Dossier : Quelques switches du marché

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Dis-moi Jamy, c'est quoi un switch ?

Dis-moi Jamy, c’est quoi un switch ?

Jamy Gourmaud switchesGrosso modo, le switch (ou commutateur) est la partie du clavier chargée d’envoyer un signal au PC afin d’être interprété. Pour cette partie, on retrouve deux grandes familles, les mécaniques ou les membranes.

Les commutateurs membranes, comment ça marche ? 

Fonctionnement d'un commutateur membrane - switches membranes
Le petit schéma paint qui va bien.

Le fonctionnement des commutateurs membranes est des plus basique. Effectivement, au niveau du PCB de notre clavier se trouve des contacts. Lorsque la touche n’est pas pressée, le circuit est ouvert et le signal ne passe pas. Pour que la frappe soit prise en compte, il faudra presser la touche (et donc écraser la membrane) qui viendra fermer le circuit grâce à un élément conducteur situé sous le dôme.

Et les mécaniques ? 

Si le fonctionnement des commutateurs membranes est des plus simple, pour celui des mécaniques, c’est une autre paire de manches.

Commutateurs claviers mécanique
De gauche à droite : linéaire, tactile, tactile et audible (dit “clicky”).

Dans un switch mécanique, il y a plusieurs éléments qui font la “personnalité” du commutateur. Dans un premier temps, on aura le “plongeur”, l’élément mobile du switch. Ce dernier dispose d’une petite patte qui sera droite dans le cas d’un switch linéaire, avec une bosse pour un tactile voire même séparée du plongeur (accessoirement, avec une bosse) dans le cadre d’un tactile audible. Concernant un switch dit “clicky”, c’est ce second élément mobile qui provoque le “clic” caractéristique de ces modèles.

Comme on peut le voir sur le schéma ci-dessus, le contact se fait lorsque la touche est pressée. Ainsi, le plongeur descend permettant à deux éléments métalliques d’entrer en contact afin de fermer le circuit. Ces éléments sont visibles sur la partie gauche du switch (cf : le schéma ci-dessus). L’un d’entre eux reprend une forme d’épingle.

Pour aller plus loin :
Présentation : Arctic P14 PWM PST A-RGB

Enfin, nous avons le ressort qui viendra déterminer la force à appliquer à la touche pour être activée. Ce dernier permettra également le retour à l’état initial du commutateur, sans lui, la touche enfoncée ne remonterait pas.

Un peu de vocabulaire…

Avant d’attaquer, il faut savoir de quoi on parle. Quand on évoque les commutateurs mécaniques pour nos claviers, il y a trois grandes notions à connaître : la force d’activation, la course totale et le point d’accentuation.

HyperX Red Switch - switches

Ainsi, le premier terme évoque la force à appliquer sur la touche afin d’enfoncer le switch, cette dernière est exprimée en “cN” (centinewton) ou en “g” (gramme). Plus cette valeur est élevée, plus il faudra appliquer de force pour que la touche soit enclenchée.

La course totale désigne la distance totale entre l’état d’origine et la fin de la course du commutateur. Ici, on parle en millimètres. Plus cette valeur est grande plus l’amplitude du switch sera importante.

Enfin, concernant le point d’accentuation (course d’activation, etc.) il s’agit de la distance à partir de laquelle la frappe sera prise en compte. Encore une fois, on parle en millimètres. Ici, plus le point d’accentuation sera faible, plus le commutateur sera réactif et laissera peu de marge de manœuvre. On pense notamment aux fautes de frappe.

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SuunaZ
SuunaZ
5 décembre 2019 10h22

J’ai particulièrement aimé le touché du SK 650 de Cooler Master. Ce sont des MX Red Low Profil il me semble.
Quid des switchs de Logitech ?

NHU9B
Éditeur
NHU9B(@nhu9b)
6 décembre 2019 10h41
Répondre à  SuunaZ

T’as aimé le SK ? Mais comment tu fais 😮