Test : Ducky Channel One 3 Mist

0

Test

Passons maintenant au test de ce One 3 Mist. Nous l’avons mis à l’épreuve dans à peu près tous les scénarios : jeux vidéo, bureautique, etc…

La prise en main :

Si vous êtes déjà habitué à utiliser un clavier 104 touches, passer à One 3 Mist ne sera pas bien compliqué… Du moins dans ce format. Effectivement, il y a tout ce dont vous avez besoin, avec un pavé numérique, les touches de navigations ainsi que le pavé fléché.

Néanmoins, étant habitué à utiliser le Function MiniTKL de NZXT, repasser sur ce format le temps d’un test m’a quelque peu déboussolé. Eh oui, on a rapidement l’impression de devoir composer avec une planche de surf tant ce format est imposant en comparaison d’un petit clavier. Si jusqu’à présent vous mangiez sur votre bureau, cela sera compliqué d’y caller une assiette.

Ducky Channel One 3 MistSinon, sorti de ses dimensions, il s’agit l’un clavier tout à fait classique, sans artifices. Effectivement, nous avons quelques fonctions dédiées à la gestion du son, mais exit la molette habituelle que l’on retrouve sur les clavier Corsair ou Roccat par exemple. Non, ici c’est du rustique ! Cette rusticité se ressent également dans le poids qui nous semble vraiment conséquent. Comme on dit bien souvent, un produit lourd est un produit de qualité !

Publicité

Ducky Channel One 3 Mist

Une fois sur le bureau, malheureusement, nous retrouvons un clavier qui a tendance à pas mal glisser sur notre tapis de souris. On l’a vu précédemment, ce ne sont pas les fines bandes de caoutchoucs qui empêcheront ce tank de bouger sur un bureau. Heureusement relever les pattes de surélévation permet de corriger partiellement ce problème sauf que le premier niveau se rabattra dès que l’on poussera le clavier. Le dernier niveau cependant sera plus solide. Sûrement une piste d’amélioration pour une éventuelle révision du clavier.

L’autre élément qui nous a fortement plu avec ce clavier, c’est vraiment son aspect « l’ancienne ». La base blanche, les touches sur différentes teintes de gris avec quelques keycaps de couleur violette, tout ceci nous rappelle les vieux clavier d’antan. Cependant, ce modèle joue aussi la carte de l’originalité en sortant totalement des schémas actuels des claviers avec des look parfois exubérants.

Ducky Channel One 3 Mist

Si on veut apporter un peu de contraste, Ducky fourni quelques touches supplémentaires de couleur violette. A contrario, on pourra aussi remplacer la touche échap circulaire et la touche entrée par des keycaps gris pour plus de sobriété. Quoi qu’il en soit, on retrouvera là des touches en PBT double injection, le lettrage sera alors moulé dans la touche. Gros avantage à cela : les lettres ne s’effaceront pas tandis que le PBT assure une bonne tenue dans le temps !

Pas de logiciel !

Inconvénient pour certains, avantage pour d’autres, ce clavier n’est fourni avec aucun logiciel. Ainsi, les réglages de l’éclairage, la personnalisation de l’éclairage ainsi que l’enregistrement des macros se fait à la volée, via des combinaisons de raccourci. L’intérêt, est de proposer un clavier entièrement autonome de tout logiciel qui, évitera l’installation d’un énième software sur votre ordinateur.

Cependant, dès que l’on cherche à enregistrer la moindre petite macro, il faut s’accrocher puisque l’on se retrouve à rapidement enchaîner les combinaisons alambiquées à base de Fn+Ctrl ou de Fn+Alt. Bref, suivant les fonctions que l’on veut « macroter » on peut vite s’y perdre. Dans tous les cas, un petit tour dans la notice d’utilisation s’impose, à condition de ne pas être allergique à l’anglais. Malheureusement, si vous êtes « anglophobe », pas le choix, il faudra passer par un traducteur.

Les commutateurs :

Ducky Channel One 3 Mist

Pour cette version, nous avons reçu un clavier équipé de commutateurs Cherry MX Silver Speed. En soi, rien d’original puisqu’il est question des switches linéaires sensibles du constructeur allemand. Faire des fautes d’orthographe ne sera pas bien difficile puisque, rappelons-le, ces interrupteurs nécessitent un force de seulement 45g, comme pour les MX Red, cependant le point d’accentuation est à seulement 1,2 mm. De plus, la course totale est raccourcie : 3,4 mm contre 4 mm. C’est sur cet aspect que ces switches sont plus sensibles.

De nouveau, ce One 3 Mist propose différents type de commutateurs puisque, vulgairement, toute l’offre de Cherry y passe. Nous le retrouvons avec des commutateurs tactiles avec les MX Brown, du clicky avec les MX Blue, du linéaire moins sensible avec les MX Red et du MX spécial avec les MX Ergo Clear. Cependant, il n’y aura pas de MX Black ou MX Green pour ceux qui aiment les commutateurs plus dures.

Fort heureusement cette absence n’est pas un problème puisque le clavier est dit « hot swappable ». Si on le souhaite, on pourra y mettre les commutateurs que l’on veut tant qu’ils sont de type Cherrry. Ensuite, le clavier n’offre pas de restriction particulière puisque les commutateurs à 3 et cinq broches sont acceptés. Si l’envie vous prend, vous pourrez tout à fait le monter avec des Gateron Ink Silent Black comme sur le Function MiniTKL de NZXT ou encore des Glorious Raptor annoncés récemment !

Le changement de commutateur n’est pas d’une grande difficulté puisqu’il faudra appuyer sur les clips plastiques présents dans le haut et la bas des switches et tirer dessus. L’opération se fera avec le switches puller fourni en accessoire… Voire le key puller puisque sur ce type de clavier, il n’est pas rare de voir l’interrupteur venir avec la touche.

Le bruit :

Au niveau du bruit, les nuisances à la frappe de ce clavier sont tout à fait acceptables. En effet, le clavier dispose d’une solide couche d’isolant situé entre le réflecteur et le circuit imprimé du clavier. Cette dernière permettra d’atténuer sérieusement les nuisances du clavier.

Quant aux touches longues, le bruit qu’elles émettent et plutôt mat, de nouveau, aidé grâce à l’isolation phonique, mais pas que. Dans le lot, nous soupçonnons les stabilisateurs de jouer un rôle non négligeable dans l’histoire. Au moins, à la frappe, la barre espace de claque pas dans tous les sens au moment de la remontée ce qui est très agréable.

Pour finir, le bruit des ressorts sera présent, la faute liée à des commutateurs non lubrifiés. À ce niveau, nous sommes à un niveau équivalent du Xtrfy K7 équipé de ses switches Kailh Red notamment.

Bien entendu, nous donnons notre ressenti face à d’autres claviers mainstream, si l’on ajoute la variable custom dans l’équation, la conclusion est radicalement différente.

Le RGB :

Ducky Channel One 3 Mist

Quant à la partie RGB, le clavier s’en sort plutôt bien, mais ça pourrait être mieux. Comme nous vous le disions, les touches son en PBT double injection, cependant, le lettrage est de couleur verte. Ainsi, il n’est pas transparent et laissera pas passer la lumière. C’est là que l’on est content d’avoir un clavier majoritairement blanc. Ainsi, le réflecteur aidera à la diffusion de l’éclairage qui se fera entre les touches et restera assez présent… En tout cas, bien plus que notre NZXT Function MiniTKL personnalisé que nous utilisons au quotidien.

S’abonner
Notifier de
guest

0 Commentaires
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires