950X
  • Mémoire : 32 GB GSKill Trident Z5 NEO 6000 MT/s CL30
  • Carte graphique : MSI GT710
  • Système de refroidissement : waterblock Optimus + radiateur EK de 480 mm
  • SSD : WD SN850 500Go PCIe 4.0
  • Alimentation : Super Flower Platinum 1600 watts
  • Système d’exploitation : Windows 11 64 bits

Remarque qui a son importance ! Nous allons en parler car nous avons eu ce souci sur plusieurs cartes mères X670E. Impossible pour le premier boot de la carte mère d’arriver dans le BIOS avec 2 sticks mémoires. Nous avons du booter la première fois avec un seul stick sinon impossible d’accéder au BIOS. Après ce premier démarrage, plus aucun souci en dual channel.

Un petit tour par CPU-Z afin de s’assurer que tout est parfaitement en ordre avant de débuter nos tests. La fréquence et la tension ne sont pas fixes mais évoluent de façon continue. Nous verrons lors du tests ci-dessous si elles sont bien respectées.

C’est parti pour l’overclocking de ce Ryzen 9 7950X ainsi que de notre kit mémoire GSKill Trident Z5 NEO 6000 MT/s CL30 (EXPO) sur cette ROG Crosshair X670E Gene.

 

Fréquences respectées ?

Un point important à vérifier est que les fréquences soient bien respectées avec le processeur que nous utilisons. Si ce n’est pas le cas, cela pourrait signifier un BIOS problématique, car de base les fréquences de votre processeur doivent être atteintes. Il se peut aussi que cela vienne de votre système de refroidissement si ce dernier n’est pas assez performant. Le processeur atteignant alors de trop hautes températures va se brider et donc réduire ses fréquences.

Voyons ce qu’il en est avec notre Ryzen 9 7950X sous Cinebench R23 en single core et multi core. D’après ce qu’annonce AMD, notre 7950X devrait atteindre sur un seul cœur une fréquence de 5.7 GHz.

Bonne nouvelle puisque lors du benchmark Cinebench R23 sur un seul cœur, on peut voir notre fréquence atteindre les 5825 MHz sur le core#1. Une fois que l’ensemble des cœurs est sollicité, les 8 premiers cœurs du CCD0 atteignent les 5325 MHz et les 8 autres cœurs du CCD1 les 5100 MHz. Notre processeur est donc parfaitement opérationnel pour attaquer nos tests avec un CCD0 plus performant que le CCD1.

[nextpage title= »L’overclocking mémoire : « ]

Une fois n’est pas coutume, nous allons débuter nos tests par la mémoire. L’idée est ainsi de pouvoir ensuite utiliser le meilleur profil en combinaison avec l’overclocking du processeur.
Bon, débutons avec un rappel théorique puisqu’il y a du changement avec l’arrivée de l’architecture ZEN 4 en ce qui concerne la mémoire. Alors que pour les Ryzen 5000, la norme était de conserver un ratio 1:1:1 entre le mclk:uclk:fclk, cela va changer avec les Ryzen 7000. En effet, ceux-ci adoptent la mémoire DDR5. Celle-ci voit sa fréquence augmenter, ce qui implique des changements au niveau de ces ratio. AMD recommande dorénavant pour les cartes mères AM5 en DDR5 un ratio de type 1:1 pour le mclk:uclk et de finalement laisser le fclk en AUTO ce qui aura ainsi comme incidence de le régler automatiquement sur 2000 MHz. Voici théoriquement comment cela va se comporter :

  • DDR5-4800 donnera avec les nouveaux ratios 2400:2400:2000 MHz (mclk:uclk:fclk)
  • DDR5-5200 donnera avec les nouveaux ratios 2600:2600:2000 MHz (mclk:uclk:fclk)
  • DDR5-6000 donnera avec les nouveaux ratios 3000:3000:2000 MHz (mclk:uclk:fclk)

Bon, ça peut paraître un peu compliqué comme cela, mais on va tout vous expliquer. Tout d’abord, pas de panique, si vous activez votre profil XMP ou EXPO dans le BIOS, tout sera paramétré automatiquement. Les explications que nous vous donnons ici sont pour ceux qui désirent overclocker leur kit mémoire.

 

fclk, mclk, uclk, une petite piqure de rappel :

Le fclk est la fréquence de l’Infiny Fabric qui peut être, depuis la génération précédente, contrôlé indépendamment via les paramètres du BIOS. Par défaut, cette valeur est mise en mode AUTO et c’est la carte mère qui va gérer sa fréquence afin d’assurer la stabilité du système. Sa fréquence maximale se situe aux alentours de 2100/2200 MHz mais elle aussi dépendre de la qualité de votre processeur, mais ça, c’est la loterie qui en décidera. Le mclk appelé aussi parfois « memclk » correspond à la fréquence de votre kit mémoire et le uclk est la fréquence du contrôleur mémoire.

Sachez aussi que si vous dépassez la fréquence de 6000 MT/s avec votre kit mémoire, automatiquement la fréquence du contrôleur mémoire (uclk) passera sur un ratio 1:2 toujours dans l’optique d’assurer la stabilité du système. AMD indique que la fréquence et les ratios les plus performants sont 3000:3000:2000 (mclk:uclk:fclk).

 

Overclocking mémoire via les profils du BIOS :

Cette ROG Crosshair X670E Extreme dispose de plusieurs profils mémoires au sein du BIOS en fonction du type de puces de votre kit mémoire. Ici, nous savons que sur notre kit GSKill, il s’agit de puces Hynix. Il s’agit des mêmes profils qui étaient disponibles dans le BIOS de la Crosshair X670E Gene. Les deux BIOS étant quasiment des copies conformes.

Il y a donc deux profils que nous allons pouvoir tester. Le premier passe très facilement et le second a besoin, avec notre kit mémoire, d’un peu plus de tension que ce qui est prévu. Nous avons du augmenter la tension VDDQ de 1.45 v à 1.5 v. Voici les benchs de ces deux profils sous Geekbench 3.4.4.

Et pour terminer, ci-dessus, le tableau du gain de performances obtenus grâce à ces deux profils disponibles dans le BIOS.

Comme on peut le voir, finalement, les deux profils offrent quasiment les mêmes performances. Comme vous le savez, c’est l’overclocking mémoire qui est le plus délicat et nous verrons dans les semaines à venir comment encore progresser sur ce point.

[nextpage title= »L’overclocking CPU : « ]

Maintenant que nous tenons notre profil mémoire à 6400 MT/s CL30, passons à l’overclocking du processeur. Alors, au vue des températures obtenues à la fréquence d’origine sous Cinebench R23, 84°C, alors que nous sommes sous un watercooling custom, la marge d’overclocking risque d’être peut-être assez limitée. En même temps, c’est plutôt aussi une bonne nouvelle puisque notre Ryzen 9 7950X offrira donc d’origine d’excellentes performances.

Actuellement, pour overclocker notre processeur, nous devons soit le faire directement via le BIOS soit via le logiciel AMD Ryzen Master. C’est cette dernière solution que nous avons choisi pour ces premiers tests. Petite remarque avant de débuter, par défaut notre ROG Crosshair X670E Gene offre moins de tension au 7950X (1.21v) ce qui permet d’avoir des températures moins hautes, 84°C contre 91°C sur la X670E Master (1.36v) sur un benchmark de Cinebench R23 en multi.

 

Protocole :

Avant de débuter, il est nécessaire d’avoir un ou plusieurs scores de référence avec votre processeurs aux fréquences stock, c’est-à-dire, sans avoir réalisé aucune modification si ce n’est, avoir activé le profil XMP/EXPO. Il est aussi très important d’avoir à portée de main une feuille qui va vous permettre de noter tous les tests que vous allez réaliser ainsi que les résultats ou échecs. Personnellement, j’ai des centaines de feuilles de mes tests sur lesquelles il m’arrive de retourner afin de savoir comment s’était comporté le processeur sur telle carte mère ou dans telle condition de tests. Ma petite bible à moi.

Pour de l’overclocking H24, il faudra bien sûr prendre plus de temps pour affiner la tension afin de lui fournir le minimum nécessaire mais aussi de régler chaque cœur indépendamment si vous désirez profiter du max du max des performances.

 

Load-Line Calibration :

L’idée de modifier le Load Line Calibration, c’est que la tension choisie soit le plus proche possible de la tension en load. Asus propose plusieurs niveaux de « calibration » et conseille un Level 5 pour l’overclocking. Personnellement, nous avons opté pour un Level 7 afin d’avoir le moins de vdroop possible. En gros, je veux que la tension choisie soit le plus proche possible de la tension en load. Voici un exemple de deux relevés différents que j’ai fait pour les tests.

Les relevés sont réalisés avec un multimètre au niveau du PCB de la carte mère. Il est très important de connaître la réelle tension apportée aux différents composants mais surtout à votre processeur.

 

Fonctionnement du Ryzen 9 7950X :

Une fois n’est pas coutume, c’est via l’OS que nous allons débuter nos tests d’overclocking à l’aide de AMD Ryzen Master. C’est un outil qui peut se prendre en main très facilement et qui est donc très intuitif à condition d’avoir bien compris la structure de votre processeur et ici plus particulièrement celle du Ryzen 9 7950X.

Le Ryzen 9 7950X dispose de deux CCD. Chaque CCD dispose d’un seul CCX qui bénéficie de 8 cœurs. Dans le cas de notre 7950X, aucun cœur du CCX n’est désactivé afin d’en avoir 8 par CCD et donc 16 au total. L’idée va donc être de voir comment se comporte les CCD lorsque tous les cœurs sont sollicités. Nous avons vu en page 5 que le CCD0 se montrait plus performant que le CCD1. Il sera donc possible via Ryzen Master de tenter de pousser celui-ci plus haut que l’autre.

Enfin, vous pouvez aussi décider de varier la fréquence de chaque cœur. Celui qui dispose d’une étoile est celui qui se montre le plus performant des 8 et le second meilleur est lui marqué d’un disque. Pour overclocker, allez sur le profil 1 et sélectionnez overclocking manuel. Vous pouvez ainsi contrôler soit indépendamment chaque CCX soit chaque cœur.

 

Overclocking en différentes étapes :

Nous allons dans un premier temps débuter les tests à 5000 MHz sur les deux CCX avec une tension dans Ryzen Master de 1,15 volt qui lorsque Cinebench R23 multi se lance se fixe sur 1,10 volt. L’idée est ensuite de tester la stabilité sur plusieurs runs de Cinebench R23 multithread. Si c’est stable, j’augmente la fréquence d’un palier de 100 MHz tout en revérifiant la stabilité. Si le benchmark crashe, j’augmente la tension légèrement afin de retrouver une stabilité permettant d’exécuter le benchmark. L’objectif est de se faire assez « rapidement » une idée de la fréquence max benchable.

Premier résultat avec une fréquence de 5400 MHz sur les 16 cœurs pour une tension de 1,19 volt et un score de 40766. Les choses se compliquent ensuite car le CCD1 semble vraiment être moins performant et donc limitant. Mais grâce à AMD Ryzen Master, vous pourrez overclocker les CCD indépendamment. Nous allons donc continuer à pousser le CCD0. Au final, nous avons ainsi pu bencher à 5600/5400 MHz (CCD0/CCD1) et atteindre un score de 41634 points à Cinebench R23. Nous en avons aussi profité pour passer rapidement Geekbench3 à 5550/5400 MHz.

Nous obtenons un excellent score de 41499 points sous CinebenchR23 avec une température de 85°C alors qu’à stock nous avions un score de 39223 pour 95°C. Pour ce qui est de Geekbench 3, le score single core est moins élevé puisque nos cœurs sont à 5.6 GHz contre 5.85 GHz à stock mais le score multi core passe lui de 112664 à 119688 points.

Enfin, pour terminer et c’est une excellente nouvelle, il est possible de désactiver la synchronisation entre la fréquence du BCLK et celle du PCIe via le BIOS. Il sera donc dorénavant possible d’overclocker via la fréquence BCLK. Nous reviendrons très rapidement avec d’autres tests sous froid avec cette GENE.

[nextpage title= »Le mot de la fin : « ]

Voilà, nous avons fais le tour de cette ROG Crosshair X670E Extreme combinée au nouveau processeur de chez AMD, le Ryzen 9 7950X. D’ailleurs, si vous désirez connaître les performances de ce Ryzen 9 7950X face à la concurrence, notre article qui lui est consacré à la gamme des Ryzen 7000 se trouve ici. Nos impressions sont très positives quand à cette association avec cette version ROG Crosshair X670E Extreme qui a tenu toutes ses promesses. Comme nous vous l’avions laissé sous entendre, ce modèle « Extreme » associe tout ce qui se fait de mieux à l’heure actuelle. La connectique est ultra complète avec la prise en charge notamment du PCI-e 5.0 pour le SSD, deux BIOS ultras complets prêts aussi pour l’overclocking. Et pour ne rien gâcher, un superbe design grâce notamment à l’écran Anime Matrix.

Comme c’était déjà le cas pour les BIOS de la version Gene, l’équipe d’ingénieurs et d‘overclockeurs maison de la marque sont depuis plusieurs semaines sur le pied de guerre afin de fournir des correctifs de BIOS le plus rapidement possible. Nous avons reçu pas moins de six BIOS en une semaine avec à chaque fois des modifications visibles. Les outils aussi à destination des overclockeurs sont eux aussi déjà disponibles comme MemtweatIt par exemple. Nous attendons d’ailleurs un nouveau BIOS pour la série Crosshair avec une mise à jour de l’Agesa.

La carte mère ROG Crosshair X670E Extreme

Parlons du point délicat concernant le prix de cette ROG Crosshair X670E Extreme dont le prix recommandé est annoncé par Asus à 1 099,90 euros. Après une recherche en boutique, le meilleur prix est finalement de 1199 euros chez LDLC. Alors oui, c’est chère et même trop chère mais la volonté d’Asus n’est pas d’en faire son produit phare. La marque sait pertinemment bien que ce ne sera pas le modèle le plus vendu sur le chipset X670E. L’idée est de proposer avec cette version « Extreme » une vitrine de son savoir faire et un bundle ultra complet. Pour rappel, les nouveautés qui apparaissent sur ces modèles ultras haut de gamme font souvent aussi leur apparition sur des modèles plus accessibles une ou deux générations par après.

 

ROG Crosshair X670E Extreme :

On a aimé :

  • Un étage d’alimentation ultra performant
  • La possibilité d’utiliser de la mémoire haute capacité et haute fréquence EXPO
  • Le mode LN2 pour les tests sous azote liquide
  • La présence de deux BIOS
  • Les nombreux profils DDR5 au sein du bios pour clocker la mémoire
  • Les « outils » insérés sur le PCB afin de faciliter l’overclocking extrême
  • La bonne surprise d’un overclocking automatique intelligent (AI Overclocking)
  • La réactivé d’Asus pour proposer de nouveaux bios aux overclockeurs
  • Le bouton Q-Release pour libérer votre carte graphique
  • L’oscilloscope USB ROG True Voltician
  • La qualité de l’écran Matrix
  • Le bundle de fou

On aurait aimé :

  • Le prix qui pique fort, trop fort…

médaille award OMF or goldCette ROG Crosshair X670E Extreme est et sera la vitrine technologique de tout ce que peut proposer Asus sur ce chipset. Bien entendu, nombreux d’entre nous n’aurons besoin de tant de technologie, mais comme nous vous l’avons expliqué, le but d’Asus n’est pas de faire de ce modèle la carte la plus vendue. Par contre, certaines des technos présentes sur cette version se retrouveront certainement sur des modèles plus abordables dans les générations à venir. Une carte à réserver aux inconditionnels de ce qui se fait de mieux !

2 COMMENTAIRES

  1. je suis impressionné par la latence stock de votre ram, j’ai « les mêmes » en 6000 30 38 38 avec profil Expo… et la même carte mère et j’ai 15% de latence en plus sur le test mémoire Aida

    ( sans compter les vitesse R/W/C qui sont aussi inférieures )

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