Le test
La Razer KIYO V2 :
Quand Razer développe une webcam, l’objectif est clair : faire oublier les modèles milieu ou haut de gamme de la concurrence, qui promettent beaucoup, mais délivrent parfois bien peu.
La Razer Kiyo V2 ne cherche donc pas à être une webcam gadget ni simplement une bonne webcam. Elle vise à offrir un véritable gain technologique face aux autres modèles, notamment grâce à une approche intelligente de la capture vidéo. Elle doit ainsi compléter pleinement votre setup lors de vos streams ou de vos réunions, sans devoir investir dans un studio dédié doté d’un éclairage hors de prix. Cet objectif n’est clairement pas simple à atteindre. Cette Kiyo V2 y parviendra-t-elle ?
Dès que l’on installe cette caméra, elle donne l’impression d’un produit bien construit et pensé pour un usage moderne. La partie principale est construite en aluminium et le reste en plastique, mais aucune sensation « cheap » ne se dégage durant sa prise en main. C’est un détail qui influence la qualité perçue du produit et, ici, c’est une réussite, comme pratiquement toujours chez Razer.

L’un des points positifs de cette webcam est son montage très simple. Son support en forme de « L » permet à la caméra de bien se placer sur le haut de l’écran. Vous pourrez aussi l’installer sur un trépied grâce à la présence d’un pas de vis standard. L’obturateur de confidentialité intégré est très simple à actionner. Ce petit détail, qui paraît banal pour certains, constitue un véritable atout pour d’autres.
En matière d’image, la Razer Kiyo V2 se distingue par un capteur Sony STARVIS de 8,3 Mpx, capable d’aller jusqu’en 4K à 30 FPS et proposant du 1080p à 60 FPS. Ce capteur permet déjà à la Kiyo V2 de se différencier grandement des webcams classiques que l’on peut retrouver sur le marché. L’image est plus détaillée, les couleurs sont plus naturelles et la gestion de la dynamique (HDR) permet de ne pas finir en silhouette lorsque la fenêtre est derrière vous. À ce prix et compte tenu de son orientation plug and play, il sera difficile de trouver mieux. À tel point que cette caméra sera directement installée dans notre setup de stream après ce test.
Malgré la présence d’un très bon capteur, la véritable nouveauté, et celle qui mérite le plus que l’on s’y attarde, est l’intégration de fonctions basées sur l’intelligence artificielle. Grâce à la combinaison du logiciel Razer Synapse et d’outils comme Camo Studio (licence gratuite fournie avec la caméra), la Kiyo V2 devient une caméra impressionnante. Elle est capable de cadrer automatiquement votre visage, d’ajuster l’exposition et la balance des blancs en temps réel, et même de proposer des effets plus avancés (désaturation de l’arrière-plan, virtual lighting, etc.). Concrètement, cette intelligence artificielle vous évitera de régler manuellement la balance des blancs ou encore l’ISO afin de ne plus apparaître flou ou de mieux vous détacher durant vos conférences vidéo ou vos streams. Il s’agit de réglages souvent très complexes et quasi professionnels.

Pour un usage en streaming ou en création de contenu, l’expérience est également très convaincante. En 1080p à 60 FPS, vous obtenez une image fluide, agréable à regarder et dotée d’une bonne colorimétrie. C’est d’ailleurs la résolution généralement utilisée pour le streaming ou la visioconférence. En 4K à 30 FPS, vous obtenez une image encore plus fine et plus détaillée. Cette résolution vous permettra de recadrer et d’effectuer un montage à partir des vidéos enregistrées avec la caméra sans perdre en qualité.
Nous retiendrons un seul point faible : l’autofocus. Celui-ci a parfois tendance à hésiter quand vous vous approchez ou vous éloignez trop rapidement. Mais si vous ne courez pas devant votre caméra ou ne sautez pas dans tous les sens en vous rapprochant, vous ne rencontrerez aucun souci.
Du côté de l’audio, comme sur beaucoup de webcams, les deux microphones intégrés délivrent un son d’une qualité très correcte, mais ils ne peuvent pas remplacer un micro externe dédié ou celui de votre casque. Ils conviendront parfaitement aux visioconférences, avec une réduction de bruit acceptable. Évidemment, ils restent dans la catégorie des solutions pratiques et non professionnelles.
Le logiciel :
Enfin, l’environnement logiciel est très complet sans être intimidant. C’est le point fort de l’application Razer Synapse, qui offre une personnalisation fine des paramètres (ISO, vitesse d’obturation, champ de vision…) et l’intégration de fonctions IA. Ce mélange constitue un véritable atout pour ceux qui veulent un rendu vidéo prêt à l’emploi sans passer par des solutions externes. Et c’est bien là l’objectif de Razer avec cette caméra, comme avec de plus en plus de ses produits.










