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Test : Kingston FURY Renegade PCIe 4.0 NVMe 2To

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Présentation du Kingston FURY Renegade

Peut-on faire un « unboxing » sans vrai boite ? 

Commençons avec l’emballage, qui a été réduit au strict minimum. Il faut dire que cela fait un peu léger pour un produit à plusieurs centaines d’euros. Mais le disque reste cependant bien protégé, puisqu’il se trouve sous une protection en plastique particulièrement rigide. Certes c’est un bon point pour l’environnement, mais certains regretteront peut être l’absence d’une vrai boite.

Comme l’illustre la photo ci-dessus, la protection en plastique est indissociable de l’emballage. Du moins pas sans être contraint d’arracher tout le carton. À l’intérieur, autrement dit, entre les deux couches de carton, nous retrouvons une licence OEM pour Acronis True image HD. Cela permet de cloner son précédent disque ou effectuer des sauvegardes de ses données avant de réinstaller son système d’exploitation.

Rapide tour d’horizon du disque lui-même

Sur la face avant, un dissipateur thermique en aluminium très fin, recouvert d’une couche de graphène permet de dissiper la chaleur. Au centre, nous retrouvons la marque et son logo, sur la droite la gamme et sur la gauche les informations sur le format et l’interface.

À l’arrière, point de graphène. Nous retrouvons une nouvelle fois la marque, la capacité de stockage, la référence produit, le numéro de série, la version du « firmware ». Nous notons aussi que l’étiquette sert également de sceau de garantie, comme en témoigne le message « Warranty void if removed ».

Le logiciel Kingston SSD Manager

Nous pouvons d’ailleurs vérifier la présence de mise à jour de firmware grâce au logiciel Kingston SSD Manager. La mise à jour devrait pouvoir se faire directement depuis le logiciel (nous n’avons pas eu l’occasion de tester), et il nous donne différentes informations comme le rapport S.M.A.R.T, la température ou les évènements liés au disque.

Qu’y a t il sous le capot ? 

En tant que composant principal, le nouveau Kingston FURY Renegade s’appuie sur le contrôleur Phison PS5018-E18 (Fiche technique), que l’on retrouve également sur d’autres SSD haut de gamme, comme le Seagate FireCuda 530.

Le choix de ce contrôleur est intéressant puisque le Phison E18, gravé en 12 nm par TSMC et opérant à 1 Ghz, est réputé pour ne pas trop chauffer. Il s’appuie sur une architecture CPU triple-core Arm Cortex R5. Afin de se décharger des opérations de code courantes et répétitives du firmware, on retrouve un coprocesseur dual-core. Tout cela doit permettre d’accélérer les opérations d’écritures grâce à de plus grandes mises en files d’attentes des opérations. De ce fait, nous pouvons nous attendre à obtenir des performances records avec ce contrôleur, qui peut pleinement exploiter l’interface PCIe 4.0 x4.

Le contrôleur connecte huit modules de mémoire flash 3D TLC de 256 Go. Les puces sont les dernières Micron 176-layer 3D TLC NAND B47R (renommées Kingston FB25608UCM1-9E). Elles sont situées des deux côtés du PCB. Ce sont des configurations que l’on retrouve sur d’autres SSD d’autres marques. Cela étant, chaque constructeur adapte sa propre version du firmware.

Bien que la vitesse d’un SSD dépende principalement de la vitesse du contrôleur et des puces de mémoire, la répartition des huit puces en parallèle permet d’accroitre la vitesse d’écriture. C’est sûrement l’une des raisons pour laquelle les versions 512gb et 1 To ont des vitesses d’écritures séquentielles annoncées de 3,900 Mo/s et 6000 Mo/s.

Pour finir, le contrôleur est épaulé de 2 Go de DRAM Kingston pour les tables de correspondance du SSD. La taille du cache SLC reste cependant inconnue.

Fiche technique du Kingston FURY Renegade : 
  • Marque : Kingston
  • Série : FURY Renegade
  • Référence produit : SFYRD/2000G
  • Capacité de stockage : 2 To
  • Format : M.2 2280 
  • Interface : PCIe 4.0 NVMe 1.4
  • Contrôleur : Phison E18 (PS5018-E18)
  • NAND : 3D TLC Micron B47R 176-layer 
  • Dimensions : 80 mm x 22 mm x 3,5 mm
  • Poids : 9,7 grammes 
  • Vitesse séquentielle maxi : 7300 Mo/s en lecture et 7000 Mo/s en écriture
  • Lecture / écriture aléatoire 4K : jusqu’à 1 000 000 / 1 000 000 IOPS
  • Nombre total d’octets écrits (TOE) : 2 POE (Peta Octets) 
  • Temps moyen avant panne : 1 800 000 heures
  • Garantie : 5 ans

Un SSD « gamer » ?

Le moins que l’on puisse dire, c’est que ces caractéristiques sont impressionnantes sur le papier. 

Arrêtons-nous sur un chiffre intéressant qui est le TOE, pour Tera octets écrits (TWB en anglais), de 2 POE (soit 2000 To). Plus concrètement, c’est une valeur utilisée pour donner une estimation de la durée de vie du SSD.

Concernant notre FURY Renegade, un calcul rapide du TOE en fonction des cinq années de garantie signifie qu’il sera possible de remplir et vider chaque jour, un peu plus de la moitié de la capacité totale du SSD. Cela représente tout de même environ 1,1 To écrit et supprimé quotidiennement pendant cinq ans. (2000 To écrits / 1825 jours = 1,09 To / jour).

Ce chiffre est important et permet de justifier l’appellation « SSD Gamer », outre la vitesse générale du SSD. Le Kingston FURY Renegade est d’ailleurs compatible avec la PS5. La page produit officielle nous fait la promotion de cette compatibilité à travers des visuels et une vidéo d’installation du SSD dans la dernière console de Sony.

 

Rappelons-nous qu’aujourd’hui, il n’est pas rare d’avoir des jeux qui dépassent de loin les 100 Go. Sur la version 1 To, cela revient à ne pas pouvoir installer plus de 10 jeux en même temps. C’est donc un détail important pour les joueurs qui sont contraints de supprimer et retélécharger régulièrement leurs jeux (à condition d’avoir une bonne connexion internet bien entendu). 

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