Intel et la loi Moore, la fin d’une époque ?

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Il y a peu, IBM annonçait avoir franchi le cap des 7 nm pour la gravure des processeurs, laissant 2 ans de répit à la loi de Moore …

Si la loi de Moore ne vous évoque rien, en voici l’explication :

Depuis la création des premiers ordinateurs, la puissance de calcul n’a eu de cesse d’augmenter. La loi de Moore tente de quantifier cette évolution en établissant que cette capacité de calcul double tout les 2 ans. Mais il n’en était pas de même avant 1971, ou cette même loi prévoyait une période de 1 an pour doubler la puissance de calcul.

Si vous avez suivi les actualités, Intel, fabriquant entre autre des processeurs, a enregistré une suite de retard sur ses processeurs « Broadwell », gravé en 14 nm. Ces processeurs sont le tick d’Intel, ce qui correspond à une miniaturisation d’une architecture déjà existante. Le tock correspondant à une nouvelle micro architecture. Intel alternait le tick et le tock tout les ans pour parvenir sur une durée de 2 ans à doubler la puissance de ses processeurs, comme le veut la loi Moore.

intel wafer

Pour récapituler, « Penryn » était la miniaturisation en 45 nm de « Conroe », « Nehalem » était la nouvelle architecture en 45 nm et « Westmere » fut sa miniaturisation en 32 nm. « Sandy Bridge », la nouvelle architecture en 32 nm, « Ivy Bridge » la miniaturisation en 22 nm et ainsi de suite jusqu’à aujourd’hui.

Le « hick » est survenu lors de l’intégration des nouveaux transistors en 14 nm (Broadwell) qui fut plus compliquée que prévu, alors qu’en sera-t-il pour le 10 nm ?

Le PDG d’Intel, Brian Krzanich, a annoncé lors de la conférence sur les résultats de son entreprise, qu’il va devoir produire une génération supplémentaire de processeurs en 14 nm et que le passage au 10 nm est repoussé à la seconde moitié de 2017. Les Cannonlake devraient être retardés d’encore 6 mois sachant qu’ils auraient dû sortir au début de cette année.

Tout cela nous laisse à penser que la loi Moore, vieille de plus de 50 ans, aurait une fois de plus besoin d’être révisée. Au vu des contraintes techniques actuelles, cette dernière devrait basculer à une durée de 2 ans et demi pour coller à la réalité. De plus, la loi a quelque peu été adaptée, car en effet, dorénavant, il n’est plus question de doubler la puissance tout les deux ans mais de doubler le nombre de transistors.

En conclusion, il semblerait qu’Intel ait manqué le « tick » de son métronome cette fois-ci, et que cela ne va  pas aller en s’arrangeant.

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