Verdict
Geometric Future Model 8 : à l’usage
Une fois n’est pas coutume, notre montage du jour ne fait pas dans la démesure. La capacité de refroidissement offerte par les deux radiateurs est suffisante pour la RTX 5090 et le Core Ultra 7 265KF, mais sans marge importante.
Tests génériques

Nous réalisons les tests habituels : OCCT, Cinebench, benchmarks 3D mark (port royal, time spy, extreme) et Unigine Valley. Peu représentatifs d’un usage réel, ces derniers nous permettent cependant d’établir un comparatif fiable avec d’autres configurations customs.
La pompe D5 est fixée à 60%. Les ventilateurs suivent une courbe de ventilation standard basée sur la température du liquide de refroidissement et paramétrée dans le logiciel Aquasuite. Nous souhaitons que le liquide reste toujours sous les 30°C. La courbe de ventilation est donc assez aggressive au-dessus de cette température.

Notre cible prioritaire est la carte graphique. La RTX 5090 absorbe volontiers 600W et peut chauffer assez rapidement. Nous comparerons les résultats à notre précédent montage avec cette même carte. Sur châssis ouvert, avec une boucle dédiée, elle ne dépassait jamais 50°C.
Ici, les deux composants sont refroidis par le même circuit et l’airflow offert au watercooling est contraint par le boîtier fermé. Et ça se voit. Ainsi, lorsque le GPU est majoritairement sollicité seul, les résultats sont excellents. Par exemple, sur Valley, il atteint à peine 37°C. Sur Port Royal, il plafonne à 28°C. Mais lorsque CPU et GPU travaillent en même temps, il dépasse parfois les 50°C. La température maximale atteinte reste raisonnable : 61°C. Même si on n’atteint pas les incroyables performances de notre build sur le LiquidHaus ISO, les résultats sont très satisfaisants.

Core Ultra : facile à vivre
Côté CPU, les résultats sont conformes aux attentes. Cette génération de Core Ultra peut atteindre des températures élevées lors des benchmarks exigeants. Ainsi, on relève 83°C pendant Cinebench R23 et Time Spy Extreme. Il redescend ensuite aux alentours de 40°C en quelques instants. On remarque tout de même que le Core Ultra 7 est beaucoup moins exigeant que ses prédécesseurs de 14ème génération. Les montées en température ponctuelles sont vites contenues.
Pendant l’ensemble des tests, la température du liquide ne dépasse à aucun moment 29°C, même lorsque notre CPU subit des pics au-dessus de 80°C. De fait, les ventilateurs ne grimpent jamais jusqu’à leur vitesse maximale.
Usages réels
En pratique, les choses sont très différentes, en particulier côté CPU. Les sollicitations auxquelles il doit faire face pour notre usage quotidien diffèrent de celles proposées par les benchmarks synthétiques. Nous avons utilisé cette machine pendant les deux derniers mois pour :
- Jeux en 1440p et 4K
- Montage photo et vidéo
- Live avec OBS
Nous avons surveillé les températures par différents moyens :
- HWinfo64
- Aquasuite
- Maxsun View : monitoring intégré à l’écran de notre carte mère. Il s’est avéré précis et cohérent avec les valeurs lues dans HWinfo64.

Verdict : le dimensionnement du watercooling est idéal. Le CPU est en moyenne à une température comprise entre 40 et 50°C. Le GPU ne dépasse que très rarement les 50°C (généralement en jeu 4K). On ne déplore aucun pic de température ni hotspot inquiétant.
Pour autant, notre configuration open air faisait systématiquement mieux. Mais l’avantage est ailleurs.
On le garde !
Notre RTX 5090 a un gros problème : elle est victime d’un coil whine particulièrement prononcé. Nous étions parvenu à le maîtriser en open air avec quelques réglages et limitation des FPS. Toutefois, nous avions le sentiment de ne jamais pouvoir tirer le plein potentiel de la carte ni tenter un overclocking poussé. Elle se mettait alors à hurler, tranchant franchement avec le reste de la configuration.
Ici, on l’entend à peine, même au paroxysme de son coil whine. L’isolation phonique du Geometric Future Model 8 est très satisfaisante. Nous faisons donc une rare infidélité aux châssis ouverts pour apprécier le silence de cette configuration… jusqu’à ce que nous mettions la main sur une RTX 5090 plus discrète.

Au quotidien, on apprécie son look minimaliste assumé. Il se démarque très nettement de la majorité des boîtiers. Il est également facile à vivre. Nous sommes amenés à connecter et déconnecter régulièrement des accessoires. Rien de plus simple ici. La grille supérieure coulisse en un instant, donnant accès aux I/O GPU et carte mère. Les filtres à poussière sont faciles d’accès avec un bemol pour celui du bas qui nécessite le basculement du boîtier.
Conclusion
Il fallait au moins ça pour nous faire abandonner (pour un temps) les châssis ouverts. Le Geometric Future Model 8 est un de ces boîtiers qui osent. Il ose un design non consensuel et des choix techniques forts. Et il impose ses choix à l’utilisateur, sûr de la pertinence de sa proposition.
Qualité de finition irréprochable, matériaux nobles, style marquant, bonne capacité d’intégration et isolation phonique, on a très peu à lui reprocher. Les quelques remarques faites pendant ce test sont à prendre en compte mais aucune ne peut s’avérer rédhibitoire.
Et il se décline en plusieurs variantes esthétiques, toutes bien distinctes les unes des autres. Il est disponible à partir de 70€.
Pourvu que les choix de la marque (tant sur le style que la fonction) vous conviennent… foncez !



