NVIDIA DLSS 5 : exclusif aux RTX série 50 et supérieures ?

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Compte tenu de la crise actuelle qui frappe le monde du hardware, le SIGGRAPH de cet été est passé relativement inaperçu.  Nvidia a profité de l’occasion pour détailler un peu plus sa technologie DLSS 5. Une nécessité car lors de son annonce en mars dernier, les verts avaient fait l’objet de nombreuses critiques pour la dérive IA de ses rendus, dénaturant le côté naturel de certaine scène. Une polémique que nous avions trouvé à l’époque, relativement injuste.

Effectivement, une confirmation définitive est maintenant établie. Cette technologie est exclusivement conçue pour les cartes graphiques GeForce RTX série 50, qui reposent sur l’architecture Blackwell. Aucune compatibilité n’est prévue avec les cartes graphiques GeForce RTX série 40 et les générations antérieures. Cette décision s’explique entièrement par l’amélioration significative de la qualité de l’image que cette technologie apportera, portée en grande partie par la nouvelle architecture des puces introduite avec la série 50. Mais même équipé d’une RTX 50, la première démo avait aussi déclenché quelques inquiétudes sur la puissance nécessaire pour disposer de cette nouvelle itération du DLSS.

Le DLSS 5 pas seulement réservé aux RTX 5090..Mais…

Effectivement, il y a quelques mois, deux GeForce RTX 5090 étaient nécessaires pour exécuter cette démonstration. Par la suite, NVIDIA a annoncé que, d’ici à l’automne de cette année, la technologie serait assez mature pour fonctionner avec une seule carte graphique. Attention cependant, si la technologie est désormais compactée en une intelligence artificielle générative visuelle capable de fonctionner sur un seul GPU, l’entreprise n’a toutefois pas confirmé si le DLSS 5 sera entièrement compatible avec l’ensemble de la gamme GeForce RTX 50. Il convient de mentionner que cette technologie ne se limite pas à la simple reconstruction d’une image en une résolution supérieure ou à la génération d’images intermédiaires pour améliorer la fluidité. Elle repose sur un modèle de rendu neuronal qui ajuste en temps réel l’éclairage, les matériaux et certains détails visuels de chaque scène.

DLSS 5 Nvidia

Concernant les développeurs, Nvidia a aussi voulu éteindre la polémique qui laisser penser que le DLSS 5 aller d’une certaine manière uniformiser les rendus et diminuer la part créative des développeurs. Ainsi les verts proposent trois déclinaisons d’intelligence artificielle, sobrement nommées A, B et C. Les créateurs de jeux se libèrent ainsi d’un rendu global monotone. Ils peuvent désormais choisir une variante précise pour une séquence rythmée, un paysage ouvert ou bien une simple vidéo. Telle une palette de peintre, l’outil s’adapte aux besoins de chaque scène.

DLSS 5 Nvidia

De plus, l’intensité du DLSS 5 se module facilement grâce à deux jauges principales. La première contrôle l’ossature visuelle, comme le relief des matières, les ombres de contact et les reflets. La seconde jauge, quant à elle, gère l’atmosphère colorimétrique ainsi que la lumière ambiante.

Lors de la présentation, l’accent a été mis sur le contrôle précis des visuels. Le logiciel embarque un outil de découpage autonome. Comme un projecteur braqué sur un acteur, ce système isole un protagoniste pour modifier son apparence, sans jamais toucher au décor environnant. Par ailleurs, les équipes techniques peuvent créer des filtres sur mesure, directement dans leur interface de conception, pour cibler des éléments précis. Cette souplesse permet d’annuler totalement l’effet de l’algorithme sur un visage humain, ou bien sur un vêtement spécifique. Pendant ce temps, le paysage en arrière-plan conserve, sans aucun problème, un niveau d’amélioration maximal.