Test : Mountain Everest Max

Mountain est une marque qui revendique créer du matériel et des logiciels innovants, haut de gamme pour les utilisateurs. Ils résument ça dans leur slogan « Reach Your Summit » ( « Atteignez votre sommet » en français). Nous allons voir si ces promesses se réalisent dans les faits avec un clavier de la marque.

Pour ce test, nous allons nous intéresser au clavier de chez Mountain, le Everest Max, qui est un clavier 100% (même plus), soit un 104 touches, plus des touches supplémentaires de macro. Nous allons aussi parler du logiciel BaseCamp, car il joue un grand rôle dans l’utilisation.

Caractéristiques techniques :

Pour de ce qui est du clavier Everest Max, nous faisons face à un clavier taillé pour plusieurs utilisations, via ces 4 touches. Ce sont des Display Keys, qui sont fait d’écrans TFT LCD de 72 par 72 pixels (soit un total de 5184 pixels).

Pour de ce qui est du reste des touches, nous avons des Cherry MX 3-Pin, qui sont hot-swappable. En ce qui concerne la structure des touches, elles sont en ABS. Le reste du clavier est quant à lui en aluminium. Pour de ce qui est de la partie du « Media Dock Display », l’écran est un écran TFT IPS de 240 par 240 pixels.

Le tout est cadencé à 1 000 Hz, soit 1 ms de réponse. Il fait un poids total de 1373 g pour une dimension au complet de 265 x 461 x 43 mm.

 

Système recommandé :

Pour pouvoir totalement utiliser le clavier Everest Max, chose aussi valable pour les Pads, il va falloir installer le logiciel nommé BaseCamp. Attention, il n’est possible d’installer ce soft uniquement sous Windows. Je n’ai pas pu voir avec quelle version de Windows précisément, mais j’ai pu tester sur Windows 10 et 11. La connectique est un USB type-C en 3.1 Gen 1 depuis un USB Type-A vers Type-C.

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Déballage – La boîte 

Le Everest Max vient dans une boite très sobre, légèrement plus grande qu’une boite à chaussure. Elle est principalement noire mate avec écrit en noir satin leur fameux slogan « Reach Your Summit » de Mountain.

overclocking

Il n’y a que les deux cotés qui sont bleus et une partie du devant qui forme leur logo. On comprend très vite que c’est par ici qu’il faut ouvrir. On sent une légère retenue lors de l’ouverture, ce sont les aimants et là nous découvrons le clavier sans le pavé numérique. D’où la taille de la boite en longueur. Il est enveloppé dans un sachet plastique qui « douche » un peu sur la perception de qualité par rapport au reste. Une fois enlevé, nous pouvons apercevoir le repose poignets. Plus bas, en façade de la boite, nous avons un tiroir avec à l’intérieur, quatre petites boîtes qui contiennent le bundle.

 

Le bundle

De la droite vers la gauche.

Mountain Everest Max bundle

Nous avons dans la première boite tout ce qui est pour la customisation. D’abord un outil pour enlever les touches et les commutateurs. Une touche « Esc » noire, car de base la touche est grise. Mais aussi, 5 commutateurs Cherry, un de chaque type pour pouvoir tester et se faire une bonne idée. Et pour finir nous avons 8 pieds magnétiques, pour pouvoir donner l’angle que l’on souhaite au clavier.

Dans la deuxième boite, nous avons le fameux Media Dock Display. Pour de ce qui est de la troisième boite, nous avons le pavé numérique.

Et enfin la quatrième boite, nous n’avons pas un, mais deux câbles USB complémentaires. Nous avons donc, plus précisément, un câble de USB Type-A mâle vers Type-C mâle de 2 mètres. Le second est un câble de USB Type-C femelle vers Type-C male de 15 cm. Ce dernier peut servir de rallonge au premier, mais aussi pouvoir déporter le pavé numérique.

Sous toutes ces boites, nous avons accès au guide et à la garantie.

 

Aspect global / face

Lors de la sortie de sa boite, on ressent tout de suite le poids. Pour ce qui est des finitions, la partie alu brossée est sympa, mais on voit encore sous les touches (surtout sous la croix directionnelle) l’usinage.

Mountain Everest Max front

Aspect global / dos

Pour ce qui est de l’arrière, nous pouvons voir une multitude de canaux, pour faire passer un câble USB. De plus, il est y a les fameux pieds magnétiques pour le mettre au niveau que l’on souhaite.

Mountain Everest Max back

Pour finir, il y a une étiquette, qui nous donne le numéro de série, le nom du modèle et toutes les informations de recyclage.

 

Le logiciel BaseCamp

Le logiciel, baptisé BaseCamp, permet de faire vivre tout ce petit monde. Vous pouvez d’ailleurs le télécharger à cette adresse.

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Test – La prise en main

Une fois sortie et branché, on remarque assez rapidement la modularité du pavé numérique et du Media dock, qui peuvent être mis à gauche ou à droite, avec une certaine aisance puisque nous pouvons le faire à une main et même durant l’utilisation. Une possibilité intéressante car parfois nous n’avons pas besoin d’un pavé numérique quand on joue (par exemple) et on peut avoir besoin de plus de place pour la souris.

Mountain Everest Max front

Autre point important, la possibilité de faire une inclinaison par palier avec des petites cales magnétiques qu’on met dans les coins sous le clavier (cela tient vraiment très bien).
Le repose poignets est assez confortable et rapide à enlever et à remettre si besoin.

 

Le design

Étant donné que la partie brossée de l’alu n’est pas uniforme, cela donne un aspect non fini, ce qui est dommage vu la qualité du reste.

Mountain Everest Max front build

Pour rappel, à l’arrière, nous avons plusieurs canaux pour faire passer un câble USB. Par défaut, on va le mettre en haut, mais il est possible de le faire passer à droite comme à gauche, mais aussi en bas. Je pense que c’est utile quand on branche un autre câble USB au clavier, car oui, il fait aussi office de hub (plus une rallonge, car il y a une seule prise) avec une sortie USB type-A, qui se trouve sur la tranche supérieure du clavier.

 

Les commutateurs

De base, sur notre sample, il y a des commutateurs de la marque Cherry plus précisément des MX Red. Nous avons dans le bundle 5 type de Cherry MX :  MX Brown, MX Red, MX Blue, MX Silent Red et enfin des MX Speed Silver.

Cette intention d’envoyer avec le clavier chacun des switchs possibles de chez Cherry est agréable pour savoir si l’on aime, ou même pour faire un changement sur une seule touche, et ainsi donner une autre sensation lors de l’appui sur cette dernière (barre d’espace par exemple).

Mountain Everest Max switch

Ce clavier étant bâti sur des Cherry MX, il n’y aucun problème pour faire le changement de switches et ainsi changer radicalement la qualité de la frappe. Pour tester la compatibilité, nous avons tenté de mettre des switches YOK Mint Pandas et cela fonctionne très bien. De plus, il ne faut pas oublier que tous les outils pour enlever les keycaps, et les switches sont fournis.

Le bruit

Pour ce test, nous avons mis les cinq switches côte à côte sur les touches A, Z, E, R et T dans cet ordre, MX Blue, MX Red, MX Silent Red, MX Brown et MX Speed Silver.

MX Blue
On entend bien le clic reconnaissable du Blue avec cet effet de retenue.

MX Red
Bien plus léger et direct sur l’appui, on entend encore la frappe en fin de course.

MX Silent Red
Bien plus souple que le Red simple, il est aussi plus silencieux. Tant mieux, c’est le but. Mais nous pouvons sentir une légère retenue plus forte que le Red simple.

MX Brown
Le classique et celui de base quand on ne sait pas vers quoi se tourner. C’est un commutateur qui est fait un mixte de tous les autres. Le son est un peu plus métallique. Cela doit être dû au fait qu’il est reposé sur le châssis aluminium du clavier.

MX Speed Silver
Moins de bruit métallique que le Brown, mais plus sont rapides que le Red.

Le RGB

Bien entendu, le clavier est RGB avec une LED paramétrable par touche. Mais il y a aussi de l’éclairage entre les deux plaques d’aluminium. Un détail qui donne quelque chose de très « smooth » et agréable sur un bureau.

Le logiciel

Ce soft est pratique d’utilisation et de mise en place. Par exemple, pas besoin de créer un compte, comme c’est le cas chez certains concurrents. Néanmoins, il y a pas mal de choses à revoir, comme par exemple l’ergonomie, quand on veut sélectionner une icône pour l’afficher sous la touche.

Mountain Everest Max macro BaseCamp

Pour pouvoir enregistrer une macro, il faut choisir la fonction puis une seconde zone apparait pour faire ce que l’on souhaite. Soit la lier à un programme, ou même une combinaison de touche. Il est aussi possible de faire des sous-répertoires ou de permuter entre les profils. Cela donne vraiment une multitude de possibilités sur uniquement 4 touches.

Mountain Everest Max macro basecamp

 

 

 

 

 

 

 

Pour la partie RGB, il a 8 effets possibles, cela va de la vague à la réactivité lors de l’appui sur la touche. La personnalisation est plutôt restreinte, car on ne peut pas choisir plus de 2 couleurs différentes. Par exemple, on veut faire une vague de couleur, ce n’est qu’une couleur unique. Ce qui fait qu’il n’y a que la couleur choisie qui passera et le reste est noir. Soit en double couleur, c’est-à-dire, que le noir précédemment, est remplacé par la seconde couleur choisie. Pas de dégradé possible. Et pour finir on à le mode « arc-en-ciel » avec toutes les couleurs.

Concernant le paramétrage de la vitesse, on touche là quelque chose de plus personnel. La vitesse minimum reste trop rapide…Mais cela reste subjectif. Concernant la luminosité, c’est ON ou OFF et pas entre les deux, et quand c’est en OFF, on ne voit rien, autant dire qu’on reste sur la luminosité à fond constamment.

Il est possible de mettre des informations comme l’horloge mais aussi l’information de l’utilisation du CPU en pourcentage. Toutefois, si on utilise ces dernières, impossible de faire une macro dessus. On perd donc malheureusement une touche. Comme par exemple, mettre la vue de l’utilisation du CPU en direct, chose qui est très utile quand on est en stream ou même en jeu. Mettre le gestionnaire des tâches en cliquant dessus reste malheureusement impossible. En espérant pouvoir tout de même le faire avec une mise à jour dans le futur.[nextpage title= »Conclusion »]

Conclusion

Ce Everest Max, répond-il à ce que la marque Mountain s’est donnée comme philosophie : innovation, performance, esthétique et modularité ?

Une modularité sauce Mountain

Pour de ce qui est de la modularité, nous avons un clavier très modulable, avec beaucoup de possibilités, chose qui le rend très agréable à configurer tout le long de sa vie. Le côté esthétique est encore à peaufiner.

Pour les performances, c’est au niveau software où il y a encore un peu de boulot à faire. Par chance, cela peut être changé par des mises à jour. Et pour finir, un point qui englobe les trois autres : oui, il est innovant, même s’il y a quelques points à changer, il est sur une très bonne voie.

Au vu de sa modularité et de son esthétique sobre, il est utilisable partout sans décrier au sein de votre setup. Sa conception nous laisse présager que c’est un clavier qui va durer et  qui devrait nous aider pour tantôt écrire un mail et à tantôt tuer des zombies.

Prix

Pour le prix, nous sommes à 249.99 € sur leur magasin en ligne. Mountain fait le « black november », ainsi le prix du clavier est passé à 179.99 €, ce qui en fait une belle affaire du moment. On peut voir que nous sommes dans la moyenne de prix pour ce genre de clavier.

Mountain Everest Max

On a aimé

  • Le bundle très complet
  • Le poids pour la stabilité
  • Possibilité de l’utilisation pour les gauchers
  • La très grande souplesse dans la possibilité de moduler (par exemple, les switches hot-swappable)
  • Possibilité de choisir l’angle du clavier
  • Les touches macros supplémentaires avec écran
  • Le RGB qui sort aussi sur la tranche
  • Le port USB supplémentaire
  • Les canaux pour faire passer le câble USB

On a moins aimé

  • Certaines parties du logiciel vraiment à revoir.
  • Le numpad s’enlève un peu trop facilement
  • Le prix, qui ne le met pas à la portée de toutes les bourses.
  • La finition de l’aluminium qui semble sur certains endroits laisser penser à un produit non fini.

médaille award OMF or goldAu final, nous avons un clavier qui est là pour durer et qui devrait nous suivre au grés de nos envies. Il y a certes des choses encore à revoir. Mais nous ce produit dispose de très bonnes bases.