Conclusion
En conclusion, le Synology DP320 ActiveProtect nous a nécessité de nous remettre en question dans notre conception des NAS et de la sécurité du réseau. Dans notre cas, il a permis de redéfinir le fonctionnement de notre chaine de production images et vidéos. Il nous a aussi donné des solutions pour nos bancs de tests avec une restauration rapide et fiable de nos environnements Windows ( les benchs, les jeux…).
Le DP320 doit être considéré comme un outil de sauvegarde et de restauration sécurisées et qui se focalise exclusivement sur ces aspects, il surpasse les NAS traditionnels en termes d’efficacité et de robustesse. Avec des atouts comme la déduplication globale qui optimise l’espace de stockage, l’immuabilité WORM pour une protection inébranlable contre les modifications malveillantes et des mécanismes anti-ransomware avancés incluant l’air gap et les tests en sandbox le DP 320 s’impose comme une solution efficace. Sa compatibilité multi plateforme qui couvre les PC sous Windows, Mac et Linux, les serveurs physiques, les machines virtuelles sur VMware ou Hyper-V, et même les suites cloud comme Microsoft 365 font de ce NAS une vraie sécurité. Mais surtout un outil polyvalent pour divers environnements. L’interface ActiveProtect Manager, intuitive et ergonomique, simplifie la gestion quotidienne, tandis que le portail self-service permet aux utilisateurs finaux de restaurer leurs données de manière autonome, réduisant la charge sur les équipes IT. De plus, sa scalabilité via des clusters permet une extension fluide pour des besoins croissants, et son intégration avec des systèmes comme Active Directory ou LDAP assure une administration centralisée en entreprise.
Dans notre cas, il vient en complément de notre NAS dédié aux médias dont nous reparlerons bientôt. Ce dernier devient uniquement un outil de production et de partage et le produit de ses travaux (images exclusives, vidéos ou rush finaux) est alors archivé et protégé par le DP320. Au bout du compte, le DP320 qui nous semblait complexifier notre installation, nous fait en réalité gagner beaucoup de temps et de tranquillité d’esprit.
Malgré ces qualités, il convient de pondérer cet enthousiasme au regard du prix d’entrée élevé, d’environ 1800€, qui peut dissuader les budgets modestes, particulièrement comparé à des NAS plus versatiles offrant des fonctionnalités similaires. L’exclusivité imposée aux disques durs Synology limite la flexibilité et gonfle les coûts de maintenance ou d’extension. De même, les ports Ethernet limités à 1 Gbit/s pourraient freiner les déploiements dans des infrastructures à haut débit, et la configuration initiale, bien que guidée, demande un minimum de compétences techniques. Surtout sur macOS où les autorisations système ajoutent de la complexité.

