La DDR4 risque de ne plus être un refuge pour se protéger des prix élevés de la mémoire en DDR5. Effectivement, un rapport de Goldman Sachs indique qu’un écart important existe entre le marché spot et le marché de contrat. Cet écart atteint les 172% tandis qu’en DDR5, bien qu’important, il reste plus raisonnable.
DDR4 : une hausse des prix à venir ?
Selon la banque d’investissement, il faut s’attendre à une correction à venir des prix de la DDR4. En effet, l’écart de prix important constaté entre le marché spot et le marché de contrat atteignent 172%. Cela signifie donc qu’il y a un important manque à gagner du côté des producteurs de mémoire qui proposent des contrats de fourniture de ce type de mémoire. Lorsqu’il faudra les renouveler, ils pourront appliquer une correction tarifaire. Dès lors, les équipements exploitant cette norme de mémoire verraient leur prix augmenter afin de compenser la hausse tarifaire. Du côté de la DDR5, un écart est également présent, mais ce dernier est davantage réduit puisque de 76%. Les hausses devraient être moins marquées.
Maintenant, tous les prix ne risquent pas forcément d’augmenter, tout dépend de la manière dont les constructeurs se fournissent en mémoire. Ceux achetant directement sur le marché spot ne seront pas concernés puisqu’ils achètent leur DRAM au prix « réel ». D’ailleurs, c’est pour cette raison que tous les prix n’augmentent pas de la même manière et que l’on peut constater une certaine « latence » entre les constructeurs. Ceux achetant sous contrats sont préservés temporairement de la hausse continue de la mémoire avant de devoir appliquer une correction lors du renouvellement de contrat.
De plus, les analystes semblent indiquer qu’une baisse de la production de la DDR4 aura lieu en 2026, augmentant davantage la pression sur les prix. La mémoire d’ancienne génération agissant comme refuge aux prix élevés est donc une situation sur le point de se terminer…


