Test : Microsoft Surface Go 4

[nextpage title= »Introduction »]
Aujourd’hui, nous passons en revue la tablette Surface Go 4 de chez Microsoft. Il s’agit d’une tablette sous Windows 11 disposant d’un écran tactile au format 3:2. Ce format de PC sous Windows tactile permet d’avoir un usage tablette sans les limitations logicielles des systèmes sous Android ou Ipad OS. La Surface Go 4 est vendue sur le site Microsoft comme étant « pour les entreprises », il ne s’agit donc pas d’un produit à considérer comme concurrente à des tablettes grand public.

La Microsoft Surface Go 4 est disponible à partir de 629 € dans sa version Intel N200, 64 Go de SSD et 8 Go de RAM. La version que nous testons ici est affichée à 869 € pour 256 Go de SSD.

Merci à Microsoft pour nous avoir fourni cet exemplaire.

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La Surface Go 4 est une tablette de 10,5 pouces, possédant une dalle IPS 1920x1280p avec un taux de rafraîchissement de 60 Hz. Nous retrouvons comme processeur un N200 de chez Intel accompagné par 8 Go de RAM LPDDR5, un stockage UFS de 256 Go et alimentés par une batterie de 29 Wh.

On commence avec le déballage de l’appareil, cette tablette vient dans un carton minimaliste, à l’intérieur, nous avons la tablette. En dessous de celui-ci, nous avons le chargeur de 24W.

 

Le chargeur est un bloc d’alimentation de 24W utilisant une connectique spéciale en longueur qu’il faudra brancher sur le côté de l’appareil. Le connecteur magnétique utilisé ici est assez difficile à mettre en place si la tablette est à plat, il aurait été mieux d’avoir un connecteur droit et non pas à 90°. Heureusement, la prise USB-C à côté permet elle aussi la recharge.

Présentation

Pour commencer, nous avons le poids avec 521 g sur la balance. La conception générale est principalement en magnésium et l’écran est en verre Corning Gorilla Glass 3. Dans l’ensemble, cette Surface Go 4 respire la qualité et offre une bonne prestation.

Passons maintenant à la partie audio. Ici, nous avons deux zones audio de part et d’autre de l’écran. Le son est acceptable et permettra de profiter de contenu média sans casque.

Pour le régalage du son, il se fait sur la tranche avec des boutons prévus à cet effet à côté du bouton d’alimentation. Hélas, pas de bouton pour couper le son rapidement.

Ensuite, nous avons les connectiques, nous sommes ici sur une solution minimaliste avec seulement 3 connecteurs si l’on exclu le port de charge. Nous avons donc un seul port USB type C 3.1 supportant la charge, le displayport et les données. Nous avons ensuite une prise micro-casque et pour finir la prise pour brancher un clavier Surface Type Cover. La connectique est donc très limitée, nous aurions aimé au moins un lecteur de carte micro SD.

Pour les caméras, nous avons une caméra arrière de 8 Mpx capable de filmer en 1080p. Celle en façade, quant à elle, est une FHD (30 ips @ 1080p) avec infrarouge pour Windows Hello et est relativement acceptable en dépannage ou pour de la visio.

Les différents composants

La configuration de ce Surface Laptop Go 3 s’oriente autour d’une plateforme Intel Alder-lake. Le CPU utilisé (intel N200) est une version basse consommation idéale pour obtenir une bonne autonomie.

On commence avec le CPU, la Surface Go 4 est équipé d’un Intel N200 disposant de 4 Ecore uniquement pouvant tourner à 3,7 Ghz. Pour la RAM, nous sommes sur des puces LPDDR5 pour une capacité maximale de 8 Go de RAM au total.

Passons maintenant à la carte graphique. Ici, nous sommes sur une solution Intel UHD Xe 750 de 32 sp, un IGP juste assez puissant pour de la lecture vidéo et de la bureautique.

Pour le stockage, nous avons un stockage de type UFS(mémoire flash) de 256 Go. Les performances de ce stockage sont donc assez basses.

Pour ce qui est de l’écran, nous sommes sur une dalle IPS 1920x1280p capable d’atteindre 350 nits.

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Le protocole de test a été revu pour proposer quelque chose de plus complet. Pour les jeux vidéo, nous avons choisi de faire l’impasse dessus compte tenu des performances et de l’orientation de cette machine.

Nous avons également dû faire l’impasse sur certains benchmarks à cause de soucis de compatibilités. En premier lieu les Geekbench qui provoquaient un blue screen au lancement. Les benchmarks de rendu sur Davinci Resolve et Blender ont aussi été retirés faute de VRAM ou de puissance.

Le protocole 

  1. Mesures de l’écran
  2. Autonomie et chauffe
  3. Test CPU synthétique
    Cinebench R20
    Cinebench R23
    3DMark CPU Profile
  4. Performances GPU synthétique
    3DMark Timespy
    3DMark Timespy extreme
    3DMark Firestrike
    3DMark Firestrike Extreme
    3DMark Firestrike Ultra
  5. Performances en productivité
    PCMark 10 Extented
    PCMark 10 Applications test

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Mesures de l’écran

On commence notre essai avec le test de la dalle et afin de connaître la qualité colorimétrique de cet écran en sortie de boîte, nous avons réalisé des mesures de l’écran.

Celui-ci a été testé sur DisplayCal suivant 51 patchs de couleurs avec comme cible le profil sRGB.

Comme on peut le voir, la calibration est assez décevante de base, nous avons du 6300K pour du 6500K attendu, ce qui est assez froid. Le delta E est à seulement 1,83 % d’écart moyen et 5,06 % au maximum.

Pour ce qui est de la luminosité, l’écran peut monter à 350 cd/m² avec un taux de contraste autour de 1355:1.

Nous avons donc une bonne dalle avec une calibration d’usine plutôt bonne. Il faut cependant souligner le fait que la couverture du gammut n’est pas totale avec des extrêmes liés au bleu à plus de 4% d’écart par rapport à la cible.

 

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Autonomie 

L’autonomie de l’appareil a été mesurée via le benchmark pour batterie intégrée à PCMark10. Les modes testés sont les modes vidéo et productivité. La gestion d’énergie est restée sur le mode normal. La luminosité de l’écran a été réglée sur 200Cd/m² sans HDR et le son sortait via des écouteurs branchés à la prise jack de la tablette.

Comme on peut le voir, l’autonomie est de 10 h en lecture vidéo, un peu loin des 12,5 h annoncées par Microsoft. Pour une tablette, nous aurions aimé une autonomie au moins aussi bonne que le meilleur laptop que nous ayons testé.

Chauffe

Sur Cinebench R23 après 10 min de stress. Le CPU est monté à 82 °C lors du test, la consommation et la fréquence sont montées à 17 W et 3200 MHz. En surface, on note une température maximale au dos de l’appareil de 35 °C.

[nextpage title= »Performances CPU synthétique »]

Performances CPU synthétiques

Voyons maintenant ce que cette machine a dans le ventre, on commence avec les performances CPU et mémoires sur quelques benchmarks synthétiques. Ici, le N200 qu’embarque cette tablette n’a pas vraiment de concurrence. Mais, voyons s’il arrive à s’en sortir face aux petits CPU.

Cinebench R20

On commence avec Cinebench R20, ici le N200 est complètement à la traîne, le score multi sur 4 cœurs étant à peine supérieur au score single core de certains CPU.

Cinebench R23

On poursuit avec Cinebench R23, ici le N200 ne fait pas non plus de miracles.

3DMark CPU Profile 

Sur 3DMark CPU profile, ce N200 a une fois de plus beaucoup de mal à afficher des performances intéressantes.

La surface Go 4 est certes une tablette, mais celle-ci doit pouvoir tourner sans ralentissements. Le N200 de chez Intel ne permet pas d’obtenir des performances suffisamment bonnes pour une expérience d’utilisation acceptable. Très souvent, le CPU se retrouve à 100 % d’utilisation à la moindre mise à jour Windows ou au moindre scan antivirus, ce qui empêche d’utiliser la tablette convenablement. Il aurait été préférable pour Microsoft de proposer la versions N300 disposant de 8 Ecore ou bien un pentium 8505 avec un Pcore en plus.

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Performances GPU synthétique

Maintenant que l’on connaît les performances de la partie CPU, nous pouvons passer au GPU sur quelques benchmarks synthétiques. L’IGP Intel Xe de 32 sp intégré au N200 sera comparé aux autres IGP Intel de cette génération. Il ne faut pas s’attendre à des performances de haut niveau étant donné que cette IGP embarque 3x moins de cœurs et dispose d’une fréquence plus basse que les IGP Intel déjà testés et qui étaient déjà peu performants.

3DMark Timespy 

On commence avec 3DMark Time Spy, ici l’IGP du N200 affiche un score GPU 4x moins élevé que le plus faible des IGP Intel testé à ce jour.

3DMark Timespy extreme 

Tout comme pour Time Spy, même constat. Ici l’IGP du N200 ne brille pas par ces performances.

3DMark Firestrike, Extreme et Ultra

 

Sur les différents Firestrike Ultra, l’IGP Intel Xe de 32 sp se montre une fois de plus le moins performant de tous.

Compte tenu des performances de l’IGP qu’intègre cette tablette, il ne faudra pas espérer jouer à quoi que ce soit. Son usage se limitera donc à de la bureautique, voyons maintenant ce qu’il en est de ce coté-là.

[nextpage title= »Performances en productivité »]

Performances en productivité

Dans cette partie, nous nous focaliserons sur les performances en productivité. C’est-à-dire les performances de la machine sur des logiciels tels que Microsoft Office.

PCMark 10 Extented

Sur PCMark 10, la Surface Go 4 se trouve très en retrait en termes de performances. Que ce soit en productivité (open office) ou bien en création de contenu.

PCMark 10 : application 

Le benchmark ici présenté utilise la suite Microsoft office pour nous donner les performances de notre machine sur Word, Excel et Powerpoint. Ici, la Surface Go 4 est plus de deux fois moins performante que le pire élément de notre comparatif. Il y a juste le petit ECS Liva Q3H offrait des performances similaires avec un peu plus de 4400 points.

[nextpage title= »Conclusion »]

Conclusion

La Microsoft Surface Go 4 est une tablette à destination des entreprises si l’on en croit la page du site Microsoft. Pour un usage personnel en outil de bureautique principal, elle n’est clairement pas à la hauteur de son tarif. Mais pour des professionnels, l’outil peut être intéressant pour un déploiement en usine sur des lignes d’approvisionnement par exemple avec des logiciels légers développés en interne pour Windows. Hélas même pour un usage en entreprise, la concurrence est rude quand beaucoup d’entreprises continuent de se tourner vers des Ipad offrant plus de performances et d’autonomie pour un tarif similaire. Pour tout autre usage, il sera difficile de conseiller cette tablette quand des solutions sous Android ou Ipad OS font mieux pour moins chère.

Cette Surface Go 4 parvient à faire tourner les différentes suites de logiciels pour la bureautique, mais non sans mal. Il ne faudra pas compter sur cette tablette comme outil principal, mais plus comme d’un accessoire pour son PC principale dans un usage professionnel.

Coté OS, on regrettera que Windows 11 ne soit pas encore à la hauteur pour un usage entièrement tactile. Ici, nous sommes limités à ce que l’on peut faire avec une souris, mais en tactile et sans clavier beaucoup de raccourcis et de mécanisme propre à Windows sont inutilisable. Cela réduit grandement l’expérience du tactile, il aurait été préférable d’avoir une interface encore plus épurée avec des raccourcis clavier mis sous forme de gestuelle tactile. Pour ce genre d’usage un retour haptique et des capteurs de pression sous l’écran aurait été une bonne idée.

Pour rappel, la Microsoft Surface Go 4 est disponible à partir de 629 € dans sa version Intel N200, 64 Go de SSD et 8 Go de RAM. La version que nous testons ici est affichée à 869 € pour 256 Go de SSD.

La Microsoft Surface Go 4

On a aimé :

  • La qualité de fabrication
  • Les caméras
  • La prise de charge magnétique

On aurait aimé :

  • Au moins 8 Ecore ou 1 Pcore en plus
  • Une meilleure autonomie
  • Un meilleur tarif
  • Un Windows 11 mieux pensé pour l’usage tactile
  • Un retour haptique sous l’écran

Microsoft propose avec la Surface GO 4 une tablette qui aurait pu être intéressante pour un usage bureautique. Hélas, son manque de puissance ne lui permet pas de devenir un outil polyvalent en milieu professionnel. Ses prestations seront tout de même suffisantes pour certains cas d’utilisation en production par exemple pour l’utilisation de logiciels sur mesure sous Windows.