Les SSD M.2 sont des modèles performants qui bénéficient souvent d’une interface PCIe. Cette dernière permet d’offrir des performances de premier ordre, notamment face à d’anciennes technologies comme le SATA. Toutefois, les composants embarqués consomment davantage et chauffent plus : ils nécessitent donc un bon refroidissement. Un confrère a tenté de vérifier la qualité du contact entre le dissipateur intégré à la carte mère et le SSD. Les résultats sont… mitigés !
M.2 : des contacts entre les SSD et les dissipateurs… aléatoires !
Six cartes sur vingt offrent un contact satisfaisant !

Dans certains cas, nous retrouvons un bon contact avec le SSD, comme sur la X870E Taichi White. Dans d’autres, le contact est perfectible : avec la X870E Aorus Xtreme AI Top, seul le contrôleur entre en contact avec le dissipateur. Dans le cas de la MSI Z890 Ace, le contact est quasiment inexistant, tandis qu’avec une ROG Strix Z890-E Gaming, il est bien présent, mais la pression reste faible.
Une histoire de norme :
Finalement, le problème concerne avant tout la norme M.2 des SSD, puisque cette dernière impose uniquement une hauteur maximale. Dès lors, nous trouvons des SSD plus ou moins fins, avec des variations de hauteur dues aux puces mémoire, à l’éventuel cache DRAM ou au contrôleur. La qualité du contact peut ainsi varier selon la combinaison entre le SSD et la carte mère. Si, avec un T705 de 2 To, le contact est mauvais sur une MSI Pro X870E-P WiFi, il pourra être très bon avec un Samsung 9100 Pro, par exemple.
Par ailleurs, ne sous-estimez pas le refroidissement du SSD, car il peut avoir un impact important sur les performances. Un Transcend 260S peut voir ses débits de transfert chuter de 4 Go/s à 1,7 Go/s en moins d’une minute à cause d’un thermal throttling provoqué par un refroidissement insuffisant.

