Le business de la nostalgie hardware est difficile à comprendre (et c’est une victime qui écrit ces mots). Comment se prendre de passion pour des vieilleries ou des remakes comme les Atari, Amiga et autres ? Et on n’évoquera pas ceux, nombreux dans la communauté OCC, qui dévouent un culte à une marque morte ou endormie (EVGA au hasard…). Mais visiblement c’est aussi un business qui fonctionne. La preuve est encore flagrante avec ce Commodore 64 Ultimate dont l’histoire est un vrai roman.
Tout commence donc quand le YouTubeur Peri Fractic propriétaire de la chaîne YouTube Retro Recipes prend contact avec Commodore pour obtenir une licence exclusive. Pour avoir accès à cette marque, il faut contacter la société néerlandaise Commodore Corporation BV qui généralement accorde des licences limitées en demandant une redevance de 15% et un “MG” annuel (minimum garanti). Mais l’ami youtuber avait d’autres ambitions. Sa passion du monde du rétro computing/gaming l’incitait à demander une licence exclusive, lui permettant ainsi d’exploiter ses connaissances et de contrôler la qualité de TOUS les produits qui sortiraient à la marque Commodore. Il a alors tenté d’expliquer toutes ces idées à Commodore Corporation BV…Et la réponse qu’il a reçu a été une énorme surprise :
Oui, nous pouvons vous accorder une licence exclusive, mais votre équipe semble connaître Commodore mieux que nous. Nous pourrions être intéressés à vous vendre l’entreprise entière. (Commodore Corporation BV).
Parti pour signer une licence, il rachète la marque avec le soutient de sa communauté
Il a fallu donc reprendre les parts de cette entreprise et boucler un financement dont nous ne connaissons pas les détours. Cependant, Peri Fractic a mobilisé des anciens cadres historiques de Commodore pour obtenir de l’aide sous forme de prêts, participations directes et autres. On liste ainsi Bill Herd (Commodore Pioneer), Albert Charpentier (père du Comodore 64), Michael Tomczyk (Vic Tzar du Vic 20), James Harrison (responsable du support technique), David Pleasance (l’ancien vice-président devenu conseiller en patrimoine) et bien d’autres. Mais c’est surtout en mobilisant sa communauté qu’il a pu finaliser l’opération.
Le Commodore 64 Ultimate Edition a ainsi été lancé pour financer ce rachat. Il a été mis en pré-commande dans trois versions, différenciées par leur boîtier : outre la version standard beige emblématique à environ 260 €, une version avec boîtier transparent à un peu moins de 300 €, ainsi qu’une édition Founders avec boîtier doré. Cette dernière, qui coute environ 430 €, est la plus populaire des précommandes des trois versions. Et c’est grâce au succès de ces précommandes que l’acquisition est en bonne voie. Ainsi il annonce pour plus de 2 millions de dollars américains de commande.
Pour certains, cette histoire semblera peut-être dérisoire…Pour d’autres, comme nous, elle sera un moment sympathique de la journée que nous souhaitions partager.
Comme quoi le hardware c’est du business évidemment mais la passion peut aussi parfois rééquilibrer les choses.


Le pauvre fpga, tellement de carte crée via vhdl et qui se sont comportée a l’identique une fois réalisée (voir moins bien), mais forcément le chemin inverse c’est de l’hérésie….
Faut vraiment se brancher sur de l’USB pour y voir une différence aujourd’hui donc bon, 430 balles, a ce prix là j’ai un missile qui fera tourner toute ma collection epic, steam, et toutes les machines vers Xb360, dont les Amiga sans problème, et a part les port d’extension (et encore).. bref..
200 balles ok, 500 non
Du rachat de commodore, c’est pas un remake du c64, sous fgpa (donc un émulateur hardware, même pas un vrai), à plus de 230€, là où un fgpa seul ou un raspberry ne dépassent pas les 100€, que la communauté attend, c’est une vraie nouvelle machine basée sur les anciennes, en particulier l’Amiga 1200, le 3000 et le monstrueux 4000. Un remake de ces 3 là, oui, et une évolution. Une renaissance de la marque.
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